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ER - Patrimoine et placements
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[Abonnés] Notre sélection diversifiée

Le Brexit, comme la situation économico-politique en Italie, la contraction du PIB allemand, le recul de 20 % des cours du pétrole et l’évaporation de 1.000 milliards de dollars en quelques séances à Wall Street ont mis les nerfs des investisseurs à rude épreuve. Avant que le calme ne revienne sur les marchés, constatons que notre sélection s’adjuge 3,8 % en moyenne annualisée depuis quatre ans.

En cinq semaines, notre liste de supports d’investissement diversifiée a cédé 5,5 %, tandis que le Cac 40 reculait de 6 %. Il semble que les investisseurs aient, du moins à court terme, perdu l’espoir d’une amélioration de la situation. Pourtant, les fondamentaux des entreprises n’ont pas été profondément remis en cause en aussi peu de temps. Depuis la précédente mise à jour, huit valeurs sont dans le rouge, le plus fort repli étant le lot de l’action Spie (– 19,9 %), alors que la plus forte progression est l’apanage du fonds Carmignac Emergents (+ 7,7 %).

Des résultats corrects

Le chiffre d’affaires semestriel de SII (au 30 septembre) est le reflet d’une croissance organique soutenue, portée par une forte hausse des activités du groupe sur ses principaux marchés (aéronautique, défense, banques, assurances et mutuelles) et, aussi, sur ses marchés de diversification (énergie, transports, automobile, commerce et distribution). « Il s’inscrit parfaitement dans la trajectoire vers notre objectif de chiffres d’affaires, attendu entre 625 millions et 640 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice », précise Eric Matteuci, président du directoire. En six mois, les facturations ont augmenté de 14,1 %, à 295,7 millions d’euros, l’international (Pologne, Canada, Colombie, notamment) progressant deux fois plus vite que la France, avec une accélération générale du deuxième trimestre par rapport au premier. Une augmentation de la marge opérationnelle est également anticipée sur l’exercice 2018/2019.

De son côté, Spie a annoncé une croissance de sa production sur trois trimestres (au 30 septembre) de 11 % (+ 2,4 % en organique), à 4,7 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’année, les dirigeants tablent sur une croissance de la production supérieure à 7 %, à taux de change constants, et sur une marge d’Ebita (bénéfice avant intérêts, taxes et amortissements) d’au moins 6 %. Les acquisitions réalisées l’an dernier apporteront cette année un complément de production d’environ 370 millions d’euros, auxquels devraient s’ajouter les 200 millions d’euros liées aux acquisitions de 2018. « Tant en France qu’en Allemagne, nous bénéficions d’un bon positionnement stratégique et d’une forte demande pour nos services et les perspectives pour la fin de l’année demeurent solides, commente Gauthier Louette, président-directeur général. Nos activités au Royaume-Uni, rationalisées, se montrent résilientes et la croissance repart dans notre pôle pétrole-gaz. Je suis extrêmement confiant dans la qualité de notre positionnement, sur un marché qui bénéficie de puissants moteurs de croissance à long terme. » Le titre a bien réagi, prenant 5,8 % le 8 novembre, avant… de repartir à la baisse. La banque d’investissement Jefferies, par exemple, réduit son objectif de cours, de 14,30 € à 11,40 €, avec la mention « sous-performance ». Barclays ne vise plus que 15 €, contre 25 €. Société Générale reste à l’achat, mais avec un objectif abaissé de 5 €, à 23 €…

Rationalisation en cours

Avec un gonflement de 15 % sur les neuf premiers mois de l’année et de 7 % au troisième trimestre, les actifs de Tikehau Capital atteignent 15,9 milliards d’euros : 14,4 milliards pour l’activité de gestion (+ 26 % sur neuf mois et + 9 % sur trois mois) et 1,5 milliard pour l’activité d’investissement, en légère décélération. Rappelons que l’activité de gestion concerne la dette privée, l’immobilier, le private equity et les stratégies liquides. Le bureau de New York, nouvelle étape clé dans l’internationalisation de la base de clients-investisseurs, continue à se structurer, tout en étant déjà opérationnel. Les perspectives du groupe ont été confirmées : 16,5 milliards d’euros sous gestion en fin d’année, hors acquisitions de Sofidy (immobilier) et d’ACE Management (aéronautique, défense, cyber-sécurité). Avec ces acquisitions, l’objectif de 20 milliards d’euros sera nettement dépassé avec deux ans d’avance.

Saint-Gobain n’a pas profité longtemps de l’annonce de l’accélération de la transformation du groupe dans le cadre du programme Transform & Grow (modification de la structure organisationnelle, 250 millions d’euros d’économies supplémentaires), de la rotation de son portefeuille (2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et de l’amélioration de sa marge d’exploitation (100 points de base d’ici à 2021). L’objectif de la firme est d’être plus agile. « L’adaptation de notre modèle de développement aux différentes spécificités régionales et de marchés, explique la direction, nous permettra d’accélérer notre croissance rentable. La rationalisation nous permettra d’alléger notre organisation. De plus, la nouvelle organisation permettra de renforcer les synergies à trois niveaux, régionale, marché et mondial, au profit de nos clients. » JPMorgan est passé de « surpondérer » à « neutre », abaissant son objectif de 53 € à 40 €…

M. L.

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