Connexion
/ Inscription
Mon espace
ER - Acteurs du secteur financier
ABONNÉS

La SPGP sur de nouveaux rails

Le monde de la gestion d’actifs a plus évolué en dix ans qu’au cours du demi-siècle précédent. Alors que beaucoup de petites société indépendantes continuent à rechercher un adossement ou un rapprochement, la Société privée de gestion et de patrimoine – plus connue sous le sigle SPGP – parvient à conserver son indépendance. La structure que dirige désormais Cédric Chaboud, un ancien de Société Générale Asset Management et du groupe Lazard, est sur la voie d’une mutation porteuse d’avenir.

Fondée en 1992, la SPGP s’est principalement distinguée par les prouesses qu’avait accomplies son gérant charismatique, Roger Polani. Avec Marc Tournier, chez Tocqueville Finance, et Didier Le Menestrel, à la Financière de l’Echiquier, il a longtemps fait partie du trio magique de la gestion de « boutique ». Mais, pour séduire les clients dans la durée, il faut éviter les brusques écarts de valeur liquidative. Les souscripteurs peuvent entrer dans les fonds et en sortir tous les jours. Mieux vaut donc contrôler le risque de baisse, synonyme de perte en capital. Cédric Chaboud va s’y employer.

« Comme la plupart des investisseurs se positionnent quand les marchés ont déjà monté, si vous pondérez la performance par les encours, fait observer celui-ci, vous avez généralement des surprises. Nous entendons apporter de la technicité à la gestion. Nous voulons appréhender les risques externes, avec des modules de protection, et maîtriser la volatilité ainsi que les drawdowns (baisses), en vue d’obtenir de meilleures performances pour nos clients, qui sont au centre de toutes nos préoccupations. »

Fin 2013, 52 % du capital ont changé de main. Dans les deux ans, l’essentiel du solde deviendra aussi la propriété du nouveau dirigeant. C’est le cadre d’un LBO sur cinq ans qui a été retenu pour une transmission en douceur, avec une solution trouvée en interne. Il faut noter que l’ancien président, Xavier Roulet, et Roger Polani, restent salariés de la société pendant trois ans.

Michel Lemosof

 

A lire également :

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

 

Lire la suite...


Articles en relation