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[Initiatives] Bilan national de la qualité de l'air en 2025 : 30 ans après la loi LAURE, des progrès et des défis persistants

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, le ministère chargé de la Transition écologique publie le bilan 2025 de la qualité de l’air extérieur en France.
Si les émissions de nombreux polluants ont nettement diminué depuis 2000, des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air et plusieurs épisodes de pollution ont encore marqué l’année 2025.

 

La qualité de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’environnement. Chaque année, le bilan du service des données et études statistiques (SDES) du ministère dresse un état des lieux des émissions et des concentrations de polluants, des dépassements des normes réglementaires et des épisodes de pollution observés en France. Ce bilan s’appuie sur les données du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air, les modélisations de la plateforme Prév’air et les estimations nationales des émissions. Il permet de suivre les évolutions dans le temps, d’identifier les difficultés qui persistent et d’éclairer les politiques publiques en faveur d’une meilleure qualité de l’air.

 

Une qualité de l’air en nette amélioration depuis 2000

 

Les émissions de polluants ont significativement baissé en France au cours des 25 dernières années, grâce notamment aux politiques publiques et plans d’action mis en œuvre dans différents secteurs d’activité.

 

Entre 2000 et 2025, les émissions de plusieurs polluants ont fortement diminué :

•   baisse de 64 % pour les oxydes d’azote (NOx) ;

•   baisse de 51 % pour les particules (PM10) ;

•   baisse de 57 % pour les particules fines PM2,5) ;

•   baisse de 89 % pour le dioxyde de soufre (SO2).

 

Ces évolutions témoignent des progrès réalisés dans la réduction des émissions liées notamment aux transports, à l’industrie et au chauffage. Toutefois, les concentrations de fond de NO2, de PM10 et de PM2,5 ont légèrement augmenté en 2025 par rapport à 2024, avec un retour aux niveaux de 2023 pour les PM10 et PM2,5. Celles en ozone (O3) ne suivent pas de tendance significative depuis 2000 et ont également progressé entre 2024 et 2025, dans un contexte marqué par des conditions météorologiques favorables à sa formation.

 

En 2025, des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air ont été constatés pour quatre polluants (NO2, PM10, O3 et nickel) dans certaines parties du territoire. Des progrès significatifs ont toutefois été réalisés : pour le NO2 et l’O3, l’ampleur des dépassements est plus faible ; pour le NO2 et les PM10, le nombre d’agglomérations présentant des dépassements de normes réglementaires a diminué.

 

Des épisodes de pollution d’ampleur nationale en 2025

 

L’année 2025 a été marquée par trois épisodes de pollution à l’ozone en juin et au début du mois de juillet, ainsi que trois épisodes aux particules PM10 en janvier, mars et novembre, en France hexagonale.

 

Ces épisodes résultent de la combinaison de différentes sources de pollution et de conditions météorologiques favorisant l’accumulation et la formation de polluants dans l’atmosphère, notamment en raison de températures en dessous des normales de saison en janvier, qui ont favorisé l’usage du chauffage à bois, et de conditions anticycloniques qui ont favorisé l’accumulation de ces particules ainsi que de celles issues du trafic routier, de l’activité industrielle et même de brumes de sable du Sahara en novembre.

Les Antilles et la Guyane ont également été touchées par des épisodes locaux liés aux brumes de sable.

 

La loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (dite « loi LAURE ») fête ses 30 ans

 

Promulguée le 30 décembre 1996, la loi LAURE a consacré « le droit de chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ». Trente ans après son adoption, elle constitue un socle majeur de la politique française en la matière, en fixant des objectifs de prévention et de réduction de la pollution atmosphérique, ainsi qu’en renforçant la surveillance de la qualité de l’air et l’information du public. Si des progrès importants ont été réalisés, la persistance de dépassements des normes réglementaires rappelle que la qualité de l’air demeure un enjeu de santé publique et nécessite la poursuite des actions engagées.

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