Le Groupe Vicat confirme son
engagement en faveur de la transition énergétique en France avec deux projets
majeurs : la défossilisation complète de son site de Xeuilley et le déploiement
d’un électrolyseur à haute température à Montalieu.
Ces investissements,
soutenus par l’ADEME et des partenaires industriels français, positionnent
Vicat comme un acteur clé de la souveraineté énergétique.
L’électrification du
broyeur Cru à Xeuilley : une première industrielle
Sur son site de
Xeuilley, Vicat a franchi une étape historique en électrifiant le générateur de
gaz chaud du broyeur Cru, dernier équipement encore dépendant de combustibles
fossiles. Contrairement au four principal déjà alimenté à 100 % par des
combustibles alternatifs, ce broyeur nécessite un générateur dédié pour sécher
la matière, incompatible avec les substituts existants.
Une innovation soutenue
par l’ADEME
Fin 2025, une étude de
faisabilité, cofinancée à 60 % par l’ADEME, a permis d’identifier la solution
optimale : l’électrification du foyer couplée à un stockage de chaleur à haute
température (> 900°C). Ce système, développé en partenariat avec la start-up
lilloise NOC, répond aux enjeux d’intermittence des énergies renouvelables et
optimise les coûts liés à la variabilité de l’électricité. L’investissement
s’élève à 7,5 M€ (hors raccordement RTE), portant la puissance électrique du
site de 13 MW à 28 MW.
Impact environnemental
Ce projet permettra
d’éviter 12 000 tonnes de CO₂ par an (base 2025),
soit une réduction de 80 % des émissions du broyeur sécheur.
Le groupe Vicat a déjà
substitué les combustibles fossiles par la valorisation de déchets énergétiques
régionaux et amélioré sa performance énergétique de 30 % en 20 ans.
Montalieu : vers la
production d’e-fuels grâce à l’hydrogène vert
Dans le cadre du projet
ADEME IDH2, Vicat, en partenariat avec GENVIA et EDF, déploiera un
électrolyseur à haute température d’une puissance de 1 MWe, soit une production
de 600 kg d’hydrogène par jour, sur son site de Montalieu-Vercieu (Isère). Ce
démonstrateur, basé sur la technologie H-Pod de GENVIA, marque une première
industrielle pour la filière française de couplage nucléaire-SOEC (Solid Oxide
Electrolyser Cells), stratégique pour atteindre les objectifs énergétiques
nationaux.
Une chaîne vertueuse
pour la mobilité bas carbone
Le CO₂
capturé grâce au projet VAIA (sur la plus grande cimenterie de France à
Montalieu) sera combiné à l’hydrogène produit par l’électrolyseur pour
fabriquer des e-fuels (carburants de synthèse). La technologie de capture
retenue, la cryogénie,
privilégie l’énergie électrique,
tandis que l’hydrogène sera produit à partir d’électricité bas carbone du réseau
français.
Adaptation des procédés
pour une consommation flexible
Vicat adapte ses
procédés pour offrir un profil de consommation électrique vertueux et flexible,
en phase avec la montée des énergies renouvelables. Les besoins en chaleur pour
la production de ciment sont couverts à trois niveaux de température :
• 200°C (séchage) et 1 000°C (activation
thermique des argiles) : déjà accessibles via des solutions électriques
(résistances, partenariat avec NOC).
• > 1 500°C (clinkérisation) : en
développement avec des technologies comme la torche plasma ou la flamme H₂.
Cette approche permet
d’éviter des investissements lourds en stockage d’énergie tout en optimisant
les coûts, rendant l’équation économiquement viable.
Ce plan d’actions répond au besoin de souveraineté énergétique de la France tout en développant des compétences nationales.


