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ER - Analyses de marchés
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Pétrole : A quoi s’attendre pour décembre ?

Par John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud.

Il y a aujourd’hui un appel très consensuel qui consiste à détester le pétrole. D’un point de vue écologique tout d’abord, mais aussi d’un point de vue d’investissement. Cependant, nous estimons que l’or noir pourrait assez rapidement reprendre l’ascendant en évoluant dans la fourchette haute des 55-65 dollars de prix du baril de pétrole (WTI). Il faudra cependant surveiller plusieurs points spécifiques.

  • La demande : L'OPEP et ses alliés, dont la Russie, vont-ils maintenir ou à durcir leur politique d'encadrement de la production.

  • La production : Le prochain rendez-vous des membres de l’OPEP en décembre devrait apporter plus d’information concernant la production mondiale de pétrole et potentiellement des décisions pour une réduction afin d’être en phase avec la baisse de la croissance économique mondiale

  • La santé économique de la Chine : La santé économique de la deuxième économie mondiale (et premier importateur de pétrole) est, on n’en doute pas, un élément déterminant pour calculer l’évolution du prix du baril de pétrole.

  • Les récessions et turbulences : Si nous sommes actuellement dans le plus long marché haussier de l'histoire, plusieurs investisseurs pensent que la dynamique pourrait être « cassée en 2020 » par crainte d’une récession ou d’une intensification de la guerre commerciale et précipiter les cours de l’Or noir vers le bas. Nous ne sommes pas de cet avis.

  • La nouvelle régulation maritime : L'Organisation maritime internationale (OMI) a annoncé en 2016 un nouvel ensemble de règles à mettre en œuvre d'ici 2020 pour réduire la teneur en soufre de tous les combustibles marins de 3,5 à 0,5%. Les avis divergent quant à l'état de préparation et à la capacité des raffineries à mettre en œuvre de telles réformes.

  • La guerre commerciale : Rien ne perturbe plus le flux du commerce mondial, et donc la demande de différents produits, y compris le pétrole, qu'une guerre commerciale. L'effet est, bien sûr, amplifié s'il se situe entre les plus grandes économies du monde (Chine et États-Unis par exemple).

  • Les sanctions à l’encontre de l’Iran : Les sanctions à l'encontre de l'Iran et les dérogations accordées par Washington continueront d'être un facteur clé sur les marchés pétroliers en 2020.
  • Le lien avec le S&P 500 : Depuis 2015, il y a un lien entre l’évolution du S&P 500 et le prix du baril de pétrole. Ce lien a été « cassé » depuis mi-septembre 2019 et l’écart (le spread) entre les 2 actifs a rarement été aussi important. Si la « logique » devait être respectée, l’écart devrait se réduire sous peu.

  • La spéculation : Si on analyse donc les positions existantes, on constate qu’il y a plus de 35% de « net short oil » qui s’est historiquement traduit pas un rebond du WTI.

Pour conclure, rappelons que l’OPEP tiendra sa réunion officielle le 5 décembre. Sur l'ensemble du mois le WTI connait sa meilleure progression depuis juin (malgré avoir abandonné près de 5% lors de la dernière séance).

 

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