Cet alumni des Mines Nancy crée une alternative française à Instagram et Facebook.
Les interdictions des
réseaux sociaux pour les moins de 15 ans gagnent du terrain, malgré tout, les
résultats restent pourtant limités. L’Australie, qui a mis en place cette
mesure en décembre 2025, en apporte un exemple clair : les plateformes n’ont
que très peu renforcé leurs contrôles, et une majorité de mineurs continuent
d’y accéder. Pendant ce temps, le cyberharcèlement, l’addiction aux écrans et
les effets négatifs sur la santé mentale poursuivent leur progression.
En réponse à ce
constat, Clément Etoré a fondé « Bulle » avec l’ambition de proposer une
alternative concrète aux réseaux sociaux traditionnels.
Sorti en 2026 et
disponible en 7 langues sur IOS et Android, Bulle se présente comme un média
social européen. La dimension « sociale » passe par un format d’application
proposant des contenus variés et un système de défilement inspiré des réseaux
sociaux classiques. Le côté « média », lui, repose sur une sélection de
créateurs validés par les équipes de l’application, avec l’objectif de mettre
en avant des contenus de qualité plutôt que de la désinformation, des contenus
générés par IA ou de faux experts.
« La lutte contre la
désinformation constitue un axe central du projet, indique Clément,
expliquant la vérification des créateurs et des médias. Contrairement aux
réseaux sociaux traditionnels, l’algorithme de recommandation est transparent
et connu des utilisateurs. « Il a été conçu pour rester généraliste
pour éviter d’enfermer dans une bulle de pensée ou un contenu trop homogène,
l’un des défauts des réseaux utilisés aujourd’hui », ajoute-t-il.
Le média social fait le
choix d’une déontologie exigeante pour promouvoir des échanges plus
respectueux. Si l’application reste accessible à tous, la publication de
commentaires sera réservée aux utilisateurs dont l’identité aura été vérifiée à
l’aide d’un document officiel. Un dispositif ambitieux, développé en
collaboration avec les équipes de France Identité. Son objectif est clair,
lutter plus efficacement contre le cyberharcèlement, les discours
discriminatoires et les comportements toxiques en garantissant que les auteurs
de dérives puissent être identifiés.
« La création de Bulle est le résultat des réflexions initiées lors de la formation que j’ai suivi aux Mines Nancy, raconte le fondateur du média social. Il y a évidemment un vrai aspect technique, avec par exemple, la compréhension du machine learning, mais aussi toute une réflexion sur l’impact sociétal des projets, qui est une thématique forte au sein de l’école » conclut-il.


