Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature de France, a récompensé ce jour les lauréats de la troisième édition des prix de thèse du ministère.
Ces prix dédiés à la transition écologique ont pour
objectif de renforcer les liens entre le monde scientifique et l’administration
au bénéfice de l’action publique, et de récompenser l’excellence des travaux en
la matière.
Dans une période où les sciences du climat sont remises en cause, le ministère réaffirme, notamment par le biais de ces prix, l’importance de remettre les faits et la véracité scientifique au centre.
Ces prix illustrent le travail continu du ministère pour
porter haut la parole scientifique. Ils s’inscrivent dans une stratégie plus
large de lutte contre la désinformation climatique, mise en place par le
ministère pour remettre la science au cœur du débat public, ainsi que dans une
dynamique interne consacrée par la nouvelle stratégie recherche du Ministère,
qui coordonne et renforce la place de la science au cœur de l’action publique
À l'occasion de la
cérémonie de remise des prix, organisée à l'Hôtel de Roquelaure, trois
lauréates ont été distinguées :
1er prix :
• Mathilde Mus, pour sa thèse «
Déterminants psychologiques de l'acceptabilité des politiques environnementales
: une approche cognitive pour améliorer la compréhension des préférences
citoyennes »
2ème prix :
• Clara Azarian, pour sa thèse «
Perspective multi-échelle des tendances du changement climatique dans l'Océan
Indien Sud : potentiels impacts sur les écosystèmes pélagiques et implications
pour la gestion de la biodiversité »
3ème prix :
• Charlotte Glinel, pour sa thèse «
Mobiliser les forêts face au réchauffement climatique. Une sociologie politique
du travail écologique »
Le jury a également
décidé de décerner 2 accessits à :
• Ngo Nghu Truyen Huynh, pour sa thèse «
Approches hybrides physique-IA intégrant des réseaux neuronaux dans des modèles
hydrologiques distribués pour la simulation des crues à l'échelle régionale »
• Matthis Messager, pour sa thèse «
Vers l'intégration des cours d'eau non-pérennes dans la gestion durable des
écosystèmes d'eau douce ».
Les 121 candidatures
reçues, contre 96 l’année dernière, ont été examinées par le comité
scientifique présidé par Valérie Masson-Delmotte (CEA), composé de Patrick
Flammarion (INRAE), Anthony Briant (ENPC), Elsa Cortijo (CNRS), Didier Gay
(INERIS), Laurence Rouil (ECMWF) et Corinne Blanquart (UGE), chargé d’évaluer
le caractère innovant des travaux ainsi que leur potentiel à ouvrir des
perspectives scientifiques.
Les candidatures ont
ensuite été soumises au jury de l’administration composé du Commissaire général
au développement durable (CGDD), Brice Huet, du chef du service de l’Inspection
générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), Paul Delduc,
ainsi que du Secrétaire général du ministère, Guillaume Leforestier, pour
apprécier le potentiel d’application des travaux sélectionnés aux missions du
ministère.
Ce prix est destiné aux titulaires d’un diplôme de doctorat de moins de deux ans dans les champs du développement durable, de la protection de la nature et de la biodiversité, de l’énergie et du climat, de la prévention des risques naturels et technologiques et de la gestion durable des ressources.


