Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Etudes] Private Equity : cette étude révèle un écart de performance considérable entre les meilleurs gérants et les autres

Une nouvelle étude réalisée par Moonfare, plateforme mondiale d’investissement et de gestion spécialisée dans les marchés privés, met en évidence l’écart considérable entre les gérants de private equity les plus performants et les moins performants. Elle souligne ainsi l’importance de la sélection des gérants au sein d’une classe d’actifs où les performances peuvent varier sensiblement.

 

Intitulée Dispersion sur les marchés privés, l’étude montre qu’entre 2016 et 2026, l’écart de rendement annuel entre les gérants de private equity du premier et du dernier quartile s’est établi à 19,2 points de pourcentage, contre seulement 2,9 points pour les actions de grande capitalisation. 

 

Dans une classe d’actifs caractérisée par des horizons d’investissement longs, cet écart s’accentue au fil du temps. Les différences de performance annuelle se cumulent et entraînent des écarts considérables de valeur finale sur toute la durée de vie d’un fonds. Un calcul illustratif à taux de rendement interne (TRI) constant, fondé sur les performances par quartile des millésimes de fonds de private equity de 2000 à 2023, fait ressortir, sur dix ans, une valeur finale correspondant aux performances du premier quartile environ deux fois supérieure à celle correspondant aux performances médianes. Ce calcul illustre la manière dont la dispersion des performances peut s’amplifier au fil du temps. 

 

L’étude remet ainsi en question l’idée selon laquelle il existerait un rendement unique du private equity et souligne l’importance d’une sélection rigoureuse des fonds. Pour les investisseurs qui choisissent des gérants moins performants, l’écart de performance annuelle peut s’amplifier considérablement pendant toute la durée de vie du fonds, les laissant loin derrière ceux qui ont investi auprès des acteurs les plus performants du marché.

 

L’étude met également en lumière les difficultés d’accès aux meilleurs fonds, qui sont structurellement sursouscrits et dont les capacités sont souvent limitées.

 

Steffen Pauls, Fondateur et Co-CEO de Moonfare, déclare : « Cette étude montre que le simple fait d’accéder aux marchés privés ne garantit pas aux investisseurs d’obtenir des rendements. La réputation d’un gérant témoigne de ce qu’il a accompli, mais ne présage pas de ses performances futures. D’ici à la fin de la décennie, nous nous attendons à ce que les capitaux se concentrent autour d’un cercle beaucoup plus restreint de gérants ayant démontré leur capacité à reproduire leur avantage dans la durée. Pour les autres, les levées de fonds pourraient alors s’allonger et devenir sensiblement plus difficiles. Du point de vue des investisseurs, la capacité à identifier les bons gérants et à accéder à leurs fonds deviendra donc plus importante encore. »

 

Moonfare a analysé 647 passages d’un fonds à son successeur parmi des fonds de buyout fermés à durée de vie déterminée, afin d’évaluer la persistance des performances d’un fonds à l’autre. Dans 34 % des cas, un fonds du premier quartile a été suivi par un autre fonds du premier quartile. Ce résultat met en évidence le rôle des avantages structurels propres à certaines sociétés de gestion – notamment un sourcing différencié, un solide vivier d’opportunités et une expertise opérationnelle – dans le maintien d’une surperformance dans la durée.

 

L’étude montre toutefois pourquoi la sélection des gérants ne peut reposer uniquement sur leur réputation : deux gérants sur trois (66 %) dont un fonds s’était classé dans le premier quartile ne sont pas parvenus à réitérer cette performance avec le fonds suivant.

Lire la suite...


Articles en relation