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Oui, les normes sont bonnes pour l’économie française

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Contredisant le cliché sur les normes qui pénaliseraient les entreprises, une étude AFNOR*, réalisée par le BIPE**, démontre le contraire.


+ 20% : les normes boostent le chiffre d’affaires

C’est le surcroît de croissance annuelle du CA des entreprises participant à l’élaboration des normes : elles affichent un taux de croissance annuel de 4% contre les 3,3% de moyenne recensés pour l’ensemble des entreprises. Celles qui s’engagent dans le processus de création des normes volontaires sont résolument mieux préparées pour affronter la concurrence économique. Les normes agissent en accélérateur de croissance et en facteur évitant de la dégrader.


+ 19% : elles aident à exporter

C’est le supplément de CA à l’export qu’obtiennent les entreprises acheteuses de normes ou faisant partie des commissions de normalisation. Leur taux d’export est de 18,2%, alors que la moyenne des entreprises affiche un taux de 15,3%. Les normes volontaires sont incontestablement un passeport pour mieux vendre hors de ses frontières. Elles favorisent l’interopérabilité entre les différents produits et services, qui peuvent ainsi mieux dialoguer à l’international. Ce langage commun constitue une solution de référence fiable dont la légitimité est garantie. Pour le consommateur, les normes partagées par le plus grand nombre d’acteurs, lui évitent d’être piégé par une technologie ou un système fermé.


+ 15 Milliards d’€ : les normes favorisent la production et réduisent les coûts

C’est l’apport annuel de l’utilisation des normes volontaires à la production française. Quand les entreprises s'impliquent dans l'écriture des normes et les appliquent pour leurs produits et services, elles vendent et produisent plus. L’étude AFNOR démontre clairement que le corpus des normes volontaires figure parmi les meilleures alliées de la productivité. Dernier aspect important : les entreprises intégrant les normes, optimisent l’utilisation et la maintenance de leur installation, en harmonisant leurs outils de production sur leurs différents sites. C'est un moyen de réduire les coûts. De même, les systèmes de management environnemental et énergétique, exercices basés sur des normes volontaires internationales, allègent certaines charges (traitement des déchets, consommations d'énergie).

Informations sur l’étude
Le BIPE a croisé les données économiques provenant de 2 099 entreprises de tous secteurs ayant participé à la normalisation depuis 2005. Trois thématiques ont été isolées pour mesurer l’effet des normes :
- la croissance du CA,
- le taux d’export,
- la production.

L’étude mesure l’impact de la normalisation sur l’économie avec des variables liées à la consommation réelle de normes (achats de normes, nombre d’acheteurs) et au processus de production de normes (nombre d’entreprises siégeant dans les commissions de normalisation).

*AFNOR est l’organisme français de référence pour les normes volontaires. Il entretient et publie la collection de toutes celles qui existent, anticipe celles à venir, et accompagne leur création aux niveaux français, européen et international.
http://www.afnor.org/

**BIPE : créé en 1958 à l’initiative des pouvoirs publics et de grandes entreprises françaises, le BIPE est une société indépendante d'études économiques et de conseil en stratégie auprès des entreprises privées et des pouvoirs publics.
http://www.bipe.fr/

 

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