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Les emplois menacés par les défaillances d’entreprise au plus bas depuis 11 ans

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Pour la 13ème année consécutive, Deloitte/Altares publie un rapport réalisé conjointement et intitulé « L’entreprise en difficulté en France ». Ce rapport détaille l’état et le contexte des défaillances d’entreprise dans l’Hexagone.


Synthèse 

- Les pouvoirs publics développent de nombreux outils d’accompagnement des entreprises en difficulté et contribuent à leur mesure à l’embellie au travers d’un système éprouvé de détection de signaux faibles.

- Le nombre d’emplois menacés baisse de 11,4% et atteint son seuil le plus faible depuis 11 ans, soit un niveau ante crise.

- Le volume des procédures baisse quand l’amiable se démocratise et gagne du terrain (+ 43% en 2017), en particulier dans les juridictions de taille plus modeste.

- Le nombre total de défaillances enregistrées baisse de 4.6% et atteint son niveau le plus bas depuis 10 ans, soit 55 175 procédures ouvertes.

- 2/3 des procédures concernent des sociétés ne générant aucun chiffre d’affaires ou ne déposant pas leurs comptes. Mieux, ¾ des procédures concernent des sociétés dont l’effectif est compris entre 0 et 2 salariés. Sur les 55 175 procédures, seules 1256 ont été ouvertes pour des sociétés de plus de 20 salariés.

- Les secteurs les plus touchés sont le transport, l’agriculture et l’hébergement.


Plus en détail

Entreprises et emplois menacés : une baisse conjoncturelle qui s’installe
Retour positif à un seuil anté-crise sur le plan des emplois menacés et des défaillances ! L’année 2017 permet ainsi de constater une baisse des emplois menacés de 11%, pour s’établir à un niveau de 171 667. La tendance à la baisse des défaillances se confirme également : avec 55 175 défaillances en 2017, soit 4,6% de moins que 2016, la situation s’améliore et revient au niveau constaté près de 10 ans en arrière, en 2008.


L’État et les Conseils Régionaux, maillons de plus en plus actifs dans le sauvetage des entreprises en difficulté
Les acteurs historiques de la restructuration ne sont pas seuls à veiller les entreprises, ces dernières peuvent en effet de plus en plus compter sur les institutions étatiques et régionales, organisations plus proches du terrain et actives dans le sauvetage.
Parmi ces acteurs, on compte notamment le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), le Délégué Interministériel aux Restructurations d‘Entreprises, la Médiation Nationale du Crédit, les Commissaires au Redressement Productif déployés en région, les Conseils Régionaux, les Préfets de Région et les Préfets de Département. Cet ensemble de parties-prenantes est fédéré autour des grandes problématiques liées au développement et à la préservation du tissu économique français.
En Bretagne, par exemple, le Conseil Régional innove en mobilisant depuis peu en permanence une équipe de 10 personnes sur le développement des entreprises et l’identification préventive de signaux faibles liés à un besoin de restructuration à court ou moyen terme.
La région Pays-de-la-Loire, comme d’autres Régions, a elle aussi mis en place un dispositif de soutien financier aux entreprises et privilégie les mécanismes de prêts et de garanties avec l’appui de services d’experts externes spécialisés. Les Régions peuvent désormais également, sous condition, devenir actionnaire d’entreprise.


La relativité du nombre important de défaillances au regard de la taille des entreprises concernées (la grande majorité des défaillances concerne des TTPE et des TPE)
Représentatifs de la moyenne des 10 dernières années, les cas de défaillances de l’année 2017 sont en majorité des cas de liquidations judiciaires (68%). Elles concernent principalement de petites, voire toutes petites structures (90% des liquidations concernent des entreprises de 0 à 5 salariés). En sus de ce fort volume d’entreprises liquidées (37 519), 16 472 ont fait l’objet d’un redressement judiciaire et 1 184 d’une sauvegarde.
L’une des raisons qui fait que le nombre d’entreprises défaillantes (toutes procédures judiciaires confondues) n’est pas l’indicateur le plus représentatif de notre économie est liée au fait que les ¾ des sociétés défaillantes comptent entre 0 et 2 salariés. A l’inverse, le nombre d’entreprises défaillantes dont l’effectif est supérieur à 50 salariés est résiduel (0,5%). S’il n’est pas concentré sur un secteur ou une région, un tel taux n’affaiblit par conséquent pas le tissu économique national.


Quels points communs à ces entreprises défaillantes ?
Certains secteurs d’activité sont meilleurs élèves que d’autres et enregistrent un très net reflux du nombre de défaillances. Certains, à l’inverse, peinent à renverser la tendance. 
Que ce soit côté BTP ou côté immobilier, le secteur de la construction poursuit son retour à une situation favorable et enregistre une baisse du nombre de défaillances de 10%. L’agroalimentaire mis à part, l’industrie poursuit aussi une trajectoire dynamique (-8%). Les services aux entreprises figurent parmi les secteurs dynamiques (-9%).
A l’inverse, de nombreux autres secteurs sont en peine : le transport routier de voyageurs (+35%), les activités d’assurance (+15%), l’hébergement (+19%), l’industrie textile (+10%), l’agriculture (+10%), et la santé (+15%) ne s’illustrent en effet pas par la solidité de leurs entreprises.
Quand certains secteurs sont plus ou moins performants, l’origine géographique des acteurs défaillants permet aussi de détecter certaines tendances. Les régions enregistrant les reculs les plus notables en 2017 sont les DOM-TOM, les Hauts-de-France (-8,9%), l’Ile-de-France (-6,8%), le Grand Est (-6,5%), les Pays-de-la-Loire (-6,5%), la Normandie (-6,2%) et la Nouvelle-Aquitaine (-6,0%).


L’étude complète est à lire via ce lien

https://www2.deloitte.com


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