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[Point de vue] L’impressionnante stabilité des marchés suite aux événements parisiens du 13 novembre 2015

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Par Pierre Bismuth, directeur général etgérant chez Myria AM.

  • Le 11 septembre 2001 a marqué le début d’une semaine historique durant laquelle la Bourse de New York est restée fermée. Cela n’était jamais arrivé par le passé et ce n’est que le 17 septembre 2001 que Wall Street a rouvert ses portes. Sans surprise, les cotations se sont effondrées. Mais très vite, lors de la reprise, les actions ont retrouvé grâce aux yeux des investisseurs. Ce n’est que fin mars 2002 qu’elles ont baissé suite à l’explosion de la bulle internet et des malversations de Worldcom.

 

  • Le 11 mars 2004, après les attentats perpétrés à Madrid, les marchés financiers ont ouvert dans la douleur : l’Ibex 35 (indice de la bourse madrilène) a perdu plus de 7% en trois jours pour  ensuite se reprendre rapidement. Finalement, en 2004, l’Eurostoxx a affiché une hausse de 9.4% et l’Ibex 35, dividendes réinvestis, une progression de plus de 20%.

 

  • Le 7 juillet 2005, suite aux explosions dans les transports publics de la capitale londonienne, les marchés ont fait preuve de sang-froid. L’indice FTSE 100 a terminé la journée à -1.36%, mais le mois de juillet s’est conclu par une forte hausse de plus de 3%. Ce fut d’ailleurs le cas pour l’année 2005 dans son ensemble : le FTSE 100 a progressé de plus de 20%, tandis que l’Eurostoxx 50 est monté de plus de 24% malgré les événements.

 

  • En 2015 en France, les attentats du mois de janvier n’ont pas eu d’impact significatif sur les marchés financiers (forte hausse enregistrée fin janvier : +7% en Europe). Suite aux événements du vendredi 13 novembre, les marchés affichent une stabilité impressionnante. Et cela peut tenir dans plusieurs explications :

 

  • Les gérants de fonds d’investissement gardent la tête froide puisque le monde financier garde à l’esprit le fait que la chute des marchés suite au 11 septembre 2001 avait financé les attaques terroristes. Les commanditaires avaient en effet spéculé à la baisse sur les titres des compagnies aériennes.

 

  • Aujourd’hui, les titres les plus ponctuellement « délaissés » à la Bourse de Paris - ceux du secteur du tourisme, des loisirs et de la consommation discrétionnaire - ne suffisent pas à faire chuter les marchés.

Depuis la grande crise financière de 2008, les États et les banquiers centraux ont pris des mesures pour que la croissance revienne dans la Zone euro et dans le monde. Cette dynamique n’est pas remise en question par les événements qui frappent la France depuis le début de l’année 2015.

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