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Malgré le Brexit, les investisseurs continuent à croire dans l'économie réelle au Royaume-Uni

Selon la dernière étude réalisée par EDHECInfra* auprès d'investisseurs en infrastructures, le Royaume-Uni se classe 3ème parmi les pays offrant le plus de potentiel sur les 5 années à venir, malgré l'échéance proche du Brexit. L'édition 2019 de l'EDHEC Infrastructure Institute Survey, réalisée pour le compte du G20, montre en effet que le Brexit n'a eu guère d'impact sur le statut du Royaume-Uni parmi les destinations plébiscitées par les investisseurs en infrastructures.

 
Une étude pour le compte du G20 auprès de 300 investisseurs

Clôturée fin février, l'étude EDHECInfra/GIH a interrogé plus de 300 investisseurs, dont 130 propriétaires d'actifs tels que des fonds de pension, des compagnies d'assurance et des fonds souverains, représentant 10 000 Mds$ US d'actifs sous gestion. Il s'agit de l'étude la plus importante et la plus représentative sur les pratiques d'investissement, menée auprès des investisseurs en infrastructures à travers le monde.  Cette étude qui sera dévoilée en avril apporte des éclairages sur de nombreux sujets clés pour l'investissement dans les infrastructures.
Il en ressort un résultat particulièrement intéressant pour le débat sur le Brexit. Malgré l'échéance proche du Brexit le 29 mars prochain, les répondants ont classé le Royaume-Uni comme le 3ème marché offrant le plus de potentiel en matière d'investissement privé dans les infrastructures sur les 5 années à venir (derrière les Etats-Unis et l'Australie et devant la France) parmi les 20 marchés d'infrastructure les plus développés. Le Royaume-Uni s'était classé au deuxième rang en 2018.


Selon Frédéric Blanc-Brude, Directeur du pôle de recherche EDHECinfra : « Ce résultat envoie un signal très fort : les investisseurs à long terme continuent à croire dans la crédibilité du secteur des infrastructures au Royaume-Uni, ainsi que dans la pérennité de l'économie britannique sur le moyen terme et la solvabilité de l'Etat ».
Il ajoute que « Le « no deal » serait peut-être un « bon deal » pour les investisseurs en infrastructures. Cette étude rassemble les avis d'importants investisseurs institutionnels reconnus pour leur expertise dans le secteur et qui doivent adopter une position sur le Royaume-Uni post-Brexit. Ensemble, ces propriétaires d'actifs constituent plus de 10% des actifs sous gestion à travers le monde. Le Royaume-Uni est, depuis longtemps, l'un des marchés les plus actifs dans le domaine de l'investissement en infrastructures et représente un tiers de l'EDHECinfra Broad Market Equity Index Universe des entreprises non cotées du secteur des infrastructures ».
 
*EDHEC Infrastructure Institute : centre de recherche emblématique du modèle stratégique de l'EDHEC, fondé sur une recherche utile pour les entreprises et la société.

 

 

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