Stéphanie
Schaer, directrice interministérielle du numérique (DINUM) et CIO France, et
Stéphane Le Bouyonnec, sous-ministre de la Cybersécurité et du Numérique du
Québec, ont signé hier, en présence du ministre Gilles Bélanger, une
déclaration d'intention relative à la souveraineté numérique. Cette signature
est le fruit plusieurs années d'échanges et de travaux communs entre les deux
administrations, initiés dès 2023 dans le cadre d'un partenariat entre la DINUM
et l'Académie de la transformation numérique de l'Université Laval.
Une coopération portée
au plus haut niveau politique
Soutenue par le
ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français, cette déclaration
d'intention s'inscrit dans la continuité de la relation bilatérale établie
entre la France et le Québec, qui a connu une impulsion décisive en 2025 avec
l'intensification de leurs échanges, notamment autour des enjeux de cloud
souverain, d'intelligence artificielle et d'outils collaboratifs. La visite du
Premier ministre québécois François Legault en France à l'occasion de VivaTech
en juin 2025 avait constitué une étape marquante, traduisant au plus haut
niveau politique la volonté commune de structurer cette coopération.
La souveraineté
numérique de l’État : une ambition partagée
La déclaration
d'intention couvre cinq domaines prioritaires : les environnements numériques
de travail et les outils collaboratifs souverains, l'identité numérique et
l'interopérabilité entre États, le déploiement de l'intelligence artificielle
au sein des administrations, les infrastructures numériques garantissant
l'autonomie stratégique de l'État, ainsi que le renforcement des compétences
numériques des agents publics.
Une vision commune du
numérique public
À travers ce cadre
formalisé, la France et le Québec affirment une vision commune du numérique
public : des services utiles, accessibles et sécurisés, au service des citoyens
comme des agents, respectueux de la souveraineté, de la langue et des valeurs qui
leur sont partagées.
« Préserver la
souveraineté numérique de l'État suppose de fonctionner par alliance, avec des
partenaires qui partagent nos valeurs et nos ambitions. La coopération que nous
formalisons avec le Québec s'est construite dans la durée, avec rigueur et
confiance mutuelle. Elle illustre ce que peut produire une coopération
francophone ambitieuse : des outils mutualisés, des expertises croisées et une
capacité à peser collectivement face aux défis que pose la transformation
numérique des administrations publiques. », déclare Stéphanie Schaer, directrice
interministérielle du numérique (DINUM).
« Dans un contexte où
les choix technologiques ont des impacts directs sur la sécurité, la confiance
et la capacité d’agir de l’État, le Québec fait le choix d’une souveraineté
numérique concrète.
L’entente conclue avec la France s’appuie sur une relation
de longue date et nous permettra d’accélérer des chantiers clés — des
environnements de travail souverains à l’identité numérique, en passant par une
intelligence artificielle déployée de façon responsable. En misant sur la
complémentarité de nos expertises, nous renforçons notre autonomie stratégique
et la protection des données, au bénéfice de la population et des administrations
publiques. »,
conclut Gilles Bélanger, ministre de la Cybersécurité et du Numérique du
Québec.


