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ER - Analyses de marchés
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Vers une baisse de l'appétence des investisseurs pour le risque ?

Au niveau mondial, les incertitudes géopolitiques pourraient faire transformer un atterrissage en douceur programmé en atterrissage brutal de l’économie.

Le point avec les Experts de Candriam

En Europe, le cycle économique reste moins dynamique : le taux de croissance du PIB devrait tourner autour de 1,4% pour 2019. La situation économique actuelle continue de décevoir, mais l’espoir d’une reprise augmente. Les risques politiques se multiplient et les écueils politiques risquent d’alimenter encore plus l’euroscepticisme alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets (dont le « Brexit », le budget italien, agitation sociale en France), et que les élections au parlement européen se rapprochent (prévues en mai). Pour le moment, la guerre commerciale initiée par les États-Unis n’a eu qu’un impact indirect sur la zone euro, mais on attend le rapport du Département du commerce américain sur les risques de sécurité posés par l’industrie automobile européenne.
D’après notre analyse, la BCE devrait cesser de nier le ralentissement de la zone euro et réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Comme prévu, Mario Draghi a indiqué ce jeudi, lors de sa conférence de presse, que la BCE préparait le lancement d’un nouveau (T)LTRO.

Au niveau des économies émergentes, l'activité continue de ralentir. Les grandes banques centrales, dont la Fed, la Banque d'Angleterre et la Banque Centrale Européenne, citent les relations commerciales internationales comme source d'incertitude. Les mesures prises par les autorités chinoises pour soutenir l'économie devraient se traduire par une croissance du PIB d'environ 6% en 2019. Ces mesures profiteront à l'ensemble de la région. Cependant, toute mesure fiscale ou monétaire prise dans l’objectif atténuer l'impact de la guerre commerciale sera utile à court terme mais pèsera à long terme. On notera que les mesures annoncées impliqueront davantage d'efforts à l'avenir pour remettre la dette publique sur une trajectoire viable.

Aux États-Unis, la croissance devrait se poursuivre, mais plus lentement (2,4% en moyenne pour 2019 contre 3% en 2018). De son côté, la Fed restera « patiente » pour garantir un atterrissage en douceur, mais un Congrès divisé, les échéances budgétaires à venir et le ralentissement de la croissance mondiale pèseront sur les exportations américaines.  

Dans ce contexte, l’appétence au risque des investisseurs reste extrêmement faible et ne s’est pas vraiment renforcée depuis le début de l’année. Le positionnement des investisseurs reste donc léger avec un niveau élevé de liquidités. Si le consensus réalise que l’économie mondiale se trouve dans une situation de croissance ralentie, mais toujours positive, la prise de risque pourrait s’intensifier au fil de l’année.

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