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Marchés émergents : l’heure est à la sélectivité

ER - Analyses de marchés
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Par Stéphanie de Torquat, stratégiste chez Lombard Odier

Depuis le point bas de leur indice boursier au début octobre 2011, les investisseurs se sont généralement tenus à l’écart des marchés émergents. Un point de vue conforté par les craintes que la réduction de ses achats d’actifs par la Réserve fédérale américaine entraine des sorties de capitaux de la région. Aujourd’hui, la stratégie visant à exclure les marchés émergents perd de son élan.

En effet, si la fin des investissements excessifs et des exportations élevées vers le bloc occidental ont pesé sur la croissance des économies émergentes ces dernières années, cet ajustement économique touche maintenant à son terme. Et si la fin du cycle d’assouplissement monétaire dans les pays développés pourrait pénaliser certains marchés émergents, le cycle de resserrement dans les économies émergentes se termine également.

Cela étant, la grande disparité au sein du monde émergent requiert un degré élevé de sélectivité. Trois critères clés sont les fondamentaux de balance des paiements, l’inflation et l’exposition à la reprise des pays développés. Les deux premiers critères mettent à l’honneur la Malaisie, les Philippines et la Chine, et disqualifient la Turquie, l’Argentine, l’Afrique du Sud et le Venezuela. Par ailleurs, les pays bénéficiant d’une amélioration de l’environnement mondial, par leurs exportations vers les pays développés et une faible exposition aux risques de sorties de capitaux, sont le Mexique, les Philippines, la Chine, l’Inde et la Pologne alors que la Turquie, l’Argentine et le Venezuela sont à nouveau mal classés. 
Ainsi, dans l’ensemble, nous favoriserions l’Asie, et plus particulièrement la Chine, dont les valorisations sont bon marché, ou l’Inde, qui se trouve à l’orée d’une renaissance économique et sociale dans le contexte de l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi.

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