Face aux mutations du travail, freelance.com est le partenaire de la performance, en connectant les entreprises à des talents externes. Le groupe publie les résultats d'une étude menée avec l'institut Selvitys auprès de 1 000 répondants.
Alors que le marché du travail traverse de profondes mutations structurelles, l’étude révèle un paradoxe culturel majeur : les actifs français aspirent massivement à s’émanciper, mais restent freinés par des préoccupations légitimes de sécurité. Face à ces blocages, le portage salarial apparaît comme une réponse particulièrement adaptée en combinant liberté d'action et protection sociale du CDI.
Pourtant, cette alternative demeure ignorée par près de trois quarts de la population.
Les chiffres à retenir :
• Près de deux tiers des Français
actifs associent le freelancing à la liberté et à l’indépendance (seuls 4%
parlent de précarité).
• 22% projettent activement de
devenir freelance d’ici 2030, une ambition portée par plus de 37% des 25-34
ans.
• Certains Français restent
cependant bloqués par l’instabilité des revenus (41%), la peur de ne pas
trouver de clients ou encore la perte de leur protection sociale.
• Près de trois quarts des
Français ne connaissent pas le modèle du portage salarial, une solution qui
répond à la plupart des freins exprimés.
L'indépendance perçue comme un idéal : une lame de fond portée par les générations
Loin d'être perçu comme une trajectoire de secours, le freelancing
s'impose dans l'imaginaire collectif comme le symbole de l'émancipation
professionnelle. Pour 61% des Français, être freelance est synonyme de liberté
et d’indépendance. L'image de l'indépendance est aujourd'hui solidement
valorisée, et à peine 4 % des répondants évoquent la notion de précarité. Ce
désir d’autonomie s’accentue au fil des carrières : ce sont les seniors de
55-64 ans qui valorisent le plus cet idéal de liberté (68%), suivis de près par
les 45-54 ans (63%). Pour ces profils plus qualifiés, le freelancing est tout
simplement devenu le nouveau synonyme d'une liberté professionnelle retrouvée.
Cette aspiration ne relève pas du simple fantasme mais d'un horizon concret : 22% des répondants jugent probable de devenir freelances d’ici 2030, une proportion qui grimpe à 37% chez les 25-34 ans et à
33% chez les 18-24 ans.
Ce dynamisme de la jeunesse s'expliquerait par une volonté de réinventer le
rapport au travail. Interrogés sur leurs motivations, les Français placent à
égalité le besoin d'indépendance (33%) et la volonté de mieux gagner leur vie
(33%), talonnés par la flexibilité de l’organisation (30%). Chez les plus
jeunes (18-24 ans), le refus du cadre rigide s'exprime de manière encore plus
radicale, le désir d’indépendance bondissant à 45% et la liberté d'organisation
à 36%.
Cette projection vers l’avenir s'accompagne d'une perception contrastée de l'Intelligence Artificielle.
Si 36%
des répondants y voient un accélérateur d'opportunités permettant de travailler
plus vite et de briser la solitude opérationnelle (notamment les 25-34 ans à
45%), 24% redoutent une cannibalisation des missions.
Sécurité et revenus : les vraies barrières au passage à l’acte
Si le désir de se lancer est puissant, le passage à l'acte est freiné par des barrières psychologiques et matérielles profondément ancrées. L'instabilité des revenus (41%) et l’instabilité financière (40%) constituent les deux principaux freins identifiés. Ces contraintes sont particulièrement marquées chez
les 35-44 ans.
De même, la peur de ne pas trouver de clients (29%) et la perte des
protections sociales traditionnelles telles que la retraite ou le chômage (25%)
alimentent le cliché d’un statut d'indépendant structurellement fragile.
L’isolement professionnel inquiète d’ailleurs particulièrement les 18-24 ans
(21%), habitués aux environnements collaboratifs.
Le grand paradoxe : la sécurité existe, mais peu connaissent la solution
C’est l’un des constats majeurs de cette étude : 74% des Français ne
connaissent pas le modèle du portage salarial. Il existe donc un décalage entre
les attentes des actifs et leur connaissance des dispositifs légaux. Le portage
salarial est précisément le chaînon manquant capable de lever la majorité des
craintes exprimées : il permet à un travailleur indépendant de conserver les
mêmes avantages et protections qu’un salarié en CDI (chômage, retraite,
mutuelle) tout en restant maître de ses missions.
Seuls 10% de la population déclarent maîtriser ce fonctionnement, un chiffre qui atteint tout juste
20% chez les 25-34 ans. Chez les 55-64 ans, la
méconnaissance est importante avec seulement 5% de connaisseurs. Cette
méconnaissance collective freine certains talents qui restent ainsi installés
dans un modèle qui ne répond plus à leurs aspirations, alors même que quitter
une situation salariale subie et contraignante constitue une motivation de
départ pour 14 % des répondants.
Conclusion d’Olivier Marcheteau, Directeur Général de Freelance.com : “ Cette étude vient confirmer ce que nous observons depuis plus de trente ans : l'aspiration à l'indépendance est une tendance de fond du marché du travail, pas un effet de mode. Près d'un quart des actifs jugent probable de devenir freelance d'ici 2030, et un jeune sur trois. Ce qu'ils cherchent ? Plus de liberté, de meilleurs revenus, et surtout la main sur leur parcours. Chez Freelance.com, nous sommes convaincus qu'une telle dynamique mérite d'être accompagnée, et c'est précisément notre rôle. Beaucoup de celles et ceux qui rêvent d'indépendance hésitent encore, par peur de manquer de missions ou de perdre leur sécurité. Nous répondons à ces deux craintes. D'un côté, notre activité d'intermédiation, portée par notre plateforme, connecte les indépendants aux projets des entreprises, soit près de 19 000 missions chaque année. De l'autre, le portage salarial leur permet, s'ils le souhaitent, de se lancer sans renoncer aux principales protections du salariat : mutuelle, retraite et cotisation chômage. Reste à le faire savoir, car 74% des actifs ignorent encore que ce statut existe : à nous de jouer !”


