Selon les estimations de Greenly, spécialiste du bilan carbone, les quelque 600 jets privés ayant quitté la baie de San Francisco dans les heures suivant le Super Bowl LX ont généré près de
1 800 tonnes de CO₂.
Soit plus de 8x les émissions d’un vol commercial en classe économique et plus
de 5x celles d’un vol en classe affaires sur des trajets comparables.
Le 8 février dernier,
le Levi’s Stadium de Santa Clara accueillait pourtant l’un des événements
sportifs les plus suivis au monde, rassemblant près de 128 millions de
téléspectateurs. Derrière le spectacle planétaire, le pic massif de l’aviation
privée vers Los Angeles et Las Vegas met en lumière l’empreinte carbone
concentrée de ces déplacements courts mais intensifs.
Des distances courtes
pour une facture carbone lourde
En retenant une
hypothèse de 300 vols vers chaque destination, et des distances aller-retour de
1 086 km vers Los Angeles et 1 332 km vers Las Vegas, chaque jet aurait émis
respectivement en moyenne 2,7 et 3,3 tonnes de CO₂ par trajet.
Au total, cela
représente environ 810 tonnes de CO₂ pour Los Angeles et
près de 1 000 tonnes pour Las Vegas, soit un cumul proche de 1 800 tonnes de CO₂
pour ces deux seules liaisons.
Jusqu’à huit fois plus
d’émissions que l’aviation commerciale
En supposant une
occupation moyenne de quatre passagers par appareil, les 600 jets concernés
transportaient environ 2 400 voyageurs. À nombre de passagers équivalent et
pour les mêmes distances, un trajet en avion de ligne aurait généré environ 216
tonnes de CO₂ en classe économique et 324 tonnes en classe
affaires.
Autrement dit, le
recours au jet privé représente plus de huit fois les émissions d’un vol
commercial en classe économique et plus de cinq fois celles d’un vol en classe
affaires.
« Les chiffres montrent que le véritable enjeu n’est pas la distance parcourue, mais la structure même du transport aérien privé : très peu de passagers portent à eux seuls le poids carbone d’un appareil entier. » conclut Alexis Normand, CEO et cofondateur de Greenly.


