• A l’occasion du Sommet spatial
international, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens
combattants, a annoncé la notification, par la Direction générale de l’armement
(DGA), du contrat Cassiopée aux sociétés Airbus Defence and Space et
Unseenlabs, lançant ainsi le renouvellement d'une capacité de Renseignement
d’origine électromagnétique (ROEM) spatiale.
• Le système de renseignement spatial Cassiopée
constituera le cœur patrimonial souverain haute performance du programme
Céleste (Capacité électromagnétique spatiale).
• Cassiopée succèdera aux satellites de la
constellation Cérès à l’horizon 2032 afin de garantir à la France une capacité
opérationnelle de renseignement d’origine électromagnétique depuis l’espace.
• En confiant la réalisation de Cassiopée à
Airbus Defence and Space et Unseenlabs, la DGA fait le choix d’une organisation
industrielle innovante. À ce titre, ce programme constitue un exemple concret
de passage à l’échelle d’une industrie du New Space dans un programme
d’armement.
Le Renseignement
d’origine d’électromagnétique (ROEM) spatial, par le recueil et l’analyse de
signaux électromagnétiques (principalement des émissions radar et de
télécommunications), permet d’assurer la détection, la caractérisation et le
suivi des émetteurs susceptibles de représenter des menaces sur les zones
d’intérêt stratégique et sur les théâtres d’opération. La pérennité de cette
capacité constitue un enjeu de souveraineté : elle concourt de manière
fondamentale à l’autonomie nationale d’appréciation de situation et de
décision, à la veille stratégique permanente et à l’appui aux opérations.
Dans ce contexte, le
programme Céleste vise à assurer la continuité de la capacité spatiale actuelle
de ROEM Cérès, dont les trois satellites ont été lancés en 2021, en tenant
compte de l’évolution du contexte stratégique tel que le durcissement de l’environnement
opérationnel, le développement des postures de déni d’accès et d’interdiction
de zones, la contestation croissante de la maîtrise du spectre
électromagnétique ou encore la transformation du milieu spatial en domaine de
confrontation.
Employé dans le cadre
d’une manœuvre du renseignement multi-sources et multi-capteurs, Céleste sera
complémentaire des autres capacités spatiales, aéroportées ou de surface de
renseignement des forces.
Ainsi, dans le cadre
d’une procédure compétitive innovante lancée en juillet 2025, la DGA a retenu
cet été le consortium constitué d’Airbus Defense and Space et de la PME
Unseenlabs pour la réalisation de Cassiopée.
Ce nouveau système
s’inscrit dans la continuité de la capacité actuelle tout en offrant une
amélioration des performances techniques ainsi qu’une réactivité accrue.
Le système Cassiopée composera le cœur du système Céleste. Il sera complété par d’autres capacités, afin de répondre au mieux aux besoins des forces en matière de ROEM. Ainsi, en parallèle, une démarche d’acquisition réactive de capteurs complémentaires de renseignement électromagnétique est en cours et se poursuit sur la base des opportunités présentées par l’industrie. La combinaison de ces deux approches illustre les nouvelles méthodes de la « DGA de combat », qui, pour répondre aux besoins des forces, s’appuie sur l’excellence, l'innovation et l'agilité de notre industrie spatiale, composée d'industriels historiques et d'entreprises du New Space.


