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Les CFD sont des « actifs de diversification » complémentaires aux titres boursiers traditionnels

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Par Fabrice Cousté, DG de CMC Markets France.

Popularisés en France depuis moins d’une décennie, les CFD (Contract For Difference) remportent un vif succès auprès des investisseurs particuliers les plus actifs. Parmi les principaux atouts de l’instrument d’investissement, son accessibilité et sa simplicité d’utilisation, au même titre que sa vertu « d’actif de diversification », permettant de répartir les risques d’un portefeuille traditionnel.

Et contrairement aux actions des grandes capitalisations françaises, les CFD échappent à la Taxe sur les Transactions Financières instaurée il y a six mois. Une aubaine à l’heure où les investisseurs repassent globalement en mode « risk on ».

Introduit en France en 2007 et aujourd’hui apprécié par près de 30 000 adeptes nationaux, le concept de CFD est assez simple et ouvre l’accès à de nombreux actifs pour les investisseurs, contre un coût moins onéreux que la détention « classique » de titres vifs. Les CFD sont des instruments financiers permettant de trader de très nombreux sous-jacents (actions, indices, devises…) sans pour autant détenir ces derniers à proprement dit. Il s’agit pour l’investisseur de prendre des positions sur ces classes d’actifs via des courtiers spécialisés en CFD, et de ne bénéficier (ou d’être débité) que de la différence (gain ou perte) résultant de la position. L’intérêt d’un tel instrument est multiple pour l’investisseur lambda, à condition que celui-ci se soit au préalable familiarisé avec ce mode d’investissement quelque peu innovant.

Les CFD donnent aisément accès au concentré de techniques de base des gérants d’actifs professionnels : diversification géographique, diversification des classes d’actifs et possibilité de vente à découvert. Avec des coûts fixes relativement modestes, justifiés par le fractionnement du capital investi qu’implique l’effet de levier, l’instrument permet d’investir sur l’ensemble des actions françaises, américaines, chinoises… et tous types de devises ou de matières premières, en temps réel. Les phases de corrélation entre classes d’actifs étant assez rares, accéder à un panier d’actifs diversifiés en un clic offre une protection bienvenue dans les phases baissières. Quant à la possibilité de vente à découvert, loin d’être nécessairement spéculative, cette pratique jusqu’à présent réservée aux initiés a pour avantage de procurer aussi une couverture à la baisse. En y recourant, les investisseurs particuliers peuvent protéger leur capital quand les marchés baissent, en vendant leur CFD sur indice ou sur valeur pour le racheter à prix inférieur et ainsi bénéficier de la différence de cours.

Mais aujourd’hui, alors que l’environnement de marché est plus optimiste pour les investisseurs, ces derniers ne privilégient-ils pas un retour en bourse via l’acquisition de titres vifs traditionnels, plutôt que les CFD ? Pas vraiment. La détention d’actions ou autres actifs classiques n’est pas vraiment en concurrence avec les CFD. La plupart des amateurs de CFD sont par ailleurs des investisseurs boursiers de plus ou moins longue date, détenant très souvent un PEA. Le recours au CFD n’est qu’un moyen moderne de diversifier ou de dynamiser son portefeuille de titres, par une approche plus active et plus immédiate, de trading à court terme. En somme, dans le langage des gestionnaires d’actifs professionnels, une combinaison entre allocation d’actifs stratégique, de cœur de portefeuille et allocation d’actifs tactique. Et quid des sous-jacents favoris des investisseurs en CFD ?

De toute évidence, une tendance se détache fortement aujourd’hui. Les investisseurs souhaitent ardemment tirer parti de la guerre des devises menée par les différentes banques centrales. Sur les devises, les parités telles EUR/JPY, EUR/USD ou EUR/AUD sont parmi les plus appréciées. Les indices ne sont pas en reste, CAC et le Dow Jones en tête. Pour la diversification, les CFD sur l’OR et sur le Pétrole sont recherchés. Enfin, malgré l’accès à plusieurs milliers d’actions internationales, les clients français opèrent un retour sur les CFD des actions du CAC 40.

Signe d’un enthousiasme retrouvé ou effet d’aubaine pour échapper à la nouvelle taxe ?

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