31 %
placeraient cette somme sur un Livret d’épargne type A : un chiffre qui
révèle un besoin massif d’éducation financière.
À l’occasion de la Semaine
de l’éducation financière, du 16 au 22 mars 2026, Yomoni, gérant de patrimoine,
a interrogé les Français sur leur comportement face à un gain important.
Premiers signaux forts
: 94 % ne se sentent pas complètement capables d’évaluer la fiabilité d’un
conseil financier et 29 % choisiraient Google comme premier réflexe.
Bonne nouvelle
toutefois, 38 % des Français s’informent régulièrement avec les médias
spécialisés.
« Face à l’argent,
beaucoup de Français choisissent encore la solution la plus simple plutôt que
la plus pertinente. Le Livret A est un réflexe, mais rarement le résultat d’une
stratégie. C’est le symptôme d’un manque d’éducation financière que notre étude
met clairement en lumière. », déclare Tom Demaison, Directeur de la
communication de Yomoni.
50 000 € : le réflexe
livret avant l’investissement
Premier constat : l’investissement n’est pas le premier réflexe. 31 % placeraient la somme sur un livret,
22 % rembourseraient leurs dettes. Seuls 18 % investiraient
immédiatement.
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Si vous receviez 50 000 € demain matin (sans
condition), que feriez-vous en premier ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Rembourser des dettes / crédit |
22 % |
|
Mettre sur un livret / épargne de précaution |
31 % |
|
Acheter un bien (immobilier / voiture / travaux) |
13 % |
|
Investir (bourse, ETF, etc.) |
18 % |
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Voyager / plaisir immédiat |
7 % |
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Aider des proches / faire un don |
6 % |
|
Je ne sais pas |
3 % |
Google en premier
conseiller
Le digital est devenu la porte d’entrée principale de l’investissement, loin devant l’accompagnement personnalisé.
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Avant de décider quoi faire de cette somme, quel
serait votre premier réflexe pour vous informer ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Chercher sur Google / comparer des sites |
29 % |
|
Lire la presse éco / finance (articles) |
17 % |
|
Regarder des vidéos (YouTube, TikTok, etc.) |
10 % |
|
Demander à ma banque / à un conseiller |
18 % |
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Demander à un proche qui s’y connaît |
13 % |
|
Utiliser une appli / plateforme d’investissement
(guides, simulateurs, profils) |
8 % |
|
Je déciderais sans me
renseigner |
4 % |
|
Je ne sais pas |
1 % |
Les médias : première
source d’information
Lorsqu’il s’agit de
finances personnelles au quotidien, les sources sont multiples. L’accès à
l’information existe, mais la structuration et la pédagogie semblent plus
incertaines.
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Aujourd’hui, pour vos finances personnelles, où vous informez-vous le plus souvent ? (Max. 3 réponses) |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Conseiller bancaire / assurance |
31 % |
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Médias (presse, radio, TV, sites spécialisés) |
38 % |
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Réseaux sociaux / créateurs de contenu |
18 % |
|
Forums / communautés en ligne |
12 % |
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Famille / amis |
27 % |
|
Applis / plateformes (contenus, alertes, analyses) |
21 % |
|
Newsletters / emails |
14 % |
|
Formations en ligne |
4 % |
|
Podcasts |
9 % |
|
Je ne m’informe pas vraiment |
19 % |
La confiance dispersée,
encore souvent placée auprès des acteurs traditionnels
Les Français préfèrent avoir plusieurs avis avant de prendre une décision financière. C’est le cas de
24 % des répondants qui combinent les conseils de leur banquier, des médias, de
leurs proches et des applications ou plateformes.
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À qui (ou à quoi) faites-vous le plus confiance
pour vous aider à prendre une décision financière ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Mon banquier / assurance |
23 % |
|
Un conseiller en gestion de patrimoine |
8 % |
|
Un média reconnu (presse éco/finance) |
14 % |
|
Un proche compétent |
11 % |
|
Une appli / plateforme qui explique et compare |
12 % |
|
Plusieurs sources croisées (je vérifie
systématiquement) |
24 % |
|
Personne : je ne fais confiance à personne |
6 % |
|
Je ne sais pas |
2 % |
94 % ne se sentent pas
totalement capables d’évaluer un conseil financier
C’est l’un des signaux
les plus forts de l’étude. Seuls 6 % se disent « totalement capables »
d’évaluer la fiabilité d’un conseil financier en ligne.
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Quand vous lisez un conseil financier en ligne, à
quel point vous sentez-vous capable d’évaluer s’il est fiable ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Pas du tout capable |
12 % |
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Peu capable |
36 % |
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Moyennement capable |
27 % |
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Assez capable |
19 % |
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Totalement capable |
6 % |
Même en cas
d’investissement, la sécurité domine
Les solutions
sécurisées et les plus connues des Français, bien que souvent peu performantes
sur longue période, restent les plus citées.
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Si vous décidiez d’investir une partie des 50 000€,
quel serait votre choix principal ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Fonds euros sécurisés ou Livret A |
29 % |
|
Bourse (actions/ETF) |
25 % |
|
Immobilier |
17 % |
|
Obligations / fonds prudents |
8 % |
|
Crypto-actifs |
5 % |
|
Je n’investirais pas |
7 % |
|
Je ne sais pas |
9 % |
Décider vite : une
minorité autonome
Si 43 % des Français
disent pouvoir élaborer un plan d’action avec de l’aide (25 %) ou seuls (18 %),
les 57 % restants avouent être incapables de prendre une décision face à une
rentrée d’argent importante.
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Dans les 7 jours suivant ce gain, pensez-vous être en
mesure de prendre une décision claire et de la mettre en œuvre ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Oui, sans aide |
18 % |
|
Oui, mais avec de l’aide (conseiller / proche /
outil) |
25 % |
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Non, j’aurais besoin de plus de temps pour
m’informer |
26 % |
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Non, je procrastinerais / j’attendrais |
11 % |
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Non, je ne saurais pas quoi faire |
12 % |
|
Je ne sais pas |
8 % |
Une Semaine de
l’éducation financière encore peu identifiée
Enfin, 81 % déclarent
ne pas connaître la Semaine de l’éducation financière.
Un paradoxe dans un
contexte où la demande de repères semble forte.
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Connaissiez-vous la Semaine de l’éducation
financière ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Oui, et j’y prête attention |
6 % |
|
Oui, mais je ne m’y suis jamais intéressé(e) |
13 % |
|
Non, je ne connaissais pas |
81 % |
L’enquête dessine ansi un paysage clair : prudence dominante, investissement minoritaire, confiance fragile et besoin massif de pédagogie. Moins d’un Français sur cinq investirait spontanément une somme importante. La quasi-totalité doute de sa capacité à juger un conseil financier. Dans un environnement saturé d’informations, le véritable enjeu n’est plus l’accès aux contenus, mais la capacité à les comprendre, les comparer et décider avec confiance.


