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« Prêts, partez ! » 8ème édition de la CFO Survey

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Dévoilé par Deloitte, les résultats de la 8ème édition du baromètre d’opinion des directeurs financiers « CFO Survey : Prêts, partez ! », dresse un état des lieux de la perception des directeurs financiers sur l’environnement et la conjoncture économique, et sur les grands enjeux 2017.


Dans un contexte d’incertitudes, les CFO montrent en France un regain d’optimisme, alors que les prémices d’une reprise se font sentir :
- Un regain d’optimisme : 20% des CFO se disent optimistes quant à la conjoncture économique française (+6 points)
- Le niveau d’incertitude économique et financière reste fort à 58%
- La reprise se manifeste : 45% des entreprises sondées déclarent avoir un CA en croissance (+13% en 2015) et 12% en forte croissance (+11% en 2015)
- La croissance organique (46%) et la réduction des coûts (42%) sont les priorités des CFO
- Les conditions bancaires et de marchés sont perçues comme attractives : 33% (+19 points) des CFO considèrent les conditions d’accès à l’emprunt bancaire comme très attractives
- Le Brexit représente une augmentation de la complexité et des coûts selon 42% des CFO
- L’IT (53%), la satisfaction client (38%) et le capital humain (36%) sont les principaux leviers de compétitivité pour les CFO


Les conditions d'une reprise en France  

Les deux précédentes éditions du baromètre étaient marquées par une neutralité persistante de la part des directeurs financiers face à la conjoncture. Cette neutralité révélait une certaine prudence de leur part. Cette 8ème édition montre que les CFO expriment aujourd’hui un regain d’optimisme, qui prend peu à peu le dessus sur l’attentisme :
- 50% des répondants se considèrent ainsi comme neutres (-14% par rapport à 2015)
- 20% se disent optimistes (+6% par rapport à 2015).


Le niveau général d’incertitude économique et financière, en léger déclin
(-7% par rapport à 2015), reste toutefois élevé à 58%.

Par ailleurs, la reprise semble naître : 45% des entreprises sondées déclarent avoir un CA en croissance de +13% vs 2015 et 12% des entreprises sondées en forte croissance à +11%.
L’investissement se dégèle avec 50% des CFO qui déclarent des dépenses en capital stables, 26% en croissance et 8% en forte croissance (+7points). En cas d’excédent de trésorerie, les CFO sont 65% à l’allouer en priorité aux investissements.

Dans ce contexte, les entreprises sont-elles prêtes à prendre des risques ? 
Tandis que 40% des grandes entreprises de plus de 2 000 salariés n’y sont pas disposées, 90% des entreprises de taille moyenne, moins de 2 000 salariés, y sont préparées. Si, sur le court terme, les CFO sont prêts à investir davantage, cette tendance est à nuancer sur le moyen terme. Côté secteurs, ce sont en majorité les CFO des entreprises provenant des Produits industriels (24%), Energie & Ressources (19%), et Sciences de la vie et Santé (19%) qui sont prêts à prendre des risques.
« Augmenter la rentabilité de l’entreprise est la priorité des directeurs financiers. Les conditions de la nouvelle compétitivité et le nouveau paysage géopolitique d’aujourd’hui sont à prendre en compte pour accélérer les choix stratégiques. Il appartiendra entre autres aux politiques de favoriser les conditions de cette reprise et plus encore d’y apporter plus de visibilité et de continuité », commente Jean-Paul Betbeze, Economic Advisor Deloitte France.


Une France moins inquiète que ses grands voisins

88% des CFO au Royaume Uni se disent inquiets face à une situation très incertaine : seulement 18% sont prêts à prendre plus de risques - il s’agit du taux du panel le plus faible. Par ailleurs, seulement 12% d’entre eux connaissent une progression de leurs marges et 7% davantage d’investissement.
Ce niveau d’inquiétude surprend également en Allemagne, où 88% des CFO déclarent faire face à une situation très incertaine. La faible appétence pour une prise de risque accrue (25%) confirme cette tendance, quand bien même les indicateurs de revenus et de marges sont prévus à la hausse, respectivement par 76 et 41% des CFO. 


Une fenêtre d'opportunités s'entrouvre

Les conditions bancaires et de marché sont aujourd’hui perçues comme attractives par les CFO. 33% d’entre eux (+19% vs 2015) considèrent même les conditions d’accès aux emprunts bancaires comme étant très attractives. Le niveau de tension des conditions d’accès au crédit est considéré comme faible pour 32% des CFO (+16% vs 2015).
Si l’incertitude économique européenne et le cours de l’euro inquiètent moins les CFO qu’en 2015 (respectivement -3 et -18%), leurs interrogations en Europe se concentrent surtout autour de la fiscalité, du cours des matières premières (+11%) et des marchés financiers dans le monde (+5%). Pour les CFO, le Brexit est perçu comme une augmentation de la complexité et des coûts induits par la mise en place d’une nouvelle réglementation (42%), du fait des restrictions de mobilité des employés (28%) et d’un accroissement des taxes (13%).

Dans ce contexte économique, les CFO priorisent leurs axes stratégiques d’intervention. 

Parmi les facteurs les plus importants, 3 sont mis en évidence : la croissance organique (46%), la réduction des coûts (42%) et, davantage, l’innovation en produits et services (32%).

Parmi les leviers clés de compétitivité, les CFO mentionnent en priorité l’IT (53%), la performance client (38%) et le capital humain (36%).

« Les CFO bénéficient de toutes les conditions pour profiter d’une fenêtre d’opportunités à saisir : celle-ci pourrait se refermer rapidement et laisser place à un climat plus incertain, alimenté par les récentes et prochaines échéances électorales », déclare Anne Philipona-Hintzy, Associée responsable CFO en régions chez Deloitte.


Etude réalisée via une enquête en ligne dans 17 pays européens en octobre 2016
https://www2.deloitte.com/fr/fr.html

 

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