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Pic de pollution à Paris... et dans les appartements ?

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Pic de pollution, arrivée de l'hiver et du froid... Le premier réflexe est de rester bien au chaud, enfermer à « se protéger » des agressions extérieures. Ce n'est pourtant pas la solution ! Difficile à croire, mais l'air qu'on respire au bureau et à la maison est 5 à 10 fois plus pollué que le nuage de pollution qui surplombe la Tour Eiffel !

Peut-on aérer lors de pic de pollution ? Quelles solutions pour assainir l'air de son logement ? 3 questions à Pierre Guitton*, expert en qualité de l'air.

Comment réagir en cas de pic de pollution ?
On entend beaucoup de choses : ne pas faire de sport à l'extérieur, éviter de sortir les enfants... On oublie souvent que rester cloîtrer à l'intérieur peut être pire ! L'air intérieur est souvent trop peu renouvelé, le CO2 et l'humidité s'y accumulent si on n'aère pas. Il est donc important de continuer d'aérer, par exemple en ouvrant les fenêtres deux fois par jour. En essayant d'éviter les périodes de la journée les plus polluées à l'extérieur. Il y a de très bonnes applications pour suivre la "météo" de la qualité de l'air, comme celles d'AirVisual et de Plume Labs. 

Pourquoi l'air intérieur est-il plus pollué ?
Les maisons, bureaux, appartements, voitures ne sont pas hermétiques à l'extérieur : on retrouve donc tous les polluants « extérieurs » issus de l'industrie, des gaz d'échappement, etc. À cela s'ajoute d'autres polluants : moisissures, acariens, des gaz chimiques issus des meubles, peintures, produits ménagers...

Quelles sont les solutions ?
Les chiffres sont clairs : on retrouve à l'intérieur environ 30% de la pollution extérieure. Le premier conseil est d'aérer régulièrement : 2 fois par jour, 20 minutes minimum ; même en hiver et en épisode de pollution ; de préférence le matin avant 9h et le soir après 20h, lorsque les polluants sont moins présents à l'extérieur. Ensuite, il faut limiter les risques de condensation dans le logement pour éviter les moisissures.
Enfin, un purificateur d'air adapté protège au quotidien et on remarque chez certains asthmatiques de véritables améliorations. Attention à ne pas choisir des systèmes trop « simples » qui ne font que filtrer l'air, sans réellement lutter contre les particules fines. Attention également aux ioniseurs qui rejettent souvent des gaz dangereux ! Il est indispensable de se renseigner sur l'innocuité et l'efficacité de ces appareils.

* Pierre Guitton, polytechnicien, a été chercheur puis chef de projet dans le domaine du conditionnement de l'air dans les bâtiments pendant quatre ans chez EDF, avant de s'orienter vers le Digital (Télécoms, Medias online, IoT). Manager dans un cabinet de conseil en stratégie et management, puis directeur de R&D dans deux PME technologiques françaises, la dernière une filiale du groupe Orange. En 2014, il développe TEQOYA, une solution d'ionisation qui purifie efficacement et sans danger l'air.

www.teqoya.com

 

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