Avec uniSpark, UNIVITY combine pour
la première fois en orbite un traitement 5G régénératif embarqué, des
fréquences millimétriques et un fonctionnement TDD, ouvrant la voie à de
nouvelles ressources spectrales pour les communications satellitaires.
UNIVITY, opérateur de services de connectivité spatiale, annonce le succès d’uniSpark, sa première mission de démonstration technologique en orbite. Lancé en juin 2025, uniSpark a établi une véritable connexion 5G NTN (Non Terrestrial Network) bidirectionnelle entre un terminal au sol et une station de base 5G embarquée en orbite.
Il
s’agit de la première démonstration en orbite combinant un traitement 5G
régénératif embarqué, une liaison en fréquences millimétriques (mmWave) et un
fonctionnement en mode TDD (Time Division Duplexing). Une avancée qui valide
plusieurs briques critiques de sa future infrastructure spatiale et qui
rapproche UNIVITY de son ambition : permettre aux opérateurs télécoms d’étendre
leurs réseaux depuis l’espace tout en gardant le contrôle de leurs
infrastructures. La démonstration a été réalisée dans le cadre d’un programme
soutenu par France 2030, depuis un site du CNES.
Charles Delfieux,
fondateur et CEO d’UNIVITY, déclare : « Avec uniSpark, nous passons de la
promesse technologique à la preuve en orbite. Nous avons démontré notre
capacité à faire fonctionner les technologies issues de la 5G terrestre en
bandes millimétriques dans un environnement spatial réel. C’est une étape
décisive vers notre ambition : développer, aux côtés des opérateurs télécoms,
une infrastructure spatiale qui leur permette d’étendre leurs réseaux au-delà
des limites du sol. L’espace peut enfin devenir une extension naturelle des
réseaux 5G terrestres. »
Un premier programme de
démonstration : du concept à la démonstration en orbite en deux ans
Bénéficiant du support
de France 2030, le programme uniSpark constitue la première mission de
démonstration technologique en orbite d’UNIVITY et le précurseur de sa future
infrastructure spatiale de télécommunications haut débit. Après le lancement
réussi de la charge utile en juin 2025, la campagne de test menée depuis lors a
permis de valider étapes par étapes les bons fonctionnements des différents
éléments du système, pour finalement arriver à l’objectif de la démonstration :
un terminal sol synchronisé et enregistré comme un terminal 5G dans le réseau
uniSpark. Cette connexion avec un cœur de réseau 5G standard s’appuie sur un
protocole similaire à celui des réseaux 5G Time Division Duplexing (TDD)
terrestres opérant en bande millimétrique (mmWave).
UNIVITY a ainsi
démontré la capacité de ses équipes et de ses partenaires à mettre en place et
à concrétiser en près de deux ans un programme de démonstration en orbite
complet du concept à la preuve en environnement réel.
Faire fonctionner la 5G
à vitesse orbitale
Le résultat marque un
changement d'échelle. Établir une telle connexion avec une station de base
située à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude et se déplaçant à vitesse
orbitale impose des contraintes très différentes de celles d’un réseau terrestre.
La distance entre uniSpark et le terminal au sol évolue en permanence, et
nécessite des mécanismes supplémentaires pour compenser délai de propagation et
l’effet Doppler notamment. Le fonctionnement en TDD ajoute une difficulté
supplémentaire : les équipements au sol et dans l’espace doivent être
synchronisés avec une très grande précision en temps et en fréquence afin de
permettre l’alternance entre émission et réception. Les campagnes successives
ont permis d’ajuster ces différents mécanismes, de synchroniser les équipements
et d’affiner la chaîne radio jusqu’à l’établissement de la connexion complète
bidirectionnelle.
Le TDD, une brique
stratégique pour prolonger les réseaux des opérateurs depuis l’espace
Le choix du TDD en
bande millimétrique (mmWave) est au cœur de l’approche technologique d’UNIVITY.
Contrairement à une architecture classique de type Frequency Division Duplexing
(FDD), qui utilise généralement deux ressources spectrales distinctes pour l’émission
et la réception, le TDD permet de partager dans le temps une même ressource
spectrale entre les communications montantes et descendantes. Cette
caractéristique est stratégique : les bandes 5G millimétriques utilisées par
les opérateurs télécoms terrestres fonctionnent précisément en TDD.
En démontrant que cette
architecture peut fonctionner dans un environnement orbital, UNIVITY valide une
étape importante vers son objectif.
Laurent Bouscary, CTO d’UNIVITY,
explique : « Au-delà de la performance de la liaison elle-même, cette
démonstration confirme la possibilité de construire une infrastructure
satellitaire s’appuyant largement sur les technologies et développements issus
de la 5G terrestre, plutôt que de recréer un écosystème totalement distinct ».
C’est le modèle
développé par UNIVITY : une infrastructure spatiale neutre et partagée, conçue
pour les opérateurs télécoms, afin de leur permettre de conserver la maîtrise
de leurs services de connectivité et de leur relation avec leurs clients, tout
en utilisant l’espace comme une nouvelle couche de leurs réseaux. La réussite
d’uniSpark apporte aujourd’hui une première validation en conditions réelles de
cette vision.
Le spectre 26 GHz, une
nouvelle ressource pour les communications satellitaires
Au-delà de la
démonstration technologique, uniSpark ouvre la voie à l’utilisation d’une
nouvelle ressource spectrale pour les communications satellitaires. Alors que
les bandes Ku et Ka sont de plus en plus saturées, UNIVITY démontre la
possibilité d’exploiter la bande des 26 GHz, pour les communications NTN haut
débit. En démontrant pour la première fois qu’une liaison 5G NTN peut
fonctionner en TDD dans ces fréquences depuis l’espace, uniSpark valide la
faisabilité technique de cette approche et ouvre la possibilité d’exploiter de
nouvelles ressources spectrales pour répondre aux besoins croissants de
connectivité satellitaire.
D’uniSpark à uniShape :
vers une connectivité 5G de bout en bout
Le résultat obtenu avec
uniSpark valide tout autant une première brique technologique critique de
l’architecture d’UNIVITY, que sa capacité à valider en orbite une liaison 5G.
En parallèle, avec le
support du CNES dans le cadre France 2030, UNIVITY développe uniShape, composé
de deux satellites de démonstration représentatifs de l’architecture de sa
future constellation. Ces deux satellites sont conçus en interne, et les développements
seront entièrement pilotés par UNIVITY. uniShape permettra d’aller plus loin
dans la validation des performances de connectivité, de l’architecture système
et d’un service 5G NTN de bout en bout, avant le passage à l’industrialisation.
La trajectoire
d’UNIVITY se dessine ainsi en trois étapes :
- uniSpark, qui a
permis de valider les briques technologiques critiques ;
- uniShape les intègre
au sein d’un système représentatif de l’architecture cible ;
- uniSky portera
l’industrialisation et le déploiement de la future constellation commerciale.
Laurence Clarac, Responsable Accompagnement Concepts Innovants et Usages Satcom du CNES, conclut : « En hébergeant les équipements sol de la démonstration, le CNES a accompagné ce succès en orbite. Cette étape majeure concrétise la première phase de la feuille de route de UNIVITY. Elle sera suivie par un projet de démonstration de service 5G, accompagné par le CNES dans le cadre France 2030 accompagné par le CNES dans le cadre France 2030, signé en août 2025. »


