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Quand la Compagnie des CGPI refusait de participer à la Consultation AMF sur le Bitcoin et annonçait son krach

La Compagnie des CGPI vient de recommander à ses adhérents la lecture de l’excellent article de Nouriel Roubini paru dans les Échos : « La grande escroquerie de la Blockchain », paru ailleurs sous un autre titre « Le grand mensonge de la blockchain ».

Il rappelle la chute de la « mère des bulles », le Bitcoin, de 70% depuis son pic, et de 80 voire de 90% pour d’autres monnaies numériques. L’auteur souligne la "fumisterie" de la blockchain vendue comme une solution à tous nos maux, au prétexte d’une plus grande liberté vis-à-vis des états et des banques centrales, de la Finance en général, offrant ainsi toutes les permissivités en matière financière.

Une prétendue création de richesse qui ne repose sur rien au profit de quelques manipulateurs anonymes, libérés de tout encadrement, affranchis de toutes règles de Droit. Le tout aggravé par le trading qui permet de détourner immédiatement les fonds qui lui sont confiés par les milliers de naïfs attirés par l’appât d’un gain immédiat et facile. Ramenant enfin la blockchain a ce qu’elle aurait dû rester, soit une simple feuille de données.

La Compagnie des CGPI se félicite d’avoir refusé le 6 novembre 2017 de participer  à la « consultation AMF pour une règlementation spécifique sur le BITCOIN ». Elle jugeait en effet que cela revenait à faire croire, notamment aux Particuliers, que le Bitcoin pouvait être régulé et donc contrôlé, encadré, maitrisé. La Compagnie annonçait aussi le futur plus gros krach de l’Histoire.

Les revues financières reprenaient notre communiqué, parfois en le qualifiant de leur habituel « coup de gueule de Jean-Pierre Rondeau ».

Le 16 novembre 2017, la Compagnie se réjouissait de constater que l’AMF publiait un communiqué incitant à son tour à la plus grande prudence, motivé par le cours du bitcoin passé de 1 000€ en début d’année à 7 400€ à cette date.

La Compagnie rappelait à ses adhérents que ses propres alertes, celles de l’AMF, de l’ESMA et de divers intervenants, conduiraient les juges, dans de futures procédures, à ne pas excuser les conseillers qui auraient continué à promouvoir de tels produits.

Elle en profitait pour ajouter MARANATHA dont, encore une fois, elle rappelait la fragile situation. On sait ce qu’il en est advenu et la reprise intervenue ces jours-ci ne doit pas autant satisfaire.

Quant au krach du bitcoin, s’il est déjà intervenu, il n’est pas terminé.

Jean-Pierre Rondeau.
Président d’Honneur de La Compagnie des CGPI
jprondeau@lacompagniedescgpi.fr

www.lacompagniedescgpi.fr/

 

 

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