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Prix du Roman d'Entreprise et du Travail 2020 : les 3 finalistes

Le Prix du Roman d'Entreprise et du Travail revient pour la 11ème édition, et sacrera le 7 septembre 2020 au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), l'auteur contemporain portant un véritable regard et adoptant un réel parti pris sur le monde professionnel, d'aujourd'hui ou de demain. 
 
Créé en 2009 par Place de la Médiation et coorganisé depuis 11 ans avec Technologia, soutenu par le Cercle des DRH Européens et les partenaires sociaux, le Prix du Roman d'Entreprise et du Travail sera doté, pour la troisième année consécutive, par leur partenaire Klesia Mut'. Le lauréat se verra remettre, à l'issue de la remise du prix le 07 septembre prochain, une récompense de 3 000 euros par un jury de 16 personnalités issues des organisations syndicales, du monde du droit, du journalisme ainsi que de celui de la recherche. Le prix sera décerné par Patrick Bernasconi, Président du CESE.
 
Ce prix fait la lumière sur la vision des auteurs du monde professionnel, ainsi que sur l'émotion que cela leur suscite, que le travail soit abordé par le prisme de l'épanouissement, de l'entrepreneuriat, ou au contraire du conflit et de la souffrance. 
 
Edition 2020 : les trois grands finalistes sont connus !
 
A la ligne, de Joseph Ponthus (Edition La Table Ronde)
 
C'est l'histoire d'un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c'est qu'il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d'Apollinaire et les chansons de Trenet. C'est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène.
 
L'auteur : Né à Reims en 1978, Joseph Ponthus suit des études de littérature, avant d'entamer un travail d'éducateur spécialisé auprès des jeunes en difficulté de la mairie de Nanterre. Il co-signe avec quatre d'entre eux un livre « Nous la cité » publié en 2012. Après un mariage en 2015, il s'installe en Bretagne et, faute de trouver un emploi dans la continuité de son activité, s'inscrit dans une agence d'intérim, où il enchaine des postes successifs comme ouvrier. De son expérience naitra son premier roman personnel « A la ligne ».
 
 Le voyageur des Bois d'en Haut, de Jean-Guy Soumy (Editions Les presses de la cité)
 
En 1860, à seize ans, Camille part sur les chemins, rejoignant d'autres paysans creusois qui s'en vont jusqu'à Lyon pour « limousiner » : user de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Quittant sa mère, fuyant la misère, Camille marche aux côtés de son oncle, avec en tête la figure absente de son père, qui a disparu, quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856. Ville en pleine mutation, Lyon se dessine avec de nouvelles perspectives. Lyon, la ville où s'est abîmé son père. Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d'osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre. Il apprend bientôt que son père ne serait pas mort, mais « envolé » sur les routes au bras d'une belle Italienne. Une itinérance émaillée de rencontres, d'apprentissages, jusqu'à la frontière italienne…
 
L'auteur : Né en 1952 dans la Creuse, Jean-Guy Soumy est un professeur et écrivain français. Après avoir suivi des études de physique et de mathématiques, il devient enseignant à partir de 1976. Il commence à co-écrire des ouvrages de mathématiques, parus dans la collection « Vive les mathématiques » chez l'éditeur Armand Colin, puis devient professeur à l'Ecole Normale. Il rentre alors dans le courant contemporain « L'Ecole de Brive » qui met en valeur le roman du terroir, et commence sa carrière d'écrivain.
  
Organigramme, de Jacques Pons (Edition Hugo et Compagnie)
 
La vision sans exécution n'est qu'hallucination. Telle est la devise du célèbre patron de la Maison Louis Laigneau, fleuron du luxe français. Martelée en chaque occasion, de séminaires de créativité entre « people », en « conference calls » des membres du CoDir, elle va également devenir celle d'un tueur dont le seul but est d'anéantir de façon brutale, méthodique et cruelle l'intégralité de l'entreprise et de ses salariés. Quelles sont ses motivations ? Quelles sont réellement ses cibles ? Pourquoi un tel déferlement de haine froide ? Une chose est sûre : rien ni personne ne sera épargné dans la réalisation de ce mortel projet.
 
L'auteur : Né en 1981 à Paris, Jacques Pons suit une belle carrière dans le milieu de la mode. Cette expérience lui inspire alors l'écriture d'Organigramme, son premier roman, dans le cadre du concours du Meilleur Thriller 2018.
 
 Les lauréats depuis 2010
2019 – Sarah Barukh, « Le cas zéro » (Edition Albin Michel)
2018 – Olivier Chantraine, « Un élément perturbateur » (Gallimard)
2017 – Catherine Poulain, « Le grand marin » (Editions de l'Olivier)
2016 – Slimane Kader, « Avec vue sous la mer » (Allary Editions)
2015 – Jean-Paul Didierlaurent, « Le liseur du 6h27 » (Edition Au Diable Vauvert)
2014 – Thomas Coppey, « Potentiel du sinistre » (Actes Sud)
2013 – Aude Walker, « Un homme jetable » (Editions du moteur)
2012 – Jeanne Benameur, « Les insurrections singulières » (Actes Sud)
2011 – Laurent Gounelle, « Dieu voyage toujours incognito » (A. Carrière)
2010 – Delphine de Vigan, « Les heures souterraines » (Lattès)
 

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