Connexion
/ Inscription
Mon espace

Risques logistiques : les entreprises françaises s’obstinent à jouer perso

BE - Entreprises & initiatives
ABONNÉS

Afin de déterminer les périls logistiques majeurs auxquels sont confrontés les logisticiens, leurs conséquences économiques et les mécanismes de gestion existants, Generix Group, Éditeur d’applications collaboratives, a donné la parole à près de 145 entreprises issues de tous secteurs d'activité.


I - La sécurisation des opérations logistiques : un enjeu prioritaire…

a) Performance, coûts, risques : les trois priorités de la Supply Chain
Sans surprise, l’amélioration de la performance (62%) et la diminution des coûts (54%) apparaissent comme les deux priorités des responsables logistiques. Juste devant la réduction des risques (52%). On constate une différence d’enjeux suivant le secteur d’activité et le développement géographique des entreprises : d’une part, plus une entreprise internationalise ses échanges (plus de 50% de son activité) et plus la flexibilité devient un enjeu important ; d’autre part, l’amélioration de la performance s’impose comme une priorité transsectorielle (distribution/biens de consommation/services). Seuls les secteurs de l’industrie et de l’électronique font exception. Quant à la gestion des risques, elle constitue le 2ème enjeu pour les acteurs de la distribution, des services et pour les entreprises dont le taux d’activité à l’international est moins de 10%.

b) La gestion des risques logistiques : un enjeu pour 8 entreprises sur 10
Dans le détail : c’est un enjeu majeur pour 49% des responsables logistiques et un enjeu moyen pour 30% d’entre eux. Parmi les risques potentiels, les entreprises redoutent particulièrement l’indisponibilité du système d’informations à 46%. Tous secteurs confondus, il s’agit du risque le plus impactant ! La faillite du SI est suivie de près par la défaillance ponctuelle d’un fournisseur (37,6%) et des pics de volumes imprévus (37,1%).


II - …géré péniblement par les entreprises

a) Prévention des risques : le directeur Supply Chain en première ligne
Pour 65% des professionnels interrogés, les directeurs Supply Chain sont aux avant-postes de la prévention des risques logistiques au sein de l’entreprise. Ce constat fait l’unanimité parmi les entreprises évoluant dans les secteurs de la distribution et des biens de consommation.

b) Le collaboratif : parent pauvre de la gestion des risques logistiques. 
Seule une minorité d’entreprises mobilise leur écosystème pour gérer les risques logistiques. 31% procèdent à une alerte depuis leurs partenaires externes et à peine 19% organisent l’écosystème autour de l’entreprise.
La plupart des organisations se concentrent sur l’interne pour faire face aux aléas logistiques. Par exemple, 65% donnent la priorité à des remontées d’alertes sur les événements internes. Ce parti pris s’impose comme une priorité quel que soit le périmètre de leurs activités internationales et leur secteur d’activité (distribution/biens de consommation/industrie).

c) Sans visibilité, pas de collaboratif
L’opacité règne parmi les maillons forts de la chaîne logistique. A savoir : l’entreprise, ses transitaires, ses transporteurs, ses clients et ses fournisseurs.  Concrètement, 58% des entreprises ont une visibilité quasi nulle sur les aléas impliquant leurs transitaires, 49% sur ceux qui impliquent leurs fournisseurs et 46% sur ceux qui touchent leurs transporteurs. En revanche, ce chiffre tombe à 37% avec leurs clients. Cette faible visibilité nuit incontestablement à une gestion collaborative des risques.

d) 16% des entreprises interrogées jouent avec le feu
11% des entreprises avouent ne pas avoir de politique de gestion des risques, pire, 5% d’entre elles ne savent pas comment s’y prendre. Ce mélange d’ingénuité et d’incompétence est d’autant plus inquiétant que les entreprises n’ignorent pas les conséquences plus ou moins graves de la mauvaise gestion des risques. Notamment, les coûts indirects (désorganisation, litiges) (61%), les coûts directs (avoirs, pénalités) (58,7%), la dégradation de l’image de l’entreprise (45%) voire la perte de client (31%).

« Les résultats de cette étude démontrent à la fois une réelle prise de conscience de la part des SC Managers sur l’importance d’un meilleur contrôle de leur chaine logistique pour augmenter la satisfaction de leurs clients et  l’insuffisance de leur dispositif visant à sécuriser la totalité de la chaîne logistique. L’enjeu des Supply Chain Managers n’est pas d’annuler le risque - c’est impossible, car par définition chaque acteur de la chaine est un facteur de risque - mais plutôt de le juguler. Comment peuvent-ils y parvenir ?Par la visibilité et l’information. Autrement dit, savoir identifier à temps un aléa survenant dans la chaine logistique, y compris à l’extérieur de l’organisation, et avoir accès aux informations nécessaires à la prise de décision afin d’en limiter l’impact sur l’activité du client. Cette réflexion a présidé au développement d’Easy Order Tracking par Generix Group, solution inédite fondée sur la visibilité des aléas et leur gestion collaborative»,analyse Isabelle Badoc, Product Marketing Manager Supply Chain chez Generix Group.

http://www.generixgroup.com/fr 

 

Lectures du moment, tribunes d'experts, management et entrepreneuriat...

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Lire la suite...


Articles en relation

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Esteval Infos - 8 février 2019

Au sommaire de nos publications cette semaine, 58 articles (accès libre et accès abonnés) dont : Lancement du fonds Candriam Equities L Oncology Impact Dette émergente : une classe d'actifs attrayante pour 2019 Comme chaque mois, retrouvez nos sélections de produits d'investissement : Notre liste de fonds de boutiques revient en territoire positif Notre liste diversifiée rebondit de 2,3 % sur un mois       Une fin d'année 2018 solide pour le marché locatif des bureaux...

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Nominations professionnels du droit

Bernard Cendrier, Senior Advisor opérationnel chez Deloitte Corporate Finance Il apporte à l'équipe animée par Charles Bédier son expertise et sa connaissance, notamment des secteurs de la chimie, du facility management et de l'énergie. Fort d'une expérience de plus de 30 ans, Bernard Cendrier a occupé différentes fonctions de direction chez Gaz de France, Estampille SA, Engie, Desk Finance M&A et Rhodia. En 2008, après la reprise de Rhodia par Solvay, il devient Directeur des Fusions &...

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Affacturage : Factofrance accompagne ses clients aux Etats-Unis

Complémentaire à un contrat d'affacturage français ou Paneuropéen, cette offre proposée par Factofrance, acteur dans le secteur de l'affacturage en France, permet aux entreprises éligibles de financer le développement de leurs filiales américaines Les Etats-Unis est un pays d'implantation privilégié des entreprises françaises, où ces dernières réalisent 16% de leur chiffre d'affaires, soit 203 Mds€. Viennent ensuite l'Allemagne avec 117 Mds€ et le Royaume-Uni avec 108 Mds€. Les Etats-Unis...

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Bpifrance signe une convention pour accompagner les entreprises à impact social

Christophe Itier, Haut-Commissaire à l'Economie Sociale et Solidaire et à l'innovation sociale, a signé avec Bpifrance une convention de partenariat d'une durée de 3 ans visant à renforcer leur coordination pour accompagner le développement et la croissance des entreprises à impact social. Représentant plus de 200 000 entreprises, 2,3 millions de salariés et près de 10% du PIB en France, ce secteur constitue un levier majeur pour répondre de façon concrète aux défis sociétaux d'aujourd'hui et...