Skynopy, acteur de référence dans le domaine des services de stations sol et des solutions de connectivité satellite, et le Centre National d’Études Spatiales (CNES), ont signé une convention de partenariat visant à optimiser l’attribution des fréquences pour les stations sol opérées par Skynopy sur le territoire français.
Ce partenariat consolide une relation de
confiance construite dès la création de Skynopy : depuis ses premiers pas,
la startup a bénéficié du soutien du CNES — d’abord comme soutien technique et
institutionnel, puis comme actionnaire via le programme SpaceFounders. Une
histoire exemplaire de collaboration entre l’agence spatiale française et un
acteur NewSpace à croissance rapide.
Du soutien précoce à
l’actionnariat : le CNES, premier partenaire stratégique de Skynopy
Dès sa création en
2023, Skynopy a bénéficié du soutien actif du CNES, qui a reconnu très tôt le
potentiel de son modèle. L’agence spatiale française a notamment accompagné
Skynopy à travers des contrats de développement technologique portant sur les
promesses de la bande Ka pour les services de ground station as a service. Ces
travaux ont permis à Skynopy de structurer sa feuille de route technique autour
des technologies d’opérations de modems virtualisés et d’affiner son
architecture de réseau pour répondre aux exigences des missions LEO à très haut
débit.
Cette relation a
franchi une étape supplémentaire avec l’entrée du CNES au capital de Skynopy
via le programme SpaceFounders, l’accélérateur européen de startups spatiales
créé par le CNES en partenariat avec l’Université de la Bundeswehr de Munich et
l’Agence spatiale italienne. SpaceFounders investit en fonds propres dans les
startups qui ont démontré leur traction tout au long du programme
d’accélération, envoyant un signal fort de confiance de l’écosystème
institutionnel français vers les acteurs NewSpace les plus prometteurs.
Quentin Robert,
Directeur Général France, SpaceFounders by CNES, explique « Skynopy incarne
exactement ce que nous cherchons à soutenir avec SpaceFounders : une équipe
fondatrice de haut niveau, une exécution remarquable, et une véritable traction
commerciale en moins de deux ans. La vitesse à laquelle Skynopy déploie son
réseau mondial, a signé des clients majeurs et levé des fonds est
exceptionnelle dans l’industrie spatiale. Notre investissement au capital de
Skynopy reflète notre conviction que cette société a tous les atouts pour
devenir un champion européen du segment sol. »
Optimisation du spectre
et gestion des fréquences : un partenariat opérationnel de premier plan
Dans le cadre de la
convention signée, le CNES met à disposition son expertise unique pour
accompagner Skynopy dans la déclaration et l’attribution de fréquences auprès
de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) quand Skynopy déploie des antennes
sur le territoire français. Pour un opérateur de réseau de stations sol en
croissance rapide comme Skynopy, la gestion du spectre est un enjeu stratégique
critique : chaque nouveau site déployé dans le monde nécessite l’obtention de
droits de landing rights auprès des autorités compétentes, un processus long et
complexe sans l’expertise institutionnelle adéquate.
Ce partenariat permet à
Skynopy de simplifier et d’accélérer considérablement ces démarches, réduisant
les délais d’instruction et améliorant les conditions techniques d’utilisation
du spectre. En optimisant ces processus réglementaires, Skynopy peut accélérer
la mise en service de nouveaux sites et renforcer sa position sur le marché,
directement au bénéfice de ses clients opérateurs satellites.
Marie-Anne Clair,
Directrice Technologie & Digital, CNES, ajoute : « Nous
croyons au modèle de Skynopy : une infrastructure de segment sol
virtualisée, modulaire et conçue pour s’intégrer naturellement avec les
exigences des opérateurs LEO. Le CNES est fier de sa politique d’accompagnement
de Skynopy, pour chaque étape de son développement — de nos premiers contrats
de R&D autour de la bande Ka à ce partenariat opérationnel sur la gestion
des fréquences. C’est cela, la politique NewSpace du CNES : identifier les
champions de demain et les soutenir concrètement, du laboratoire au marché. »
La bande Ka :
Skynopy prêt à passer à l’échelle grâce à une vision partagée
L’un des axes
stratégiques les plus structurants de la relation entre Skynopy et le CNES
porte sur la bande Ka. Dès les débuts de Skynopy, le CNES a financé des travaux
de développement technologique pour explorer les potentialités de cette bande
de fréquences pour les réseaux de stations sol de nouvelle génération : débits
considérablement plus élevés, architectures plus compactes, coûts
d’exploitation réduits. Ces travaux ont directement nourri la vision technique
de Skynopy.
C’est cette même vision
qui a permis à Skynopy de convaincre Eutelsat pour s’associer sur une
démonstration ambitieuse : déployer des premières stations sol en bandes
S, X et Ka offrant une connectivité haut débit en temps réel pour les
satellites d’observation de la Terre, compatibles avec le cas d’application de
OneWeb.
La bande Ka représente
le prochain saut qualitatif pour les opérateurs LEO : des débits
multipliés par quatre par rapport à la bande X, avec une interface API
identique pour les clients Skynopy. Le travail pionnier mené en partenariat
avec le CNES sur cette technologie est aujourd’hui au cœur de la proposition de
valeur qui permet à Skynopy de s’affirmer comme la solution de connectivité de
référence pour les constellations LEO européennes.
Skynopy : une
traction commerciale qui reflète la justesse de son positionnement
En moins de deux ans
d’existence, Skynopy a déployé 17 sites opérationnels répartis sur tous les
continents, opère les satellites d’une dizaine de clients — dont de grands
acteurs européens comme Airbus Defence & Space (Pléiades Néo) — et a levé
15 millions d’euros. Des contrats récemment annoncés avec des acteurs tels
qu’Airbus D&S, ou de nombreux autres acteurs du NewSpace, illustrent la
capacité de Skynopy à adresser des missions de tout type — observation de la
Terre, surveillance spatiale, démonstration en orbite.
Cette traction
commerciale rapide confirme la pertinence du modèle : un réseau de stations sol
entièrement virtualisé et une orchestration centralisée, réduisant
drastiquement les délais et les coûts d’intégration pour les opérateurs de
satellites.
Pierre Bertrand, CEO et co-fondateur de Skynopy, conclut « Ce partenariat avec le CNES est bien plus qu’un accord de gestion des fréquences : il est le symbole d’une relation de fond entre l’agence spatiale française et un acteur NewSpace qui partage les mêmes ambitions de souveraineté et d’excellence technologique. Depuis nos premiers contrats de R&D jusqu’à aujourd’hui, le CNES nous a aidés à aller plus vite, plus loin, et plus solidement. Ensemble, nous montrons qu’il est possible de construire en France une alternative européenne crédible aux grands acteurs du Ground Station as a Service. »


