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7e Observatoire des offres publiques de Ricol Lasteyrie Corporate Finance

Ricol Lasteyrie Corporate Finance (réseau EY) a publié les résultats de son 7e Observatoire des offres publiques. L’étude recense et analyse l’ensemble des offres publiques en 2015 ayant porté sur les actions de société cotées en France. A cette analyse s’ajoute celle des introductions à la Bourse de Paris.

 

2015 est une année record pour ce qui est du montant de capital acquis au cours d’offres publiques. Ce montant s’élève à 29,3 milliards d’euros et dépasse largement les niveaux antérieurs (12 milliards d’euros, par exemple, en 2008). Il est plus de 9 fois supérieur aux 3,2 milliards d’euros enregistrés en 2014, en dépit d’un recul, qui se confirme d’année en année, du nombre d’opérations réalisées (trente et une contre trente-quatre un an plus tôt). Le nombre d’opérations n’est pas spécialement bon, mais le niveau moyen de la Bourse (Cac 40) a été l’an dernier de 4.800 points, contre 4.300 points en 2014 et 3.900 points en 2013. En outre, la volatilité n’est pas propice aux offres publiques.

Les sociétés visées l’an dernier par des offres publiques affichaient une valorisation globale de 58 milliards d’euros, soit près de 4 fois plus qu’en 2014 (15 milliards d’euros). L’offre publique d’échange (OPE) du suisse Holcim sur Lafarge est l’opération à la fois la plus importante de l’année écoulée (15 milliards d’euros) et l’une des plus significatives de la dernière décennie. La deuxième offre, par ordre décroissant de capitaux, est également une OPE. Elle a été lancée par le finlandais Nokia sur les actions Alcatel-Lucent. 8 milliards d’euros étaient en jeu.

 

Une prime médiane de 15,4 %

Les trois opérations suivantes sont des offres publiques d’achat (OPA). Alstom (industrie ferroviaire) a lancé une offre de rachat de ses propres actions, jusqu’à 29,5 % de son capital, pour un montant de 3,2 milliards d’euros. Le canadien Linamar a lancé, par l’intermédiaire de ses filiales allemandes, une OPA sur l’équipementier automobile Montupet, déboursant 716 millions d’euros. Enfin, JCDecaux a racheté 5 % de son capital, pour 500 millions d’euros. Les offres initiées en 2015 sont toutes des offres amicales. Dix-huit opérations ont été initiées par l’actionnaire de référence ou par la société elle-même. Les treize autres opérations ont été le fait d’un actionnaire extérieur.

« La prime médiane offerte aux détenteurs d’actions est de 15,4 % par rapport au dernier cours de Bourse, inférieure à la médiane de 20,8 % observée sur les offres publiques de l’année 2014, précise Alban Eyssette, associé de Ricol Lasteyrie Corporate Finance. Par rapport au cours moyen des douze derniers mois ayant précédé l’annonce, la prime médiane est de 23,1 %. »

Les secteurs informatique/NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et des médias ont été les plus représentés dans le palmarès 2015 des offres publiques, avec sept opérations pour chacun. Le mouvement de consolidation du secteur ESN (entreprises de services du numérique) s’est poursuivi, portant toutefois sur des cibles de tailles plus limitées qu’auparavant. Le nombre de retraits de la cote consécutifs à une offre publique a été de treize (soit trois de moins qu’en 2014).

L’an dernier, indique Sonia Bonnet-Bernard, associée du cabinet d’évaluation financière et de conseil, la Bourse de Paris s’est « plutôt bien comportée » par rapport aux autres places, devant Madrid et la Deutsche Börse et derrière Londres (qui a néanmoins vu les capitaux levés chuter de 37 % pour un nombre d’opérations en diminution de 46 %). Elle a accueilli vingt-huit nouvelles sociétés : quinze sur Euronext et treize sur Alternext, sans parler des transferts (au nombre de sept). Les IPO (Initial Public Offerings) se sont essentiellement concentrées sur le premier semestre, à l’exception notable d’Amundi, dont l’introduction en Bourse a eu lieu le 12 novembre. Comme en 2014, les medtechs et les biotechs figurent en tête des secteurs les plus représentés, avec douze opérations, devant l’électronique/informatique (six introductions). L’an dernier, les introductions en Bourse ont drainé 5,2 milliards d’euros (contre 4,4 milliards d’euros un an plus tôt), dont 2,3 milliards d’euros sous la forme de nouvelles émissions. Enfin, cinquante-quatre sociétés ont réalisé des augmentations de capital, pour un montant total de 4,4 milliards d’euros.

M. L.

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