Trois crises, mêmes effets
2020, 2022, 2026 :
trois crises successives, trois chocs aux effets similaires pour le logement
collectif neuf. Le Covid, la guerre en Ukraine, et aujourd’hui l’embrasement du
Moyen-Orient produisent à chaque fois les mêmes effets : flambée du coût des matériaux,
remontée des taux d’intérêt, climat anxiogène pour les ménages. À chaque
épisode, le marché chute encore plus bas. Le T1 2026 ne fait pas exception :
les réservations reculent de 14,3 %. Les particuliers, inquiets, n’achètent
pas. Et cette fois, les bailleurs sociaux, affaiblis en fonds propres, ont
moins d’appétence pour les ventes en bloc, lesquelles s’effondrent de 35 %.
Seul rayon de lumière, encore ténu : les ventes aux investisseurs progressent
de 22,8 %, sans doute portées par le tout nouveau statut du bailleur privé,
mais sur des volumes qui restent très faibles.
Tous les ingrédients
d’une reprise sont réunis… sauf un
Sur le papier, tout est
en place pour que le marché redémarre. Le logement a retrouvé une place dans
l’agenda politique, comme en témoigne le projet de loi Relance Logement. Le
statut du bailleur privé, attendu de longue date, commence à produire ses premiers
effets. Les Français, eux, n’ont pas renoncé : l’envie de devenir propriétaire
reste intacte.
Pourtant, rien ne se
passera tant que le conflit armé au Moyen-Orient continuera d’alimenter la
hausse des coûts de l’énergie, la remontée des taux et l’anxiété des ménages.
Pascal Boulanger, Président de la FPI, conclut : « Nous vivons un jour sans fin : à chaque crise, le marché du logement neuf chute à un niveau plus bas que le précédent. Pourtant, tous les leviers d’une reprise sont aujourd’hui réunis : un projet de loi « Relance Logement » en préparation, un statut du bailleur privé qui s’installe. Mais aucun ne pourra produire ses effets tant que durera la guerre au Moyen-Orient ».


