Baromètre Lodgis.
- À Paris, les loyers
connaissent une hausse de +2,87 % (38,46 €/m²), portée par les biens du
centre de la capitale (+3,46 %) et ceux haut de gamme ; la clientèle européenne
y signe un retour marqué
(+4,2 points).
- En Île-de-France, les usages évoluent
: les baux de moyenne durée progressent fortement
(+6,1 points) et
représentent désormais près d’un quart des contrats, dans un contexte de légère
baisse des durées de séjour (7,5 mois).
- En régions, les loyers amorcent
un réajustement (-1,65 % en moyenne), avec des corrections marquées à Lyon
(-10,66 %) et Aix-en-Provence (-14,51 %), alors que certaines métropoles comme
Toulouse ou Montpellier restent dynamiques.
- À Lyon, le marché se rééquilibre nettement : fort retour des locataires français (+12,1 points) et des étudiants,
tandis que les baux de moyenne durée deviennent majoritaires (41,9 %) et que
les durées de séjour repartent à la hausse.
Chiffres de la location meublée traditionnelle longue
durée pour le premier trimestre 2026.
Au premier trimestre 2026, le marché de la location meublée amorce une
phase de rééquilibrage après les fortes tensions observées en 2025. Si Paris
confirme son attractivité avec une hausse des loyers et le retour des
locataires internationaux, les régions affichent des dynamiques plus
contrastées, entre corrections de marché et nouvelles poches de croissance.
Derrière ces évolutions, les usages locatifs continuent de s’adapter, avec une
montée en puissance des formats de location plus flexibles et un ajustement
progressif des profils de locataires.
À Paris, des loyers en hausse et le retour des locataires européens
Le début d’année 2026 marque une accélération des loyers à Paris, avec
une hausse de +2,87 % pour atteindre 38,46 €/m². Cette progression est
particulièrement portée par les arrondissements centraux (+3,46 %), tandis que
les zones périphériques évoluent de manière plus modérée (+2,05 %).
Dans le même temps, la capitale retrouve une dynamique internationale.
La part des locataires européens progresse nettement (+4,2 points) et
représente désormais 34,1 % des locations. À l’inverse, la part des locataires
français recule logiquement, pour passer sous la barre des 44%.
Ce mouvement confirme la capacité d’attraction de Paris, dans un
contexte pourtant marqué par les incertitudes réglementaires.
Des usages qui évoluent en Île-de-France : la location moyenne durée
s’impose progressivement
Si les profils de locataires restent globalement stables, avec une
majorité d’étudiants (environ 53 %), les modes d’occupation évoluent.
Le fait marquant du trimestre est la progression des baux de moyenne
durée, qui gagnent +6,1 points pour représenter 23,6 % des contrats. À
l’inverse, les baux de résidence principale reculent légèrement (-3,1 points).
Cette évolution s’accompagne d’un ajustement des durées de séjour, qui
s’établissent à 7,5 mois en moyenne, en légère baisse (-2,2 %). Le marché
s’oriente ainsi vers davantage de flexibilité, en phase avec les nouveaux
usages locatifs.
Côté typologie de biens, les petites surfaces restent largement
dominantes, même si l’on observe un léger rééquilibrage au profit des
appartements avec une ou deux chambres.
En région, un marché qui se corrige après une année 2025 atypique
Après une forte hausse en 2025, les loyers en région enregistrent une
légère baisse moyenne de -1,65 % au premier trimestre 2026. Derrière cette
moyenne se cachent toutefois des situations très contrastées.
Certaines villes corrigent nettement, comme Lyon (-10,66 %) ou
Aix-en-Provence (-14,51 %), tandis que d’autres, comme Toulouse ou Montpellier,
continuent d’afficher des hausses soutenues.
Ces évolutions s’expliquent en grande partie par un changement dans les
profils de locataires et les types de biens loués, qui influencent directement
les niveaux de loyers observés.
Focus Lyon : un retour marqué des étudiants et de la clientèle française
Après une année 2025 fortement marquée par les séjours professionnels et
internationaux, le marché lyonnais amorce un rééquilibrage net en ce début
d’année 2026.
La part des locataires français y progresse fortement (+12,1 points)
pour atteindre 74,2 %, tandis que la clientèle européenne recule dans les mêmes
proportions. Ce mouvement s’accompagne d’un retour des étudiants (+11,5 points)
et d’un recul des séjours professionnels (-14,5 points).
Ces évolutions se traduisent logiquement dans les types de baux : les baux société reculent
(-10,2 points), tandis que les baux de moyenne durée
deviennent majoritaires (41,9 %).
Autre conséquence directe : la durée moyenne des séjours repart à la hausse (+17 %) pour atteindre
6,1 mois, signe d’un marché plus stable et moins
orienté vers la mobilité courte.
Un marché qui se rééquilibre entre flexibilité et stabilité
Au global, ce premier trimestre 2026 marque une phase de rééquilibrage
du marché de la location meublée.
À Paris, le retour des locataires européens et la hausse des loyers
traduisent une attractivité toujours forte, portée par certains quartiers et le
positionnement haut de gamme d’une partie du parc, avec un recours accru à des
formats de location plus flexibles.
En région, après les bouleversements observés en 2025, les marchés
locaux ajustent leur trajectoire. Les profils de locataires se diversifient à
nouveau, avec un meilleur équilibre entre étudiants et professionnels.
Dans un environnement toujours marqué par des contraintes réglementaires et des attentes plus élevées, le marché de la location meublée confirme sa capacité d’adaptation. Plus flexible, plus segmenté, mais aussi plus lisible, il continue d’évoluer vers un modèle où l’expertise et la compréhension fine des usages deviennent essentielles.


