L’IA générative poursuit son déploiement rapide dans les organisations
françaises. Selon le baromètre IA réalisé par le Groupe SVP auprès de 734
décideurs, l’adoption et les usages ont fortement progressé depuis 2023 :
désormais, 76 % des décideurs ayant connaissance de l’IA déclarent l’avoir déjà
utilisée, signe d’une diffusion rapide de ces outils dans les pratiques
professionnelles. Si l’enthousiasme est aujourd’hui largement partagé,
l’appropriation reste encore majoritairement informelle et varie fortement
selon les secteurs d’activité et la taille des organisations.
L’IA est une opportunité stratégique pour les décideurs
En 2025, plus de 7 décideurs sur 10 considèrent l’IA générative comme une
opportunité pour leur organisation (+20 points par rapport à 2023). Cette
perception positive s’accompagne d’une prise de conscience croissante de son
impact.
Ainsi, 57 % des décideurs estiment que leur secteur sera fortement
impacté par l’IA, soit une hausse significative de 10 points par rapport à 2023,
une progression nette par rapport aux premières observations du baromètre.
Des écarts importants selon les secteurs d’activité
L’adoption de l’IA ne progresse pas au même rythme selon les
professions. Les experts-comptables apparaissent aujourd’hui comme les plus
avancés. Leur niveau de connaissance de l’IA a fortement progressé depuis 2023
et dépasse désormais celui des autres secteurs. En 2025, 88 % d’entre eux
déclarent enerati l’IA, contre 76 % en enerat parmi l’ensemble des décideurs
(16 % vs 38 % en 2023). Leur perception de l’impact est également très enerat :
89 % d’entre eux estiment que leur secteur sera impacté par l’IA générative, dont
53% très fortement.
À l’inverse, le secteur public reste plus enerat. Si les usages
progressent, la perception de l’IA y demeure plus prudente : seulement 49 % des
décideurs publics considèrent l’IA comme une opportunité, contre 72 % en enerat
parmi l’ensemble des décideurs.
Les entreprises se situent entre ces deux dynamiques. Elles ont été les
premières à s’intéresser à l’IA et affichent aujourd’hui un taux d’utilisation
élevé : 78 % des décideurs en entreprise déclarent avoir déjà enerat une IA enerative
de texte dans leur activité professionnelle. Mais l’appropriation reste encore
en phase de structuration, souvent portée par des initiatives individuelles
avant d’être progressivement organisée à l’échelle des équipes.
Les grandes entreprises prennent de l’avance
La maturité face à l’IA varie également selon la taille des
organisations. Les TPE restent majoritairement dans une phase d’exploration :
59 % d’entre elles déclarent être encore au stade de la recherche de cas
d’usage, contre 42 % en moyenne. L’IA y est souvent utilisée à titre
individuel, sans cadre structuré.
À l’inverse, les ETI et grandes entreprises apparaissent nettement plus
avancées. 42 % déclarent être entrées dans une phase de déploiement, contre
seulement 17 % des TPE. Ces organisations sont également plus nombreuses à
structurer leur gouvernance autour de dispositifs dédiés : nomination de
référents IA, création de comités de pilotage ou désignation d’« ambassadeurs »
internes chargés d’accompagner l’adoption.
L’IA généraliste s’impose, le juridique en tête des usages
professionnels
Les décideurs continuent de privilégier les solutions d’IA généralistes,
qui tilizer largement les pratiques professionnelles. Les usages se concentrent
principalement sur des tiliz transversales : 81 % des utilisateurs déclarent
recourir à l’IA pour la tilizer de contenus et 74 % pour la recherche
d’information.
Dans ce contexte, les questions juridiques arrivent désormais en tête des
informations recherchées via l’IA : 69 % des répondants déclarent tilizer ces
outils pour accéder à de l’information juridique, devant la formation (60 %) et
les informations réglementaires (53 %). Une tendance qui confirme la place
croissante de l’IA comme outil d’accès rapide à l’information juridique et
réglementaire dans les organisations.
Une transformation encore en construction
Deux ans après l’arrivée de l’IA générative accessible au grand public,
les organisations françaises semblent engagées dans une phase d’expérimentation
massive mais encore peu structurée. Aujourd’hui, 54 % de l’échantillon total
indiquent que l’usage de l’IA repose encore sur des initiatives individuelles
non encadrées, tandis que 32 % des entreprises seulement déclarent une
appropriation organisée visant à améliorer l’efficacité des équipes.
Les dispositifs d’accompagnement commencent néanmoins à émerger : 32 %
des entreprises déclarent tester des cas d’usage, 28 % ont déjà mis en place
des formations ciblées, 25 % ont lancé des programmes d’acculturation et de
sensibilisation à l’IA, et 23 % ont élaboré une charte d’utilisation ou un
protocole interne pour encadrer ces pratiques. Si l’IA s’impose désormais comme
un levier d’efficacité et d’accès à l’information, la prochaine étape sera
celle de la structuration des usages, de la spécialisation des outils et de
l’intégration de l’IA dans les stratégies métiers.
« Avec ce baromètre, nous avons souhaité mieux comprendre les attentes du marché et les évolutions en cours. Ces enseignements nourrissent directement notre approche : nous tenons à développer des solutions d’intelligence artificielle fiables, reposant sur des contenus rigoureusement vérifiés afin de limiter les risques d’erreur. Elles s’inscrivent dans une démarche qui combine technologie et accompagnement humain, avec pour objectif de sécuriser et d’éclairer la prise de décision », conclut Loik Amis, PDG du Groupe SVP.


