Connexion
/ Inscription
Mon espace
Questions de gestion
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

Ben Bernanke : sa parole est d’or

Une analyse de Fabrice Cousté, Directeur général de CMC Markets

L’équation « good news = bad news » prévaut toujours dans l’esprit des investisseurs boursiers.
Après l’intervention du patron de la Réserve Fédérale américaine, Ben Bernanke, hier au Congrès, les marchés actions poursuivent sereinement leur progression. Sans nouvel effet d’annonce majeur, le président de la FED s’en est tenu à reformuler la garantie que la Banque centrale s’engage à apporter aux marchés, à court terme : selon lui, une politique monétaire très accommodante « reste appropriée dans un avenir proche » compte tenu, entre autres, d’un taux de chômage encore à 7,6% aux États-Unis. Le maintien de taux directeurs au plus bas sera ainsi encore assuré pour une période « considérable ».

Le timing d’un resserrement monétaire en 2014 satisfait les investisseurs boursiers, qui voient d’un bon œil le statu quo sur les taux d’intérêt et l’afflux de liquidités sur les marchés, précieux moteur de la valorisation des actions au cours des derniers trimestres. La corrélation très étroite entre les récentes variations de marché et les indications des banques centrales relève d’une lecture inédite des fondamentaux économiques. Paradoxalement, la progression des indicateurs macroéconomiques américains est perçue comme un facteur baissier, à court terme, pour la progression des actions.

Compte tenu du soutien actuellement immodéré des banques centrales, les investisseurs en viennent à redouter une vigueur économique trop tôt retrouvée. En prolongeant le dopage monétaire, Ben Bernanke ouvre la voie à un mouvement de revalorisation supplémentaire pour les actifs risqués, notamment les actions européennes (l’indice CAC 40 flirte de nouveau avec les 3 900 points, après un rebond de 8,5% depuis le 24 juin) et leurs homologues des marchés émergents. Les matières premières, plus précisément les métaux précieux, sont aussi les grands gagnants du cycle de stimulation monétaire.

Fortement corrélé à l’affaiblissement du cours du dollar et dépendant d’une politique monétaire inflationniste, le prix de l’or s’est récemment renchéri, après l’énorme trou d’air du printemps. Le cours de l’once d’or s’est apprécié de 6,6% depuis trois semaines, pour entrer dans un canal entre 1 275 et 1 285 USD. Le franchissement du seuil symbolique de 1 300 USD est un objectif crédible d’ici quelques séances. Les investisseurs doivent en profiter sans attendre, car l’actif devrait logiquement connaître une nouvelle période de turbulence en 2014, lorsque la Réserve Fédérale mettra en œuvre le retrait de son dispositif monétaire non conventionnel.

www.cmcmarkets.com.au

 

---------- découvrir les lettres et newsletters d'Esteval Editions ----------

Lire la suite...


Articles en relation