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Les investisseurs en capital-investissement anticipent une recrudescence des cyber-attaques

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  • Les investisseurs en capital-investissement pourraient percevoir des rendements supérieurs en modifiant leurs structures et processus, déclarent les LPs.
  • De nombreux LPs tablent sur une amélioration des opportunités à court terme sur le marché japonais du capital-investissement.
  • La majorité des LPs considèrent que le protectionnisme est un véritable risque pour leurs investissements en private equity.

 

Plus de la moitié des LPs s’attendent à subir une cyberattaque sérieuse au cours des cinq prochaines années. Il s’agit d’un chiffre en forte hausse par rapport aux 5 % ayant d’ores et déjà subi des attaques au cours des dernières années, selon la dernière édition du Global Private Equity Barometer de Coller Capital. Les inquiétudes croissantes en matière de sécurité auront également une incidence sur les relations entre les LPs et leurs gérants de fonds (GPs) : près de la moitié des investisseurs déclarent qu’ils exigeront une évaluation des cyber-risques de la part des sociétés de gestion comme des sociétés détenues en portefeuille, au cours des prochaines années.


La plupart des LPs reconnaissent qu’ils pourraient augmenter la performance de leurs investissements en capital-investissement en modifiant leur organisation :

  • Deux tiers des LPs estiment qu’une modification de leur processus de recrutement et de gestion des ressources leur permettrait d’augmenter la performance de leurs portefeuilles de capital investissement.
  • Ils sont trois sur cinq à penser qu’une refonte de leurs processus d’investissement leur permettrait d’améliorer leurs rendements.
  • La moitié d’entre eux estiment qu’une modification des structures de gouvernance et de gestion de leurs institutions leur permettrait de percevoir des rendements plus élevés.

Trois quarts des investisseurs estiment par ailleurs qu’une utilisation optimisée des bases de données externes permettrait d’améliorer la gestion de leurs programmes de capital-investissement.


« Globalement, le capital-investissement reste une classe d’actifs très performante, explique Jeremy Coller, CIO de Coller Capital, mais il apparait clairement que la manière dont les LPs approchent le marché a une incidence significative sur la performance de leurs portefeuilles. Les investisseurs institutionnels qui ne disposent pas d’une organisation et de ressources adéquates ne parviendront pas à optimiser les rendements du capital-investissement pour les bénéficiaires de leurs fonds. »

Francois Aguerre, Partner, ajoute : «Les LPs restent optimistes sur les perspectives du private equity, notamment en Europe. Cela malgré les négociations du Brexit en cours, ce qui démontre une réelle conviction sur les fondamentaux européens.. »

Opportunités et risques

Globalement, les investisseurs estiment que les perspectives du marché du capital-investissement continueront à s’améliorer à court comme à moyen terme, et ce, quelle que soit la zone géographique. (La seule exception concerne le marché nord-américain du capital-investissement, à l’égard duquel les investisseurs sont plus circonspects à court terme, en raison de l’incertitude entourant les éventuelles évolutions fiscales et réglementaires et de l’impact de ces évolutions pour la classe d’actifs.) Cette perspective positive se reflète dans l’opinion des investisseurs à l’égard des marchés Equity dans leur ensemble. La moitié des LPs pense que la proportion d’investissements en capital-investissement relative aux investissements boursiers, augmentera en faveur du capital investissement au cours des prochaines années. Ils ne sont que 6 % à tabler sur une trajectoire inverse.

L’optimisme des LPs à l’égard de la classe d’actifs ne signifie toutefois pas qu’ils occultent les risques. Neuf investisseurs sur dix considèrent les prix élevés des actifs comme une menace pour leurs rendements et ils sont 60 % à considérer le protectionnisme comme un véritable risque pour leurs investissements.

La quasi-totalité des investisseurs pense que les opportunités d’investissement dans le secteur « fintech » demeurent attractives. En effet, deux tiers des LPs pensent que ce segment poursuivra sa croissance. En revanche, ils sont plus dubitatifs à l’égard de la blockchain : seulement un quart des LPs est convaincu que cette technologie offrira des perspectives intéressantes pour le capital-investissement au cours des cinq prochaines années.


Les stratégies de type « platform deal » devraient continuer à bénéficier du soutien des investisseurs. Deux tiers des LPs estiment que la visibilité croissante dont ce type d’investissements bénéficie reflète la capacité des GPs à créer de la valeur au travers d’améliorations opérationnelles, et n’est non pas symptomatique d’un marché en surchauffe.

Les opinions des investisseurs sur le secteur de l’énergie varient fortement d’une région à l’autre : les LPs basés en Amérique du Nord perçoivent des opportunités d’investissement plus attractives dans les hydrocarbures plutôt que dans les énergies renouvelables, tandis que les investisseurs européens et de la région Asie-Pacifique privilégient les énergies renouvelables.

Sur le marché du crédit, les investisseurs s’intéressent particulièrement aux situations spéciales et à la dette « distress ». Trois quarts des LPs considèrent que ces stratégies pourraient offrir des opportunités dans les deux prochaines années.

La plupart des LPs entendent poursuivre leurs investissements en capital-investissement en Asie- Pacifique, quand bien même les rendements se sont historiquement révélés inférieurs à ceux observés en Amérique du Nord et en Europe. Néanmoins, malgré le maintien de ces allocations, plus de la moitié des LPs affirment devenir plus sélectifs dans la sélection des GPs, des zones géographiques et des stratégies d’investissement qu’ils soutiennent dans la région Asie-Pacifique.

De nombreux LPs pensent que les récentes évolutions de l’environnement économique et du climat des affaires au Japon devraient contribuer à créer plus d’opportunités dans les trois prochaines années. Plus de 70 % des LPs de la région Asie-Pacifique partagent ce constat. Ils sont plus de deux sur cinq à penser la même chose en Amérique du Nord et en Europe.

Relations LPs/GPs


La plupart des investisseurs jugent la définition actuelle du « hurdle rate » comme adéquate. Toutefois, deux LPs sur cinq seraient prêts à assouplir le « hurdle rates » dans certaines circonstances, par exemple en réponse à l’évolution des taux de rendement, ou simplement en contrepartie d’un assouplissement d’autres termes.

Les frais de transaction semblent représenter un facteur important, mais pas décisif, dans le processus de sélection de fonds. Les fonds de pension semblent plus sensibles à ce problème : ils sont un tiers à affirmer que les montants provisionnés pour frais de transaction constituent un facteur décisif lorsqu’ils envisagent de procéder à de nouveaux engagements.

Conclusions supplémentaires du Baromètre

L’édition de l’été 2017 du Baromètre présente également les perspectives des investisseurs sur :

  • les rendements générés par leurs portefeuilles de capital-investissement durant leur cycle de vie
  • le rythme des futurs appels de capitaux par les gérants de fonds

 

  •  Comprendre l'économie durable pour s'y investir

     

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