Alors que le système de santé libanais est soumis à une pression grandissante
depuis le début du mois de mars, l’ONG internationale de santé Mehad lance, en
partenariat avec le Ministère de la Santé libanais, les ONG Medglobal et Anera
et le Global UltraSound Institute, un programme pilote visant à renforcer les
capacités de diagnostic d’urgence au sein des hôpitaux de première ligne, grâce
à une formation à l’échographie d’urgence, permettant d’augmenter
significativement les chances de survie des blessés.
Face à l’augmentation
des cas de traumatologie et aux contraintes pesant sur les services d’urgence
libanais depuis le début du mois de mars, ce projet répond à un besoin critique
: améliorer la rapidité et la précision du diagnostic dans des environnements
sous tension. L’échographie d’urgence (POCUS) permet en effet d’identifier en
moins de trois minutes des situations potentiellement mortelles, comme les
hémorragies internes, les pneumothorax ou les atteintes cardiaques, contribuant
ainsi à accélérer la prise de décision clinique et à améliorer les chances de
survie des patients.
Ce programme, déployé
en étroite coordination avec les autorités sanitaires libanaises, ciblera dans
un premier temps trois hôpitaux publics stratégiques de la région de Beyrouth,
les 14 et 15 mai 2026. Les hôpitaux ciblés pour cette première session pilote
sont l’hôpital universitaire Rafic Hariri, l’hôpital gouvernemental de Baabda
et l’hôpital gouvernemental de Sibline. Cette formation s’adressera à des
médecins urgentistes et de soins intensifs directement impliqués dans la prise
en charge des patients en situation critique.
Dans le cadre de ce projet, chaque établissement bénéficiera également d’un équipement dédié comprenant une sonde d’échographie portable de dernière génération par hôpital et une tablette par praticien formé, afin de garantir une utilisation immédiate et durable des compétences acquises.
« L’échographie d’urgence permet d’augmenter de manière significative le taux de survie des patients.
Ce projet s’inscrit ainsi à la fois dans une logique d’impact
immédiat, tout en posant les bases d’une intégration durable de cette technique
dans le système de santé libanais, souligne Pierre Catoire, coordinateur
médical et responsable de cette mission pilote pour l’ONG Mehad.
Il ne s’agit plus
seulement de répondre à l’urgence, mais de renforcer durablement la capacité
des hôpitaux à faire face à des situations critiques. »
À travers cette
initiative, Mehad, riche d’une expertise de 15 ans dans la formation des
professionnels de santé en zones de conflit, ambitionne non seulement
d’améliorer la prise en charge des patients en situation d’urgence, mais
également de préparer le terrain à un déploiement à plus grande échelle,
incluant la mise en place de formations certifiantes et le développement d’un
réseau national de formateurs.
Ce projet pilote marque
une étape clé dans l’adaptation du système de santé libanais aux défis actuels,
en alliant innovation médicale, formation ciblée et réponse opérationnelle
immédiate.
Nos équipes se tiennent à disposition pour répondre à toute demande de reportage durant la formation, de témoignages des futurs personnels formés, ou d’interview du responsable du programme ou du directeur général de l’ONG Mego Terzian (ex président MSF France).


