• Le 16 août, la loi
actualisant la programmation militaire a été promulguée. Elle se traduit par
une nouvelle ambition financière permettant de concentrer l’effort de
réarmement sur les capacités critiques, de monter en puissance dans les
domaines décisifs et de densifier le modèle d’armée de la France.
• Avec 36 milliards d’euros supplémentaires
pour les années 2026-2030, elle permet l’accélération de l’effort de réarmement
de la France : réarmement des stocks, réarmement des forces, réarmement des
esprits à travers le renforcement du lien armées-Nation.
Depuis l’adoption de la
loi de programmation militaire (LPM) du 1er août 2023, le contexte stratégique
a considérablement évolué. Emmanuel Macron, président de la République et chef
des Armées, en a tiré les conséquences au moment de la publication de la Revue
nationale stratégique, concomitante de son discours aux Armées prononcé le 13
juillet 2025 à l'Hôtel de Brienne. Dans cette perspective, Catherine Vautrin,
ministre des Armées et des Anciens combattants, a ainsi présenté et porté au
Parlement l'actualisation de la LPM pour accélérer les moyens d'action des
forces armées françaises.
Celles-ci doivent être
en mesure de faire face à toute situation, jusqu’à un engagement majeur en
Europe, à un horizon de temps non maîtrisé. Dans cette perspective,
l’actualisation accélère et densifie l’effort de réarmement, en priorisant les
capacités opérationnelles telles que les munitions, les drones, la guerre
électronique, la préparation opérationnelle, la défense sol-air et l’espace.
Elle assume également des choix clairs pour que le modèle de forces reste
moderne et complet, en mettant notamment l’accent sur l’alerte avancée et les
feux dans la profondeur.
La loi d’actualisation
comprend également des dispositions normatives destinées à répondre aux menaces
identifiées par la Revue nationale stratégique. Elle s’articule autour de trois
objectifs principaux :
• L’économie de guerre : la loi étend la
possibilité de contraindre les entreprises à constituer des stocks afin de
garantir l’approvisionnement des forces armées et des formations rattachées en
matériels de guerre et en équipements nécessaires au soutien logistique,
énergétique et sanitaire. Elle ouvre également la possibilité d’imposer à un
opérateur d’importance vitale la constitution d’un stock minimal de toute
matière, tout composant, toute rechange ou tout produit fini ou semi fini
stratégique indispensable à la continuité de son activité d’importance vitale
et étend la possibilité pour le ministère des Armées de prioriser des commandes
ou des prestations de service en vue d’accomplir ses missions.
• La résilience : d’une part, la loi
renforce les outils permettant de lutter contre les atteintes aux intérêts
fondamentaux de la Nation. En particulier, la loi crée le régime de l’état
d’alerte de sécurité nationale, activable sur tout ou partie du territoire
national par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et
actuelle. D’autre part, la loi renforce les mesures préventives pour lutter
contre la divulgation d’informations stratégiques.
• Mobilisation des forces vives de la Nation : la loi transforme la
journée de défense et citoyenneté en journée de mobilisation. Recentrée sur les
fondamentaux de la défense, les activités à caractère militaire et la cohésion
nationale seront renforcées. L'actualisation
permet d'accompagner la montée en puissance du Service national, qui est
volontaire, militaire et sélectif. Répondant aux besoins des armées, il permet
aux jeunes Français de 18 à 25 ans de tenir, sur le territoire national, un
rôle actif et utile à la défense de leur pays, tout en acquérant des
compétences concrètes et une expérience professionnelle reconnue.
L'effort budgétaire de
réarmement permet une montée en puissance de la base industrielle et
technologique de défense nationale grâce aux commandes passées par le ministère
pour équiper ses forces. Le budget d'investissement du ministère demeure
essentiellement consommé par des commandes aux industriels produisant sur le
territoire français et est source d’activité productive à court, moyen et long
terme mais aussi d’investissements en recherche et développement qui
garantissent le maintien de l’excellence et de la compétitivité de l’offre
française dans ce domaine.
Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, conclut : « Cette loi, crédible dans sa trajectoire budgétaire, cohérente dans ses choix capacitaires, place la souveraineté au cœur de notre réarmement. Face à la menace, les armées sont prêtes ».


