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Gestion des risques : éviter l'excès de confiance et responsabiliser les parties prenantes

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« Faire converger gestion des risques et création de valeur », une étude réalisée par Deloitte.

Les entreprises ont-elles trop confiance dans leur gestion des risques ?  La dernière enquête mondiale Deloitte, menée par Forbes Insight auprès de plus de 300 membres de conseils d'administrations et dirigeants, fait figure d'avertissement : ils sont nombreux à manifester un trop grand optimisme quant à leur connaissance des risques et leur capacité à y faire face. L'optimisme fait quasiment l'unanimité chez les dirigeants du Fast 50 : 90% concernant leur secteur et  92% concernant leur entreprise

 

Extrait des résultats de l’enquête
- Près de 9 dirigeants sur 10 reconnaissent la nécessité de voir la gestion des risques se concentrer sur la gestion de valeur en sus de la prévention des risques mais seuls 18% d'entre eux tirent activement profit des risques dans le pilotage de leur résultat.
- 3 sondés sur 5 considèrent que leur organisation devrait être affectée de façon majeure par de nouvelles innovations et autres facteurs disruptifs.
- 82% des entreprises considèrent prendre le " bon " niveau de risque.
- 3 entreprises sur 5 considèrent leur capacité à équilibrer risques et bénéfices comme étant supérieure ou très supérieure à la moyenne.
- 63% certifient compter un Directeur des Risques à temps plein dans leurs équipes quand près d'un quart assurent que la fonction est portée par un autre dirigeant.
- 82% que leurs activités de gestion des risques optimisent très fortement pour 23%, ou fortement pour 59% les résultats de toute l'entreprise.


Vers une gestion des risques génératrice de valeur ?

Alors que 87% des dirigeants interrogés estiment que la gestion des risques doit stimuler la création de valeur, seuls 18% d'entre eux tirent activement profit des risques dans le pilotage de leur résultat.
Les entreprises sont globalement persuadées de la qualité des décisions prises au sujet des risques clés : 82% d'entre elles estiment prendre le bon niveau de risque et trois sur cinq considèrent leur capacité à équilibrer risques et bénéfices supérieure ou très supérieure à la moyenne.

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Mieux définir le rôle du Directeur des Risques

Si l'on considère que le Directeur des Risques doit faire partie de l'équipe dirigeante, être le garant de l'application du programme de gestion des risques de la société, sensibiliser l'ensemble de l'organisation aux risques et assurer l'alignement entre stratégie de gestion des risques et création de valeur, le pourcentage affiché de 63% chuterait considérablement.
Enfin, ce rôle est amené à changer profondément, puisque les dirigeants interrogés souhaitent voir le Directeur des Risques endosser davantage son costume de stratège en dédiant plus de la moitié de son temps à la définition de la direction stratégique de l'entreprise et à l'alignement entre risques et stratégie.


Risques et opportunités stratégiques : se préparer pour mieux répondre

Le développement durable et la RSE représentent les risques stratégiques les plus cités par 34%, notamment de par la visibilité grandissante des impacts - potentiels ou avérés - de ces risques sur les comptes de résultats.
En seconde position arrivent les risques liés à la " disruption " ou à l'innovation pour 33%. Les répondants se montrent cependant plutôt confiants dans la capacité de leurs programmes de gestion des risques à tirer parti de l'innovation et de la " disruption ". Ainsi, 70% des répondants estiment que leur fonction de gestion des risques contribue efficacement à l'ajustement des stratégies et 69% d'entre eux affirment évaluer les facteurs disruptifs pour aider à mieux identifier des perspectives de développement et de fusions/acquisitions.

https://www2.deloitte.com/fr/fr.html


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