Connexion
/ Inscription
Mon espace

63% des salariés brésiliens prêts à partir à l’étranger pour le « bon » travail, qu’en est-il des Français ?

ABONNÉS

Alors que les Jeux Olympiques, souvent générateurs d’emplois, se sont ouverts à Rio, l’étude Randstad Workmonitor, acteur mondial sur le marché des ressources humaines, révèle que plus de 2 salariés sur 3 seraient prêts à quitter le Brésil pour décrocher le travail tant espéré. Les salariés français semblent plus mitigés sur la question : 50% d’entre eux seraient prêts à déménager à l’étranger pour y occuper l’emploi qui lui plaît.

Menée dans 34 pays en janvier 2016, l’enquête a interrogé en France 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans.Il en ressort que 18% quitteraient sans hésiter l’Hexagone pour l’emploi de leur rêve tandis que 32% le ferait volontiers. Inversement, la perspective de franchir les frontières pour avoir le « bon job » laisse indifférent 50% des salariés interrogés. Autre fait intéressant, à l’exception du Japon, les seuls pays dans lesquels plus de 50% de salariés ne seraient pas prêts à vivre à l’étranger, même pour le bon emploi, se trouvent tous en Europe.

François Béharel, président du groupe Randstad France, membre du Conseil d’administration de Randstad holding, en charge de la péninsule Ibérique, de la Belgique, du Luxembourg et de l’Amérique latine, commente les résultats de cette enquête : « Menée en début d’année, donc bien avant le référendum britannique sur l’appartenance à l’UE, l’étude Workmonitor sur le travail à l’étranger prend immanquablement un relief particulier et paradoxal à l’aune du Brexit. Les Britanniques sont en effet 55% à accepter le déracinement si, au bout du compte, le bon emploi se profile. Ce résultat est peut-être la manifestation de deux traits réputés caractéristiques de l’« esprit » britannique, l’insularité et le pragmatisme. Sur le continent en revanche, les Européens sont, à l’exception des pays du Sud malmenés par la crise (Grèce, Espagne, Portugal et Italie), en grande majorité prêts à renoncer à l’emploi de leur rêve si cela suppose de vivre à l’étranger. J’y vois le signe, qu’en dépit du Marché unique, les barrières – linguistiques, culturelles, réglementaires, etc. – apparaissent encore trop importantes aux yeux des salariés européens pour que la mobilité professionnelle devienne une réalité en Europe. »

Travailler à l’étranger ? Les Français partagés, les Européens réticents à franchir le pas
A en croire l’image caricaturale parfois véhiculée dans certains médias étrangers, la France serait un pays où la chienlit le dispute à la morosité et où les tentatives de réforme plient sous le poids des grèves à répétition. Les études sur la confiance en l’avenir distinguent par ailleurs régulièrement les Français comme des champions du pessimisme. L’herbe, dans ce contexte, serait plus verte chez nos voisins... Selon des données officielles, les Français sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger. Le registre des Français établis hors de France, tenu par le Quai d’Orsay, évaluait ainsi à 1,7 million le nombre d’expatriés français en 2015, en hausse de 2% sur un an, et de 4,14% en 2 ans. Selon une étude de l’Insee sur les flux migratoires en France, le nombre de Français partis à l’étranger entre 2006 et 2013 a même augmenté de 5,2% par an en moyenne sur cette période. Aucune de ces deux sources ne renseignant les motifs de départ à l’étranger, impossible toutefois d’établir un lien de causalité entre le « climat social » français brocardé à l’étranger et ces départs.

Autre résultat de l’enquête : les seuls pays de l’UE affichant une majorité de salariés ouverte à l’idée d’un départ à l’étranger pour saisir une opportunité professionnelle sont, à l’exception du Royaume-Uni et de la Hongrie, les pays du Sud de l’Europe éprouvés par la crise :  
- l’Espagne : 65%
- l’Italie : 61%
- la Grèce : 57%
- le Portugal : 54%
Une disposition qui fait écho à l’ « exode » de nombreux jeunes, Espagnols et Grecs surtout, qui ont quitté leur pays entre 2011 et 2013, au plus fort de la crise qui frappait alors leur pays, dans l’espoir de trouver du travail sous des cieux plus cléments.

www.grouperandstad.fr


Lectures du moment, tribunes d'experts, management et entrepreneuriat...

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Lire la suite...


Articles en relation

BE - Culture & Société
ABONNES
[Etude] Vos corvées vous rendent plus sympathique que vos « talents innés »

Une étude de la Cass Business School (City University of London) affirme que le fait de mettre l'accent sur la notion d'effort plutôt que de talent naturel permet de faire meilleure impression lors d'un premier rendez-vous Les personnes devant faire bonne impression lors de rendez-vous galants ou d'entretiens d'embauche doivent mettre en exergue le dur labeur et les efforts consentis pour expliquer leur succès, d'après une étude récente de la Cass Business School. Dans l'étude intitulée...

BE - Culture & Société
ABONNES
Alerte JNA : l’état de santé auditif des jeunes est inquiétant

A 3 semaines de la 22e Journée Nationale de l'Audition, l'association JNA - Association d'alerte et de plaidoyer agissant depuis 22 ans en France - lance une alerte aux pouvoirs publics et aux acteurs de la santé sur l'état de santé des jeunes. Déjà en 2017, l'enquête Ifop - JNA « Smartphone : ami ou ennemi de notre santé auditive ? » apportait un éclairage fort inquiétant, questionnant l'impact des pratiques toxiques d'écoute de musique via les oreillettes sur la santé, en regard de l'enquête...

BE - Culture & Société
ABONNES
Les Européens veulent consommer plus local et responsable

Avec une croissance qui s'essouffle et des perspectives moins favorables pour 2019, la prudence grandit chez les consommateurs européens. Mais un autre mouvement se fait jour : ils se tournent de plus en plus vers une consommation plus locale considérée comme plus responsable. Tels sont les deux grands enseignements de la nouvelle édition de L'Observatoire Cetelem qui, depuis plus de 30 ans, décrypte et analyse les modes de consommation des ménages en Europe. Cette étude intitulée « Think local,...

BE - Culture & Société
ABONNES
Quelle place pour les énergies renouvelables chez les Français ?

A l'heure du grand débat national, les Français réaffirment leur désir de privilégier les énergies renouvelables pour l'avenir du pays. L'engagement des Français est important sur cette thématique, puisque 67% estiment qu'il leur revient également d'agir à leur échelle. L'amélioration énergétique de leur logement figure parmi les actions les plus citées, devant les changements de comportement en matière de déplacements, mais derrière les résolutions en faveur d'une consommation plus responsable...