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Les investisseurs en capitaux privés manquent d’expertise et d'expérience

ER - Acteurs du secteur financier
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84% des LPs estiment que les investisseurs en private equity n'ont, de manière générale, ni les compétences, ni l’expérience et les méthodes adaptés pour mener à bien des co-investissements, selon le dernier Baromètre mondial du capital investissement de Coller Capital.
Cela s’explique non seulement par le fait que le respect des délais imposés par les GPs est contraignant pour 71% des investisseurs, et par leur incapacité à recruter les équipes ayant les compétences nécessaires pour la moitié des LPs - mais aussi, selon 55% des investisseurs, par le fait que les LPs ont une compréhension insuffisante des facteurs déterminant de la performance des co-investissements.

Les investisseurs s’attendent également à une disparité des rendements issus de cette catégorie d’actifs que percevront les différents types de LPs. Ils estiment que les petits investisseurs sont de plus en plus désavantagés par le montant investi par les investisseurs plus importants dans de grands fonds individuels, par exemple parce que les petits LPs n’ont pas accès facilement aux GPs les mieux qualifiés et ont moins de pouvoir de négociation.
Ils pensent aussi que les investisseurs qui ont une plus grande marge de manœuvre opérationnelle - pour s’engager dans les investissements directs, ouvrir des bureaux à l'étranger ou définir leurs propres niveaux de rémunération - atteindront des rendements plus élevés de capital-investissement que les investisseurs plus limités.

La proportion des LPs ayant des « comptes séparés » (ou managés) attachés à des fonds de capital-investissement a considérablement augmenté au cours des 3 dernières années : la proportion est passée de 13% à l'été 2012 à 35% aujourd'hui. 43% des investisseurs pensent que cette croissance du nombre de « comptes séparés » a un impact négatif pour le secteur, car elle est source potentielle de conflits d'intérêts.
« Une nouvelle fois, les LPs prévoient d’augmenter leur allocation en private equity, » déclare Francois Aguerre, Associé de Coller Capital « mais cela n’est pas sans difficultés : manque de ressources pour le co-investissement, conflits liés aux comptes dédiés ou nécessité de développer des infrastructures. »


Domaines de prédilection des investisseurs

L’investissement direct en capital-investissement intéresse de plus en plus d’investisseurs. Le baromètre indique que cette tendance se poursuivra : un peu plus du tiers des investisseurs projette de recruter des professionnels de l'investissement ayant les compétences et l'expérience nécessaires, au cours des 2 ou 3 prochaines années. Cependant, 8% d'investisseurs LPs pensent que les investissements directs remplaceront complètement les fonds hybrides : trois quarts des LPs estiment que les deux types d'investissements continueront à les séduire.

Les investisseurs souhaitent toujours élargir leur présence sur les marchés émergents. Au cours des 3 ou 4 prochaines années, la proportion de LPs ayant engagé plus d'un dixième de leurs capitaux privés dans les marchés émergents passera de 27 à 44%, et ce, malgré les 41% qui déclarent que leurs engagements de capitaux privés dans les marchés émergents n’ont pas donné les performances attendues à ce jour.

Dans l'ensemble, les LPs restent encourageants quant aux perspectives d’investissement en Chine : 37% d’entre eux estiment que ce pays sera plus attrayante pour les fonds de placement privé dans 5 ans, contre seulement 17% qui considèrent qu’elle le sera probablement moins.
Compte tenu du grand nombre d’investissements dans des fonds gérés par des GPs nouvellement formés depuis la crise financière, Coller Capital a interrogé les LPs sur ce qu’ils recherchent dans ce type d’investissements. Les investisseurs répondent qu’il existe plusieurs raisons à cette tendance, mais 94% des LPs estiment que le facteur déterminant est une équipe présentant un track record exceptionnel acquis dans leurs fonctions antérieures à la formation du nouveau GP.


Rendement escompté et répartition de l'actif

Les attentes de retour sur investissement à moyen terme demeurent solides : 86% des LPs prévoient des rendements annuels nets de leur portefeuille de placements privés de plus de 11% au cours des 3 à 5 prochaines années. Ils sont presque unanimes pour dire que le plus grand frein pour atteindre cet objectif est le prix élevé des actifs actuellement. En effet, la majorité pense qu'il devrait être possible – au moins pour ces LPs bien avisés – que les retours sur investissement se poursuivent à ce niveau-là même au-delà d'un horizon de 3 à 5 ans, parce qu'ils estiment que de nouvelles opportunités d’investissements se présenteront, alors même que le marché du private equity est déjà mature.

Coller Capital a également interrogé les investisseurs sur les conséquences d'un 'Brexit' (sortie du Royaume-Uni de l’UE) sur la performance de l’ensemble du capital-investissement européen. 6% d'investisseurs pensent qu'un ‘Brexit’ aurait des conséquences positives sur leurs retours sur investissement en capital-investissement à l’échelle européenne, tandis que le tiers des LPs croit qu'elle aurait l’effet inverse.

L'attraction croissante des actifs alternatifs ne montre aucun signe de faiblesse, avec 41% des LPs désirant augmenter leur répartition cible dans ces classes d'actifs au cours des 12 prochains mois. 46% des LPs veulent accroître la part de leurs actifs dans les investissements en infrastructures et 37% prévoit une augmentation de leur allocation de capital-investissement.

http://french.collercapital.com/


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