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Perspectives 2018 : les mérites d'une gestion active

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La gestion active fait partie intégrante de l’ADN de GAM, l'un des premiers gestionnaires de fortune indépendants. Et c'est ce que la société de gestion zurichoise fournit à une clientèle d’institutionnels, d’intermédiaires financiers et d’investisseurs privés dans le monde. Dans le cadre de la présentation de leurs perspectives 2018, les experts en investissement de GAM partagent leur vision selon laquelle la gestion active ajoute de la valeur dans leurs domaines de spécialité.


Perspective globale - Actif v/s passif ?

Larry Hatheway, group head of investment solutions et Chef Economiste
Le débat actif versus passif est largement incompris car déformé. Oui, il peut arriver que, lorsque la dispersion atteint des sommets sur les marchés, la contribution de l’ « alpha » (sélection de titres) constitue une plus large part du rendement global, lequel jusqu’alors était monopolisé par le beta (facilement répliquable par les ETFs low cost). Mais le défaut fondamental des instruments passifs réside dans le fait qu’ils ne peuvent offrir à eux seuls une vraie diversification qui forme le cœur d’un investissement performant. Au cours des 8 dernières années, les investisseurs ont été séduits par la certitude qu’un portefeuille équilibré d’ETFs actions et obligations permettait la diversification. Sur la même période, le conventionnel portefeuille « 60-40 » offrait des rendements exceptionnels, profitant d’un marché haussier simultanément sur les actions et sur les obligations. Mais cette situation heureuse ne durera probablement pas. Comme les écarts de production se résorbent et que la politique monétaire se normalise, le marché haussier sur l’obligataire arrive à sa fin.

Et si, comme cela pourrait être le cas d’un jour à l’autre, cet ajustement sera volatil, les investisseurs vont remettre en cause l’intérêt d’investir dans des instruments low cost qui construisent simplement des blocs au lieu de bien diversifier un ensemble de positions. Quand les taux d’intérêt montent et que le prix des actions vacille, l’intérêt d’une approche active va basculer vers la préservation de la richesse, ce qui nécessite une allocation d’actifs active tout autant que des sources de revenus non directionnelles, aucune de ces deux conditions ne pouvant être remplies par des trackers d’indices. En clair l’intérêt d’être actif n’est pas seulement de battre les marchés à tendance haussière mais il réside surtout dans la construction et la gestion des rendements d’un portefeuille.


Actions européennes

Niall Gallagher, gérant Actions Européennes
Près de 7 gérants actions européennes sur 10 n’ont pas réussi à surperformer l’indice MSCI Europe sur les 5 dernières années*. Par conséquent, il n’est pas surprenant que les investisseurs soient inquiets concernant les fonds actifs, relativement chers et peu performants, et aient choisi de basculer sur des ETFs suiveurs de tendance ou « smart » beta moins onéreux. Il y a de très bons gérants actions européennes et beaucoup surperforment sur un an, mais nombreux sont ceux qui échouent à délivrer de la performance sur le long terme. Nous pensons que cette incapacité à maintenir une performance forte relève en partie d’un manque de compréhension et donc de contrôle des risques liés au facteur style dans les portefeuilles actions gérés activement et de l’impact sur la performance des rotations de ces facteurs.
*337 fonds sur 497 sur 5 ans dans la catégorie Morningstar European Equity Large-cap Blend, en EUR au 31 Octobre 2017.

Dans notre approche active de forte conviction, nous utilisons un processus de construction de portefeuille sophistiqué basé sur le risque, pour nous assurer que nos rendements et que le profil de risque sont issus de la recherche microéconomique approfondie et à valeur ajoutée menée par l’équipe et que ce ne sont pas quelques paris factoriels surdimensionnés qui dirigent le portefeuille. Après tout, c’est pour cela que l’investisseur paye un supplément - cet alpha que ni l’indice, ni le smart beta ne peuvent répliquer.


Actions suisses

Thomas Funk, gérant actions suisses
Le marché actions suisse est caractérisé par une concentration unique de sociétés, qui ont évolué vers des positions de leaders dans leurs domaines et sont devenues des acteurs majeurs sur la scène internationale, indépendamment de leur taille de capitalisation de marché. Cependant, même les meilleures sociétés ont souffert des fluctuations de changes défavorables comme la force du franc suisse et la chute des devises émergentes depuis 10 ans. Nous considérons 2017 comme la première année « normale » depuis la crise financière.

Désormais les meilleures sociétés ayant le plus de croissance peuvent à nouveau générer de la valeur en franc suisse dans leur bénéfice net en termes de croissance de résultats nets et de flux de trésorerie. Nous investissons dans les plus attractives et notre approche a été avantageusement récompensée. Le marché distingue de plus en plus les sociétés à succès et les moins fructueuses et cela bénéficie aux investisseurs actifs tels que nous. Se reposer sur les multiples n’est simplement plus une stratégie viable aujourd’hui.


Secteur Healthcare

Christophe Eggmann, gérant actions Healthcare
La combinaison d’une profonde compréhension de la progression des maladies et du développement de nouvelles technologies dans la conception de médicaments ont poussé le potentiel d’innovation de toute l’industrie à des niveaux inégalés. Ce rythme rapide des innovations a déjà commencé à révolutionner le paradigme de traitement de plusieurs pathologies comme le cancer ou les maladies génétiques. Investir dans le Healthcare aujourd’hui consiste à capitaliser sur ces développements prometteurs, que nous cherchons à maximiser en mettant l’innovation au cœur de toute décision d’investissement.

Nous identifions d’importants besoins thérapeutiques non pourvus et investissons dans des sociétés qui ont intégré un fort fondement scientifique dans leur business model et qui ont développé des atouts de première qualité pour ajouter de la valeur à nos investisseurs en plus des rendements potentiellement disponibles en suivant une approche passive.


Actions japonaises

Ernst Glanzmann, gérant actions japonaises
La performance globale des indices actions japonaises ces 3 dernières décennies laisse à penser que les bénéfices des entreprises sont anémiés mais, selon notre expérience, le contexte micro-économique est à la fois innovant et dynamique. Nous n’investissons que sur des sociétés réellement à la pointe dans leur secteur avec une croissance durable au-dessus de la moyenne et un management solide. De plus, nous ne surpayons pas au moment de l’achat d’un nouveau titre et nous patientons avec nos 20 à 30 lignes minutieusement choisies tant que les fondamentaux nous le permettent et/ou que la valorisation reste attractive.

Cette stratégie, qui se caractérise par une grande patience et une faible rotation, a bien servi nos clients sur les 9 dernières années. Elle peut être considérée comme la confirmation que la gestion active peut ajouter une valeur significative dans un des plus larges marchés d’actions au monde.


Actions Asie

Jian Shi Cortesi, gérante stratégies actions Chine et Asie
Les marchés actions Asie (hors Japon) sont encore généralement bien moins efficients comparés à leurs équivalents américain ou européen. Certains de ces marchés continuent à être largement actionnés par les investisseurs individuels qui investissent selon les rumeurs et les histoires et qui se désintéressent des fondamentaux corporate et des valorisations boursières.

La qualité de la recherche des brokers tend également à être plus faible et moins complète que dans les pays importants et développés. Cela créé davantage d’opportunités de valeurs sous-évaluées pour les gérants actifs. En suivant des approches d’investissement disciplinées et éprouvées, nous sommes potentiellement capables de générer un alpha fort et régulier dans ces marchés sous-documentés.


Obligataire marchés développés

Anthony Smouha and Grégoire Mivelaz, co-gérants stratégie crédit (Atlanticomnium SA.
En certaines occasions, comme dans l’environnement actuel de politique de resserrement, avoir peu de sensibilité aux taux d’intérêt peut se révéler payant, ce que les stratégies passives ne peuvent pas concrétiser compte tenu leur biais en faveur des titres ayant la plus forte valorisation de marché. Contrairement à un indice obligataire qui peut être négativement impacté par des taux en hausse, nous avons construit notre portefeuille de façon à protéger nos investisseurs d’une hausse des taux, largement anticipée pour 2018.

Nous aspirons à profiter du flux de rendement positif des coupons tout en évitant l’exposition à la duration potentiellement négative. Nous cherchons à atteindre cet objectif en investissant la moitié de nos actifs dans des titres à taux fixes et le reste sur du papier à taux variable ou des swaps de taux. Dans ces conditions, nous nous différencions de la plupart des indices passifs et offrons à nos investisseurs un potentiel de surperformances.


Obligataire sur les marchés émergents

Enzo Puntillo, Responsable marchés Obligataire / Obligataire marchés émergents
Il existe un large champ d'opportunités qui peut être exploité à travers de multiples dimensions dans le domaine de l’obligataire émergent pour des rendements potentiels extrêmes : les pays, les segments, les crises et les recouvrements exceptionnels. Typiquement, les fonds indiciels doivent exclure les pays les plus petits pour des raisons de liquidité, ce qui peut les mener à rater des opportunités d'investissement intéressantes. Les coûts les plus élevés dans notre segment sont ceux consacrés à l’exécution, c’est également largement le cas pour les fonds indiciels.

Nous pensons que, dans le domaine des obligations des marchés émergents, le maigre track record des fonds passifs comparé au benchmark découle des facteurs susmentionnés. Dès lors, les stratégies actives ont généralement le potentiel pour surperformer les indices du benchmark dans ce domaine, tandis que les stratégies passives doivent globalement lutter pour garder le même rythme.


Obligations unconstrained

Tim Haywood, Directeur des investissements - stratégies Absolute Return obligataire
Contrairement aux stratégies indicielles, l'approche Absolute Return fournit une exposition active et dynamique aux marchés obligataires mondiaux à travers une gamme diversifiée d'actifs. Afin de délivrer des rendements absolus, cette approche nécessite d'être flexible et capable de s’adapter, en s'appuyant sur l’expérience des responsables de gestion et de leurs équipes. Les fonds Absolute Return obligataires visent à préserver le capital et à délivrer un rendement positif de manière constante, quelles que soient les conditions des marchés.

La capacité à distribuer l'allocation sur plusieurs secteurs à l’achat ou à la vente sur différentes périodes, permet de saisir un spectre d'opportunités le plus large en accédant à des courants de rendements multiples et divergents. Cette flexibilité intrinsèque est essentielle pour préserver le capital du client, tout en générant potentiellement des rendements supérieurs à ceux associés à l'exposition des indices plain vanilla.  


Mergers & acquisitions (M&A)

Roberto Bottoli, gérant M&A
Une approche active des stratégies Risk Arbitrage est essentielle, étant donné les subtilités des transactions M&A. Dans ce contexte, la "gestion active" signifie qu'il faut comprendre les facteurs de risque spécifiques à une opération M&A et savoir évaluer à quel point l'opportunité d'arbitrage derrière cette opération est attrayante. Les risques et les bénéfices associés à l’arbitrage M&A doivent se refléter dans la phase de construction du portefeuille, nécessitant parfois une action rapide et décisive dans la constitution ou le démantèlement d'une position. 

www.gam.com

 

 

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