Le 23 avril, en plein
Salon de l’Automobile de Pékin, le géant chinois des batteries CATL a fait
sensation en dévoilant son nouveau modèle de batterie Naxtra : la 1ère batterie
au sodium pour voiture électrique avec des performances similaires aux batteries
LFP et qui est prête pour un déploiement commercial à l’échelle mondiale. La
mise en production a déjà démarré et les constructeurs devraient pouvoir
proposer leurs premiers véhicules équipés de cette technologie d’ici fin 2026.
Un véritable bond en avant alors que de nombreux constructeurs européens
(Volkswagen, Renault, Mercedes ou encore Volvo) s’intéressent à la technologie
mais n’en sont encore qu’au stade de la R&D (très souvent avec des
partenaires chinois).
La possibilité de faire
passer massivement l’industrie du véhicule électrique sur des batteries au
sodium plutôt qu’au lithium présente de nombreux avantages dont un coût réduit,
une disponibilité des matières premières beaucoup plus élevée, de meilleures
performances dans des conditions extrêmes de température et une plus grande
sécurité.
Mais quelles seront les
conséquences pour le consommateur et pour l’industrie ? Quels seront les
premiers véhicules commercialisés avec cette nouvelle technologie ? Quelles
différences entre ces nouvelles batteries au sodium et les batteries
traditionnelles au lithium ? Comment fonctionnent-elles ? Quels seront les
bénéfices concrets pour les automobilistes au quotidien ? Quelles économies
peuvent-ils attendre sur le prix d’achat d’un véhicule équipé de ce genre de
batterie ? Et enfin, cette nouvelle technologie risque-t-elle d’alourdir la
dépendance des constructeurs européens vis-à-vis de la Chine ?
Conclusion de Solal Botbol,
cofondateur et PDG de Beev : « Et si la vraie révolution électrique ne
venait pas du lithium, mais du sel ? Avec les batteries au sodium, tout bascule
pour l’industrie automobile puisque le coût de production se voit drastiquement
réduit grâce à une ressource abondante et accessible partout dans le monde. De
plus, là où la technologie lithium flanche en hiver, les batteries au sodium
résistent et pourront continue d’alimenter notre mobilité même dans des
conditions extrêmes. C’est donc désormais une technologie prête pour le réel :
le froid, les usages intensifs, les besoins de masse. Au-delà de la voiture
électrique, c’est tout le stockage d’énergie qui gagne en stabilité et en
souveraineté.
Et les batteries au sodium pourraient être le tournant qui va enfin démocratiser l’électrique à grande échelle. »


