En 2025, Done a franchi une étape importante dans la structuration du don de produits non alimentaires en France. En organisant la collecte et le don de 25 millions d’euros de produits à destination de près de 300 associations, l’entreprise confirme la pertinence de son modèle.
Mais face à un gisement
estimé à 4 milliards d’euros de produits non alimentaires encore susceptibles
d’être donnés chaque année en France et 45 milliards en Europe, le chemin à
parcourir reste considérable.
Une année 2025 marquée
par une croissance solide et un impact renforcé
Créée en 2020, Done est
née d’un constat simple : chaque année, des millions de produits neufs,
invendus ou en surstock restent immobilisés dans les entrepôts des entreprises,
alors même que les associations manquent de ressources matérielles pour mener leurs
actions.
En 2025, Done a
confirmé son rôle d’intermédiaire structurant entre ces deux mondes :
● 10
millions de produits sauvés,
● 26,2
millions d’euros de valeur redistribuée,
● 3
566 opérations de dons organisées,
● 300
associations bénéficiaires, partout en France.
L’entreprise accompagne
aujourd’hui aussi bien des PME que de grands groupes, en prenant en charge
l’ensemble du processus de don : identification des produits, recherche
d’associations, organisation logistique et traçabilité administrative et
fiscale.
Don d’entreprise : un
potentiel immense face à des freins encore tenaces
Si les résultats sont
encourageants, ils restent marginaux au regard des volumes concernés. En
France, la valeur des produits non alimentaires invendus, en surstock ou
issus de retours clients est estimée à près de 4 milliards d’euros par an.
Pourtant, seules quelques entreprises ont aujourd’hui intégré le don
comme un réflexe de gestion.
Les freins sont bien
identifiés : méconnaissance du don, complexité perçue des démarches,
contraintes opérationnelles ou encore idées reçues sur le coût du dispositif.
« En France, ce
sont 4 milliards d’euros de produits invendus, et près de 45 milliards à
l’échelle européenne. Face à ce constat, les règles changent et les entreprises
doivent adapter leurs modèles pour faire du don une solution réellement
gagnante pour tous. Au-delà du défi économique et réglementaire, nous en avons
fait une mission et un devoir sociétal : inciter les entreprises à donner
plutôt qu’à détruire. Car le don, c’est avant tout une habitude à faire
évoluer, une pédagogie à transmettre, » explique Thomas Moreau,
co-fondateur de Done.
La loi AGEC, un cadre
qui facilite et sécurise le don
La loi AGEC
(Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) a marqué un tournant en
interdisant progressivement la destruction des invendus non alimentaires et en
encourageant leur réemploi, notamment via le don.
Le cadre est désormais
clair pour les entreprises : le don est légalement
encadré, traçable et économiquement incitatif, avec
une réduction d’impôt de 60 % de la valeur des produits donnés, incluant
les frais liés à l’organisation du don.
Une solution pour
rendre le don opérationnel et accessible
Pour lever les freins
opérationnels au don, Done a développé une solution logicielle dédiée,
conçue pour s’adapter aux contraintes des entreprises. La plateforme permet
de centraliser les stocks dormants, d’organiser chaque étape du don et
d’en assurer la traçabilité complète, depuis l’identification des produits
jusqu’à la remise des justificatifs fiscaux.
En moyenne, une
dizaine de jours suffisent pour organiser un don. La solution fournit également
des indicateurs d’impact clairs, utiles aux directions RSE, financières et
logistiques.
Grâce à un réseau
de plus de 2 000 associations partenaires, Done privilégie autant que
possible des dons de proximité, au bénéfice des territoires et avec un impact
environnemental maîtrisé.
« Les freins
que nous rencontrons sont aussi nos meilleures opportunités. Quand certains se
demandent pourquoi payer pour donner, ou nous reprochent d’encourager la
surproduction, nous faisons le choix d’innover. Nous développons des outils de
prédiction et d’analyse pour aider les entreprises à mieux gérer leurs stocks,
apprendre de leurs excédents et transformer un problème opérationnel en impact
positif pour la société et l’environnement.
Et lorsque les
associations subissent la baisse des subventions et des dons, notre rôle est
d’aller plus loin que la simple redistribution : nous construisons des projets
avec elles pour les aider à durer, » ajoute Thomas Moreau.
2026 : accélérer la
dynamique et changer d’échelle
Pour 2026, Done affiche
une ambition claire : accélérer la démocratisation du don non
alimentaire et amplifier son impact. Les priorités portent notamment sur
l’accompagnement des PME, encore peu engagées sur ces sujets, le
renforcement de la pédagogie autour du don et la poursuite du développement de
la plateforme.
Done entend également consolider son développement en Europe, avec une première implantation en Espagne, afin de répondre à un défi commun : réduire durablement le gaspillage de produits neufs et structurer une économie circulaire concrète.


