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[Les entretiens d'Esteval] Olivier Farouz, président du Groupe Premium

Entretien avec Olivier Farouz, président du Groupe Premium

Vous avez récemment accueilli le groupe Montefiore Investment dans le capital du Groupe Premium (voir notre article du 22 mai). Quelle est l’origine de cette recomposition du capital ?

Nous étions 3 actionnaires-fondateurs du Groupe Premium. Les deux autres ont souhaité passer la main et, pour ma part, j’ai voulu donner une nouvelle dynamique au groupe. Nous avons donc eu des contacts avec différents acteurs intéressés par une prise de participation : acteurs du monde patrimonial, groupes d’assurance, et fonds d’investissement.

Pourquoi avoir choisi un fonds d’investissement ?

Il s’agit d’un choix de raison. Contrairement aux acteurs présents sur les différents secteurs d’activité que le groupe couvre, les fonds d’investissement se positionnent généralement comme des partenaires. Une fois la stratégie mise en œuvre validée en amont, ils ne cherchent pas à l’infléchir. Par ailleurs, les discussions avec Montefiore Investment ont été engagées en bonne intelligence et le pragmatisme de l’équipe nous a séduit.

Quels sont vos projets ?

Nous souhaitons multiplier notre chiffre d’affaires par deux en cinq ans. Pour cela, nous misons à parts égales sur la croissance organique et sur la croissance externe. Le potentiel d’acquisition est considérable. Certains projets devraient d’ailleurs se concrétiser dans les prochaines semaines. La dynamique devrait être bonne pour les années à venir.

Et concernant la croissance organique ?

Nous tablons sur le déploiement de nouvelles activités, notamment en immobilier et dans le domaine de la prévoyance. De nouveaux partenariats sont d’ailleurs bien engagés avec un grand assureur de la place. La motivation des équipes est au plus haut et toutes les énergies du groupe sont mobilisées, soit près de 400 salariés et mandataires.

Vous êtes surtout présents en Ile-de-France. Comptez-vous vous déployer en province ?

Il est vrai que nous disposons actuellement de 5 centres en Ile-de-France et d’un centre à Lyon. Cela dit, près de 40 % de notre activité concerne des clients basés en province et pas seulement en région lyonnaise, loin s’en faut ! Mais bien entendu, nous comptons aussi sur la croissance externe pour gagner de nouvelles parts de marché dans les différentes régions françaises.

Comment allez-vous vous y prendre ?

Nous souhaitons racheter des cabinets de conseil en gestion de patrimoine, des cabinets de courtage ou encore des sociétés de gestion. Nous avons analysé trois facteurs qui devraient être favorables à notre démarche de croissance externe.

Quels sont-ils ?

Le premier concerne les évolutions réglementaires qui devraient considérablement impacter les cabinets de taille moyenne et les amener à se regrouper, pourquoi pas avec un acteur bien implanté tel que nous. Autre question centrale dans le monde de la gestion de patrimoine aujourd’hui : les fonds en euros sont omniprésents dans les portefeuilles de certains cabinets, ce qui va poser problème à terme. Nos portefeuilles existants contiennent quant à eux 80% d’encours en unités de compte. Nous sommes donc idéalement positionnés pour accompagner la nécessaire transformation des portefeuilles qu’on voudra bien nous confier. Enfin, un troisième facteur d’importance est le chantier de la numérisation des activités patrimoniales. Aujourd’hui, 90 % des conseillers et courtiers ne sont pas prêts à y faire face or c’est un domaine sur lequel nous investissons depuis de nombreuses années, ce qui fait de nous un partenaire idéal dans ce domaine également.

Vous prévoyez également d’étoffer vos équipes ?

Oui, ce sera impératif compte tenu de la stratégie qui va être mise en œuvre ! Nous prévoyons d’accueillir plusieurs profils intéressants et parmi eux, je peux d’ores et déjà annoncer qu’il y aura des personnes bien connues dans le monde de la gestion de patrimoine.

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