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[Gestion] De la gestion de fonds, comme de la philatélie...

C’est lors d’un jour de baisse – la séance du 26 février s’est soldée par un recul de 2,7 % à la Bourse de Paris, après l’annonce des résultats des élections du week-end en Italie – que Philippe Joly a présenté sa façon de gérer. « Nous n’avions pas fait de réunion pour la presse sur les actions depuis trois ans. Le moment n’est pas mal choisi, estime-t-il, compte tenu des points d’inflexion des marchés. Les rapports cours/bénéfice sont modérés. Les actions bénéficient d’un regain de faveur de la part des investisseurs. En outre, il est très rare que le rendement des obligations soit longtemps inférieur au revenu que procurent les actions. » De deux choses l’une : soit les obligations sont trop chères et devraient baisser, soit les actions ne sont pas assez chères et devraient monter. D’après le professionnel, les taux ne peuvent que se tendre…

Des concentrés d’éclectisme

Au sujet du terme « rendement » contenu dans le nom des fonds Sélection Action Rendement et Sélection Action Rendement International – qui peut prêter à confusion –, il convient de souligner qu’il n’est pas ici utilisé en faisant référence à la rémunération des actionnaires sous la forme de dividendes élevés. Il reflète la génération de cash-flows, la visibilité des résultats et la régularité de la marche des affaires.

« Jouer la Bourse, c’est jouer la croissance avant tout », résume Philippe Joly. L’idée est de trouver des valeurs de croissance décotées (comme la singapourienne Fraser and Neave, dans le passé, et la suédoise Swedish Match), à la manière d’un Warren Buffet investissant dans Sanofi ou prenant le contrôle de Heinz. Et, ensuite, d’en augmenter ou d’en diminuer la pondération au sein de portefeuilles concentrés, en fonction des phases de marché.

Dans un univers de recherche de trois mille valeurs dans le monde (un millier en Europe), le gérant en retient deux cents, un ensemble dont il extrait de trente à quarante valeurs triées sur le volet : « Je cherche, fait-il observer de façon imagée, à faire une collection de timbres qui soit la plus belle possible. » Quelques noms : les français L’Oréal et Essilor International, l’italien Tod’s, l’américain Coca-Cola, le canadien Canadian National Railway, le danois Novo Nordisk, le brésilien Natura ou le mexicain Femza.

Michel Lemosof

 

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