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Santé connectée : les médecins 3 fois plus adeptes que leurs patients

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Etude réalisée auprès de 1037 médecins sociétaires en 2016 par deux acteurs de la santé, la MACSF et Withings, leader français des objets connectés pour la santé. 

25% des professionnels de santé utilisent des objets de santé connectée pour eux et 61% pour des applications mobiles de santé dans le cadre de leur profession. L'adoption de la santé connectée n'est plus une question pour les jeunes médecins. En revanche les professionnels de santé sont dans « le flou » quant à leur responsabilité en cas d'usage d'objets connectés pour leurs patients.

Les médecins font en effet partie des « early adopters » de la santé connectée : ils sont environ 1 sur 4 à posséder un objet connecté, soit 3 fois plus que la moyenne des français, même s’ils sont généralement destinés à un usage personnel et donc assez peu intégrés au sein du cabinet pour la mesure ou le diagnostic. Toutefois, parmi les médecins utilisant des objets connectés dans un cadre professionnel, 43% s’en servent pour établir un diagnostic. De même, au‐delà des objets, deux tiers des médecins utilisent des applications mobiles, principalement pour consulter des encyclopédies médicales ou comme aide au diagnostic.

40% des médecins craignent pour le secret médical en utilisant les outils numériques en santé

Le principal frein à une diffusion plus large des objets connectés dans le milieu médical réside dans le manque de confiance des professionnels, qui craignent pour le secret médical à l’heure du cloud.
Deuxième raison qui explique cette retenue tient au régime de responsabilité, qui ne serait pas suffisamment clair : 34% d’entre eux s’interrogent notamment dans le cas où une application qu’ils auraient recommandée finirait par être mise en cause dans la dégradation de l’état de santé d’un patient.

Malgré cela, de nombreux professionnels de santé s’accordent à reconnaître les bienfaits attendus des objets connectés dans la pratique médicale. Plus de 80% d’entre eux pensent que les patients peuvent s’impliquer davantage dans leur maladie grâce aux objets connectés, et près de quatre médecins sur dix pensent que les objets connectés pourraient contribuer à diminuer le nombre d’hospitalisations et à une meilleure gestion des maladies chroniques.
Si les médecins sont parmi les premiers à se saisir des nouvelles technologies, tous ne se sentent pas impactés de la même manière : il existe un clivage générationnel qui est propreau numérique et à l’introduction de toute nouvelle technologie quand elle vient bouleverserles usages. L’étude montre par exemple qu’un médecin de plus 50 ans sur cinq craint de voir les relations avec les patients se dégrader du fait des objets connectés, alors que cetteproportion n’est que de 14% en population générale.

Cette étude fait donc ressortir un relatif consensus : la esanté changera la pratique médicale si les conditions de la confiance numérique sont réunies.

En savoir plus :
https://www.macsf.fr/Actualites/Les-professionnels-de-sante-et-les-objets-connectes

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