Un accord de coopération entre leurs services de renseignement
financier a été signé en marge d’une rencontre bilatérale entre Nadia Fettah
Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Royaume du Maroc, et Roland
Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté
industrielle énergétique et numérique de la France, à l’occasion de la 5e
édition de la conférence No Money for Terror.
Tracfin, le service de
renseignement financier rattaché au ministre de l’Économie et des Finances et
au ministre du Budget, et son homologue du Maroc, l’Autorité nationale du
renseignement financier – ANRF, ont signé le 19 mai 2026 un accord de coopération
(Memorandum of Understanding - MoU) pour renforcer la coopération bilatérale
entre les deux pays afin de mieux lutter contre le blanchiment de capitaux et
le financement du terrorisme (BC-FT).
Cet accord vise
notamment à faciliter l'échange d'informations d’intérêts relatives à des
opérations financières suspectes. Les deux pays redoublent ainsi leurs efforts
pour augmenter leur efficacité dans la lutte contre les activités criminelles
liées, en particulier concernant le financement du terrorisme et le blanchiment
des profits dégagés par les activités criminelles. Il doit permettre de
garantir des échanges fluides et efficaces entre les deux cellules de
renseignement financier et ouvre la voie à un partage plus régulier
d’expériences opérationnelles.
Cette nouvelle étape dans la coopération bilatérale intervient alors même que près de 75 pays et organisations internationales se sont réunis à Paris pour réaffirmer leur mobilisation en matière de lutte contre le financement du terrorisme. La conférence « No Money for Terror » s’inscrit parmi les événements de la présidence française du G7.
Les deux ministres ont participé à ces discussions, qui ont porté notamment sur les risques de détournement des innovations financières à des fins de financement du terrorisme et le financement des organisations terroristes s’appuyant sur une emprise territoriale et les enjeux de ré inclusion financière des territoires qui ont été confrontés à ces emprises terroristes.


