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La conjoncture économique Mai 2014, vue par Lazard Frères Gestion

ER - Analyses de marchés
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Analyse de la conjoncture économique des USA et de la zone Euro et point macroéconomique du Royaume-Uni.

 

1/ Etats-Unis

 Scénario : la croissance devrait se raffermir grâce à la normalisation de la météo. La poursuite de la baisse du taux de chômage va permettre à la Réserve Fédérale de continuer la réduction de ses achats de titres au même rythme durant l’année.

Évolution récente :
- La croissance du PIB a ralenti à +0,1% au 1er trimestre en rythme annualisé contre 2,6% au quatrième trimestre. Toutes les composantes de la demande hormis la consommation ont pénalisé l’activité.
- 273 000 emplois ont été créés par le secteur privé au mois d’avril et le taux de chômage est en baisse de 0,4 point à 6,3% en raison d’un recul du taux de participation.
- L’ISM manufacturier continue de se redresser et atteint 54,9 au mois d’avril. L’ISM non manufacturier progresse de 2,1 points à 55,2 et l’indice des nouvelles commandes est en forte hausse.
- La consommation des ménages a été dynamique au mois de mars où elle progresse de 0,7%.

A surveiller : La première estimation de la croissance américaine pour le premier trimestre est décevante. Bien que la consommation privée ait continué de croître à un rythme supérieur à 3% pour le 2ème trimestre consécutif, celle-ci a été largement tirée par une augmentation des dépenses de santé et d’énergie liée à la réforme de l’assurance maladie pour les premières et à l’hiver particulièrement rigoureux pour les secondes. L’effet net des mauvaises conditions météo semble toutefois avoir été négatif et la normalisation de ce facteur devrait permettre à l’activité de se raffermir au second trimestre, comme le suggèrent les indicateurs de conjoncture.

 

2/ Zone Euro

Scénario : La croissance accélère progressivement dans la zone euro, ce qui devrait limiter le risque de déflation.

Évolution récente :
- L’indice PMI composite de la zone est en hausse de 0,9 point à 54,0 au mois d’avril ce qui constitue la plus forte hausse mensuelle depuis mai 2011.
- Après un ralentissement au mois de mars, l’inflation et l’inflation hors alimentation et énergie accélèrent au mois d’avril pour revenir sur leur niveau du mois de février à respectivement 0,7 et 1,0% sur douze mois d’après l’estimation avancée.
- Le taux de chômage est stable à 11,8% au mois de mars.
- Les ventes au détail se redressent progressivement et sont en hausse de 0,3% au mois de mars tandis que les ventes de voitures, très volatiles ces derniers mois, cèdent 0,3%.

A surveiller : Si le retour à la croissance se confirme, la croissance du crédit bancaire au secteur privé reste déprimée et le stock de crédit recule de 2,0% sur un an au mois de mars. En revanche, d’après l’enquête de la BCE, l’amélioration des perspectives économiques et la baisse du coût de financement ont permis une légère amélioration des conditions d’octroi de crédit aux entreprises au 1er trimestre et les banques anticipent un assouplissement au deuxième trimestre. La demande de crédit du secteur privé se raffermit et celle provenant des entreprises augmente pour la première fois depuis le 2ème trimestre de 2011.

 

3/ Royaume Uni

La croissance britannique est restée solide au premier trimestre. Le PIB progresse de 3,3% en rythme annualisé et le niveau d’activité est proche de son pic atteint au 1er trimestre de 2008. Les indices PMI restent bien orientés et l’amélioration sur le front de l’emploi se poursuit. Cela a permis au taux de chômage de poursuivre sa baisse au mois de février pour s’établir à 6,9% en moyenne sur les trois derniers mois, un nouveau plus bas récent. En revanche, malgré une accélération depuis le début d’année, la croissance des salaires réels reste proche de zéro.

 

Interview de Régis Bégué, Associé-gérant et Directeur de la gestion actions
Il fait part de son analyse sur la zone Europe.

Les marchés ont bien résisté depuis le début de l’année malgré des révisions de bénéfices en baisse.
Comment l’expliquez-vous ?
Selon nous, ni les analystes, ni les sociétés, n’ont encore pris en compte l’amélioration des conditions économiques en Europe. Pourtant, celle-ci est déjà bien visible notamment dans le secteur bancaire qui voit son coût du risque baisser, notablement depuis le deuxième semestre 2013 et particulièrement en Europe du Sud. Cette amélioration de la conjoncture finira par se traduire par des révisions de bénéfices 2015 et au-delà en hausse. Les cours de bourse ont déjà en partie anticipé ces meilleures perspectives puisqu’ils ont monté, plus soutenus pour l’instant par une dynamique de revalorisation que par la progression des résultats qui reste à venir.

Que faut-il aujourd’hui pour voir ce mouvement se poursuivre ?
Il faut attendre que ces perspectives bénéficiaires se concrétisent, la dynamique de valorisation n’étant plus une force suffisante pour faire monter le marché. Ce mouvement de révision en hausse pourrait commencer prochainement.

Plus récemment, les grandes manœuvres en fusions et acquisitions sont venues soutenir le marché.
Oui, en particulier dans le secteur pharmaceutique qui est en pleine ébullition :
- échange d’actifs entre Novartis et GlaxoSmithKline
- intérêt de Pfizer pour Astrazeneca
- Bayer qui vient de racheter la division «Consumer Care» de Merck & Co
Mais aussi, l’intérêt manifesté pour les actifs d’Alstom ou encore la fusion Lafarge Holcim. Et de nouvelles opérations verront très probablement le jour dans les mois qui viennent.

Révisions en hausse des bénéfices et fusions/acquisitions sont donc les deux principales dynamiques
qui soutiendront les indices dans les mois à venir ?
Ils soutiendront effectivement le marché et tout particulièrement le marché européen qui, selon nous, présente aujourd’hui le plus de potentiel - bien que nous croyions aussi à un redémarrage des marchés émergents.
Nos fonds Objectif Alpha Euro et Objectif Alpha Europe devraient continuer à bénéficier de cette dynamiquesur le marché européen ; la performance spectaculaire des cinq dernières années (respectivement +99% et +103%) correspondait surtout au rattrapage d’une sous-évaluation massive des marchés  en 2009 et n’obère donc pas le potentiel. Citons également Norden, notre Sicav actions investie dans les pays nordiques, qui réalise + 137% sur 5 ans ou encore Objectif Small Caps Euro, +149%, dont le succès nous a contraints à limiter les souscriptions, dans l’intérêt des porteurs, mais qui recèle encore des «pépites».

Des performances récompensées par un Trophée d’Argent du Revenu...
Au-delà de la performance affichée, nous sommes également heureux que la régularité soit récompensée par le Trophée d’Argent du Revenu. Il faut toujours juger d’une performance à l’aune du risque qui a été pris pour la réaliser. C’est bien ce rapport de l’un à l’autre qui fait la valeur de notre gestion actions.

www.lazardfreresgestion.fr.

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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