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ER - Analyses de marchés
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Allocation d'Actifs : les recommandations du Comité Stratégique de Barings

Par Percival Stanion, Chairman, Strategic Policy Group de Barings.

Sur un plan macro-économique, nous avons laissé inchangées nos prévisions sur les économies développées. Les dernières données ont certes été mitigées mais nous constatons toujours une faible croissance aux Etats-Unis, une reprise modérée au Japon et au Royaume-Uni et une stabilisation en Europe.

En revanche, nous avons revu à la baisse nos anticipations de croissance pour la Chine, l’Inde et l’Europe de l’Est comme nous l’avions déjà fait pour l’Amérique Latine.

L’activité a baissé en Chine et le gouvernement lui-même a été contraint de défendre son objectif de croissance de 7,5%. Sur le terrain, l’activité parait même bien inférieure aux chiffres officiels. La récente initiative de la banque centrale chinoise pour resserrer le système bancaire et dresser un audit des dettes des collectivités locales va peser sur les projets d’investissement et l’aide aux petites entreprises sera insuffisante pour compenser. De plus, peu de soutien est à attendre des investisseurs étrangers sur fond de croissance mondiale atone.

La croissance ne va certes pas s’effondrer en Chine comme après l’affaire Lehman, mais les autorités chinoises ont pris conscience qu’elles devaient s’attaquer maintenant aux problèmes structurels. Parallèlement, elles prennent les mesures nécessaires pour éviter que les marchés ne paniquent. Si la situation se détériorait, le gouvernement chinois changerait de cap mais ce n’est pas pour l’heure notre scénario central.

La situation est similaire dans d’autres grandes économies émergentes :
- L’Inde a reporté tout projet de réformes à l’année prochaine, après les élections. De plus, un programme d’aide alimentaire va à nouveau peser sur les comptes publics déjà déficitaires.
- Au Brésil, les manifestations contre la corruption et le coût des transports ont contraint le gouvernement à des concessions.
- La Turquie pourrait rencontrer les mêmes contraintes.

Si les pays émergents se heurtent à des problèmes de réformes à court terme, alors qu’ils bénéficient actuellement de peu de soutien extérieur, nous restons confiants sur leurs perspectives à long terme. Mais des réformes sont indispensables dans de nombreux pays pour attirer à nouveau les investissements étrangers.

Nous avons revalorisé les liquidités de sous-pondérées à neutres mais avons laissé inchangées nos notations sur actions et obligations.

Sur le plan géographique, d’ici quelques mois, nous revaloriserons l’Europe. Ceci pourrait correspondre avec une dégradation des Etats-Unis dans la mesure où les actions américaines affichent plusieurs années de surperformance. Néanmoins, nous attendrons le résultat des élections en Allemagne et des conséquences éventuelles sur les pays d’Europe du Sud.

Sur le plan sectoriel, nous avons revalorisé l’énergie à neutre. Nous avons rétrogradé la consommation courante, un certain nombre de sociétés du secteur ayant fait des avertissements négatifs sur résultat, et ce notamment du fait de la faiblesse actuelle des émergents. De plus, les valorisations nous semblent élevées. Compte tenu des faibles perspectives d’investissement, nous avons également dévalorisé les technologies de l’information.

Les taux : nous avons revalorisé les US Treasuries après leur récente contre-performance et rétrogradé les obligations allemandes qui ont pour leur part sur-performé. Nous avons également dévalorisé la dette émergente.

Les devises : nous avons rétrogradé toutes les monnaies émergentes et l’or.
Les sorties de capitaux des pays émergents risquent de s’intensifier avec la contestation sociale et les gouvernements pourraient favoriser la dévaluation pour stimuler les exportations dans un environnement peu porteur.

www.barings.com

 

 

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