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Grâce au développement des paiements sans espèces, les dépenses des consommateurs vont progresser de 10 Mds$

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Selon The Demand Institute, think-tank co-animé par The Conference Board et Nielsen, la progression d'internet et des smartphones dans les pays en voie de développement accélère la fin programmée du paiement en espèces dans le monde.

 Le rapport prévoit 1,2 milliard d'internautes supplémentaires d'ici 2020, ce qui, combiné avec la démocratisation des smartphones et  des nouveaux systèmes de paiement électroniques, permettra à 2 milliards de consommateurs non bancarisés d'accéder pour la première fois à l'économie en ligne et aux services financiers les plus basiques.
« Un consommateur qui accède à internet pour la première fois ressemble un peu à un bébé qui commence à marcher : tout un monde d'exploration s'ouvre à lui, notamment des nouveaux modèles de consommation », a déclaré Louise Keely, présidente de The Demand Institute. « Le développement des services de paiement sans espèces bénéficiera aux pays en développement longtemps sous-équipés, mais également aux économies plus avancées où la concurrence invente sans cesse de nouveaux business models pour répondre à tous les besoins d'utilisation imaginables pour le consommateur. »

Avec des milliards de dollars en jeu, le rapport identifie 3 types d'intervenants qui se battent pour offrir cet avenir sans espèces

1. Les fournisseurs traditionnels de services financiers comme les banques et les sociétés de crédit 
2. Les intervenants annexes comme les distributeurs qui gèrent leurs propres systèmes de paiement, tels qu'Oyster (carte à puce sans contact servant de titre de transport à Londres) 
3. De nouveaux entrants et perturbateurs potentiels comme Apple, Google, des start-ups d'applications mobiles, des fournisseurs de monnaie électronique mais aussi les géants des télécommunications à travers l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine.

« Partout sur la planète, les banques et réseaux de crédit traditionnels seront en concurrence directe avec les distributeurs, les fournisseurs de télécommunication, les géants de la technologie, les acteurs des réseaux sociaux, et des dizaines d'initiatives locales souvent soutenues par les gouvernements », a déclaré Louise Keely. « Cependant, quel que soit le gagnant de cette bataille - et il est trop tôt pour le prévoir - l'industrie des paiements fera face à 3 changements majeurs »

1. Le nombre de transactions va augmenter et en parallèle, le montant moyen diminuera en raison de l'arrivée de milliards de nouveaux clients et l'usage grandissant au paiement électronique pour les petits achats.
2. Les opportunités de revenus indirects augmenteront à mesure que les paiements sans espèces deviendront de plus en plus intégrés dans les habitudes de consommation, permettant le développement d'une offre de produits plus personnalisés et pertinents.
3. Le revenu par transaction perçu par les fournisseurs va chuter sous l'effet du jeu de la concurrence et du fait que les transactions via mobiles sont moins chères à traiter que les paiements traditionnels.

 
Le rapport met également en lumière d'autres enseignements clés :

- Les paiements sans espèces seront également motivés par des enjeux de sécurité, notamment dans les pays émergents où des milliards de consommateurs optent pour ces nouvelles transactions plus sûres.

- L'ajout de systèmes de paiement aux réseaux sociaux tels que Facebook Messenger ou WeChat en Chine sera l'aboutissement ultime pour les consommateurs et les entreprises : la convergence de tous les aspects de l'expérience client - y compris le marketing, la publicité, les achats, les médias sociaux, le divertissement et les services financiers - sur une seule et unique plateforme.

- En dehors de l'industrie des paiements, les distributeurs et autres entreprises en contact avec le consommateur seront également confrontés à des bouleversements importants. Leurs clients chercheront de plus en plus à intégrer les paiements sans espèces à leurs achats dans tous les circuits, pour davantage de diversification et de personnalisation de leurs habitudes. Les marques peuvent agir dès maintenant pour proposer aux consommateurs leurs produits et services sur plusieurs types d'écran et via plusieurs types de paiement, permettant une meilleure intégration de l'expérience d'achat en ligne et en magasin, et la création d'un lien au-delà des frontières.

Louise Keely conclut : « Les entreprises se doivent de prêter attention à la révolution du paiement qui a lieu en ce moment dans le monde entier et notamment dans des pays tels que l'Inde, le Nigeria et le Bangladesh, où les solutions mises au point pour résoudre des problèmes locaux pourraient avoir un impact important ici-même. »

Le rapport « The End of Cold, Hard Cash and the Global Shift toward Cashless Consumer Payments » est disponible via :
http://demandinstitute.org/demandwp/wp-content/uploads/2016/08/TDI-The-End-of-Cold-Hard-Cash.pdf

 

 

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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