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ER - Analyses de marchés
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Flash Allocation d'actifs de DPAM

L’analyse de Yves Ceelen, Head of Institutional Portfolio Management chez Degroof Petercam Asset Management

Position prudente sur les actifs risqués - Cash | Neutre

Risk-off - Obligations d'État | Surpondération
Les rendements obligataires ont fortement baissé ; aux Etats-Unis les rendements à 10 ans ont reculé de 30 points de base pour s'établir en dessous de 2,7%, le rendement allemand à 10 ans a atteint un nouveau point bas pour l'année 2018, à 0,20% à la fin décembre. Pour la plupart des pays de l'UE, cela s'est traduit par une hausse des spreads par rapport à l'Allemagne, particulièrement en Belgique et en France, causée par des tensions politiques croissantes. En revanche, les spreads des pays périphériques se sont réduits, en raison du compromis entre l'Italie et l'UE sur le déficit budgétaire de 2019.
Nous croyons que les rendements ont toujours un certain potentiel de hausse. Les rendements des obligations à 10 ans à 20 points de base ne sont pas attrayants, sauf dans un scénario de récession (qui n'est pas notre scénario de référence). La croissance a en effet surpris par sa faiblesse et l'inflation de base ne s’est pas améliorée, mais les retombées des niveaux bas du pétrole, des faibles taux réels, d’un possible retour des TLTRO, d’une forte croissance de l'emploi, ou encore des indices de confiance des consommateurs devraient constituer un important soutien. En revanche, des anticipations de croissance plus faibles et une inflation inférieure à 2% empêcheront les rendements d'augmenter de manière significative.
Nous avons augmenté notre exposition aux obligations d'état en euros car la part concernant les obligations d'entreprises a été réduite. Nous tenons à souligner qu'une telle position est appropriée du point de vue de la diversification du portefeuille.
Les obligations périphériques se sont assez bien comportées en décembre 2018. L'Italie a conclu un accord avec l'UE sur son déficit budgétaire, abaissant le chiffre initial de 2,4% à un nouvel objectif de 2,04% en 2019, 1,8% en 2020, 1,5% en 2021, et des perspectives de croissance plus prudentes pour l'économie italienne. Une procédure de "déficit excessif" (conduisant éventuellement à une surveillance accrue de l'Italie ou à des sanctions atteignant 0,2% du PIB) est désormais écartée. Les taux italiens à 10 ans sont passés de 3,60 à 2,75% à la fin décembre. D'autres pays de la périphérie (Espagne, Portugal) ont rejoint la tendance et ont également vu leurs spreads avec les rendements allemands se réduire. Tout au long de la période de turbulence des marchés, nous avons maintenu notre position et nous continuons de le faire.  

Aversion au risque - Euro IG Corporate Bonds | Sous-pondération
Les spreads de crédit Investment Grade sur les obligations allemandes sont en hausse de 80 à 90 points de base depuis le début de l'année et approchent des niveaux comparables à ceux de 2015-2016. Le mois dernier, 84% des obligations d’entreprises ont vu leurs spreads s'élargir. Les obligations d'entreprises ont souffert du contexte général d'aversion au risque et des anticipations d'une détérioration de la qualité de ce segment de marché, celle-ci étant causée par un ralentissement de la croissance économique. Nous restons sous-pondérés en Investment Grade euros. 

Spreads élargis - Obligations à haut rendement en euros | Sous-pondération
Les écarts se sont creusés au cours du mois de janvier sous l'impulsion d’un climat d’aversion au risque sur les marchés. Les matériaux de construction, les métaux et le secteur minier étaient sous pression. Les écarts sont largement inférieurs à la moyenne à long terme et nous estimons qu'ils ne compensent pas la liquidité et la volatilité accrue.  Nous restons sous-pondérés sur le high yield européen.


Perspectives positives en 2019 - Dette des marchés émergents |

Surpondération
Nos perspectives pour 2019 en ce qui concerne la dette publique des pays émergents sont positives : une Fed plus conciliante a une influence sur les taux d'intérêt américains et sur le dollar, qui sont tous deux positifs pour les marchés émergents. De plus, les rendements réels sont encore très attractifs et les devises ont des prix plutôt attrayants.
Nous nous attendons à ce que le paysage politique soit plus stable au sein des pays émergents comme le Brésil et le Mexique.  Nous confirmons notre surpondération.

Évaluation attrayante du Japon - Marchés actions | Sous-pondération
Décembre a été le pire mois que les marchés boursiers aient connu, depuis près d’une décennie. La baisse de décembre s'est accélérée après que la Réserve fédérale américaine a relevé les taux d'intérêt et a laissé entendre que deux autres hausses de taux étaient à prévoir en 2019. Nous estimons que les estimations consensuelles des bénéfices (+7 à +9% selon les régions) pour 2019 sont trop élevées et que des révisions à la baisse suivront au cours des prochains mois.
Toutefois, nous ne prévoyons pas de croissance négative des bénéfices. Nous pensons également que les risques politiques (tensions commerciales, Brexit, élections européennes,...) sont au moins aussi importants pour les perspectives du marché que les risques économiques. C'est pourquoi nous maintenons la position " sous-pondérée " pour les actions. A court terme, le marché pourrait rebondir grâce à une politique monétaire américaine plus expansionniste et à des mesures de relance sur le plan monétaire et budgétaire en Chine. Sur le plan géographique, il n'y a aucun changement dans notre recommandation.
Nous sous-pondérons les actions européennes. Les actions européennes sont moins chères sur différents critères d'évaluation que les actions américaines, mais pour l'instant, nous ne voyons aucun élément déclencheur pour combler cet écart d'évaluation. Les actions américaines continuent d'être sous-pondérées, même si les valorisations ont reculé, elles sont plus chères que dans les autres régions. La croissance et la croissance des bénéfices ralentiront pour s'aligner davantage sur celles des autres régions, les effets de la réforme fiscale disparaissant dans le courant de 2019.
Les régions émergentes ont relativement bien résisté aux turbulences de décembre sur les marchés grâce à la faiblesse du dollar et à la légère amélioration de la situation de conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Nous continuons également à sous-pondérer les marchés émergents. Nous restons neutres à l’égard du Japon. La valorisation est attrayante et la politique monétaire reste extrêmement accommodante. L'augmentation des marges bénéficiaires observée ces dernières années peut se poursuivre. Toutefois, les problèmes structurels tels que la tendance démographique qui freine la croissance potentielle et la dette publique élevée demeurent.

 

 

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