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[Questions de gestion] RSE et ISR : une convergence accélérée après la crise ?

NN Investment Partners a organisé le 3 septembre la conférence interactive "Responsabilité sociale des entreprises & investissement responsable : une convergence accélérée après la crise ? ", 6ème volet de sa série « NNIP - RI Summer Course », coorganisée du 22 juillet au 22 septembre avec ABIS*, faisant intervenir des universitaires émérites d’universités du monde entier.

Objectif : sensibiliser les investisseurs à l'impact du Covid-19 sur les gouvernements, les entreprises et les particuliers, de comprendre si ces changements vont perdurer et également d’explorer la manière dont l'investissement responsable évoluera.

« La pandémie a accentué l'intérêt pour l'investissement responsable, l'innovation et les modèles de développement durables. Cette crise met en évidence le lien entre l'adaptabilité des entreprises, la résilience des investissements durables et leur performance, explique Adrie Heinsbroek, responsable de l'investissement responsable chez NN Investment Partners. Pour garantir la stabilité de l'économie, nous devons trouver un meilleur équilibre entre les facteurs sociaux et économiques afin de rendre les entreprises plus pérennes et plus résistantes aux chocs ».

Nicolas Mottis, professeur à l’Ecole polytechnique, spécialiste entre autres des modèles de gouvernance, de la planification stratégique et de l’investissement responsable, estime que « La convergence entre le monde des investisseurs avec leurs différentes doctrines d’investissement responsable et celui des entreprises avec également leurs propres pratiques en matière de responsabilité sociale peut sembler naturelle mais il existe encore des obstacles ».

Nicolas Mottis plaide pour une plus grande coopération entre investisseurs et entreprises : « de nombreuses entreprises intègrent déjà des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs stratégies, mais davantage d’échange avec les investisseurs est nécessaire pour améliorer l’impact. Soulignons que le développement durable suppose de la part des investisseurs qu’ils participent réellement au développement de l’entreprise sur le moyen à long terme et qu’ils remettent en cause la tendance au court-termisme observé depuis plusieurs décennies. »

La production de données extra-financières de qualité est complexe mais essentielle pour rapprocher les deux mondes, poursuit Nicolas Mottis. Au-delà d’indicateurs fiables, il faut instaurer un véritable cadre de travail commun et précis. C’est tout l’intérêt des Objectifs de Développement Durable établis par les Nations Unies en 2015, qui peuvent être utilisés par les investisseurs, les entreprises, les institutions académiques et les organisations publiques, permettant ainsi de bâtir des ponts entre les différentes parties prenantes. »

*Academy of Business in Society

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